Base aérienne de Manas

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Transit Center at Manas
(Manas Air Base)
Cocarde
Localisation
Pays Drapeau du Kirghizistan Kirghizistan
Date d'ouverture 2001
Coordonnées 43° 03′ 02″ N 74° 28′ 01″ E / 43.050607, 74.46696343° 03′ 02″ Nord 74° 28′ 01″ Est / 43.050607, 74.466963  
Altitude 627 m (2 058 ft)

Géolocalisation sur la carte : Kirghizistan

(Voir situation sur carte : Kirghizistan)
Transit Center at Manas (Manas Air Base)
Pistes
Direction Longueur Surface
08/26 4 200 m (13 780 ft) béton
Informations aéronautiques
Code AITA FRU
Code OACI UAFM
Type d'aéroport Civil/Militaire
Gestionnaire United States Air Force

La Centre de transit par Manas ((en) : Transit Center at Manas), anciennement Base aérienne de Manas est une base militaire des États-Unis, située dans l'aéroport international de Manas, qui est le principal aéroport du Kirghizistan, à 25 km de la capitale (Bichkek).

Ouverture en décembre 2001[modifier | modifier le code]

Membres des forces de sécurité de la force aérienne des États-Unis assurant la protection des installations de la base aérienne de Manas en 2006.
Un C-135FR de l'armée de l'air française en cours de maintenance sur la base aérienne de Manas en 2009.

À 90 minutes de vol de l'Afghanistan[1], la base a été ouverte par les États-Unis en décembre 2001[2]. Elle est utilisée comme base de la 376th Air Expeditionary Wing et dépend du United States Central Command dans le cadre de la guerre en Afghanistan (1er hub aérien pour les forces de l'ISAF selon le Pentagone) [3]. Environ 1 000 soldats américains sont installés, ainsi que 650 contractuels[3]. Des forces spéciales australiennes y étaient aussi, en 2002, dans le cadre de l'Opération Slipper.

Des avions ravitailleurs KC-135 américains y sont présents, un C135F français en soutien des Forces françaises en Afghanistan et des C-130 espagnols y sont également stationnés jusqu'à début octobre 2009[4].

Plein de fuel d'un avion cargo C-5 Galaxy à Manas, en provenance de la base aérienne de Ramstein, en Allemagne.

Le personnel médical américain participe à l'aide humanitaire au Kirghizistan dans le cadre de l'opération Provide Hope[5].

Annonce de fermeture en février 2009, nouvel accord avec les États-Unis et fermeture en 2014[modifier | modifier le code]

Le président Kourmanbek Bakiev, au pouvoir depuis la révolution des Tulipes de 2005, a annoncé le 2 février 2009 qu'il ne renouvellerait pas le contrat avec les États-Unis, faute d'honorer leurs engagements financiers. Une bavure, ayant causé la mort d'un civil kirghize, en 2006, avait déjà poussé Bichkek à exiger la fermeture de la base, mais un accord était en cours de négociation[2]. Le 19 février 2009, le parlement kirghize a approuvé à la quasi-unanimité la fermeture de la base[6].

Le 23 juin 2009, un nouvel accord a été conclu entre les États-Unis et le gouvernement kirghiz. Ratifié par le Parlement kirghize deux jours plus tard, il est promulgué par le président Bakiev le 7 juillet. Aux termes du nouvel accord, qui renouvelle le contrat de location pour un an, le coût de celle-ci passe de 17,1 millions à 60 millions de dollars[7]. Une somme supplémentaire de 117 millions sera accordée au gouvernement kirghize, dont 36 millions de dollars pour moderniser l'aéroport avec des installations de stockage supplémentaires et de stationnement des aéronefs, 21 millions de dollars pour la lutte contre le trafic de drogue dans le pays, et 20 millions de dollars pour le développement économique.

Le titre officiel de l'installation permet également la modification de la base dans le cadre du nouvel accord. Au lieu d'être dénommée «Base aérienne de Manas», elle devient le "centre de transit de l'aéroport international de Manas". Selon un porte-parole du gouvernement kirghize, l'installation aura officiellement cessé d'être une base aérienne en août 2009, après quoi son statut juridique sera modifié à un centre de logistique. En outre, la sécurité autour de la base est désormais assurée par du personnel kirghize, par opposition aux militaires américains[8].

La Russie a au contraire passé un accord économique et financier intéressant pour Bichkek. Depuis 2005, l'Organisation de coopération de Shanghai pressait Bichkek de fermer la base[1],[2]. Depuis la fermeture, en 2005, d'une base dans l'Ouzbékistan voisin, c'est la dernière base des États-Unis en Asie centrale[2].

Le 1er novembre 2011, le premier ministre Almazbek Atambaïev a déclaré vouloir que la base ferme en 2014[9]. En 2013 , on précise que sa fermeture aura lieu en juillet 2014[10] et en octobre 2013, les activités de transports sont transféré sur une base aérienne en Roumanie[11].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Kyrgyzstan to shut down NATO's air base, Russia Today, 3 février 2009
  2. a, b, c et d Sylvain Biville, Manas, une base stratégique pour l'Afghanistan, RFI, 5 février 2009
  3. a et b Site officiel de la base aérienne de Manas (en)
  4. (en) Ariel Thedrel, « Manas, la France négocie une voie vers l'Afghanistan », sur http://opexnews.over-blog.com/, Le Figaro,‎ 30 octobre 2009 (consulté le 7 avril 2010)
  5. Les Waters, « Manas medical group provides hope to local hospitals », sur United States Air Force Medical Service,‎ 21 août 2017 (consulté le 7 décembre 2011)
  6. www.Lemonde.fr consulté le 19 février 2009
  7. Associated Press, « Kyrgyzstan commits to continued Afghan role », 11 septembre 2009 [lire en ligne]
  8. (en) Deirdre Tynan, « KYRGYZSTAN: US ARMED FORCES TO REMAIN AT AIR BASE FOR AFGHAN RESUPPLY OPERATIONS », sur http://www.eurasianet.org,‎ 23 juin 2009 (consulté le 2 septembre 2009)
  9. « Base US au Kirghizstan: Washington prêt à négocier », sur RIA Novosti,‎ 2 novembre 2011 (consulté le 2 novembre 2011)
  10. « Le Kirghizistan réaffirme sa volonté de fermer la base de Manas », sur Euronews,‎ 23 mai 2013 (consulté le 15 janvier 2014)
  11. (en) Chris Carroll, « DOD to shift air transit from Manas to Romania », sur Stars and Stripes,‎ 18 octobre 2013 (consulté le 15 janvier 2014)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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