Bartolomeo Pinelli

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La Déesse Rome et le Roi de Rome Napoléon II

Bartolomeo Pinelli (Rome, 10 novembre 1781Rome, 1er avril 1835) est un peintre italien qui fut actif au début du XIXe siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Bartolomeo Pinelli est né à Rome en 1781, de Giovanni Battista et de Francesca Gianfarani, dans un immeuble du quartier de Transtevere qui n'existe plus maintenant, mais près duquel on a posé une plaque et un buste en bronze en son honneur.

Son père, modeleur de statues de dévotion, enseigna à Bartolomeo l’art du travail de la céramique, mais sa virtuosité dans le domaine de la figuration se révèle principalement en gravure, en dessin et en peinture. Il a été formé d'abord à l'Académie des Beaux-arts de Bologne où la famille avait emménagé en 1792, puis à l’Accademia di San Luca de Rome, où il fut de retour en 1799, quand il a commencé à travailler avec Franz Kaisermann, et pour lequel il a peint les figures de ses paysages à l’aquarelle. Dans l'intervalle, il a commencé ses études, qui ont produit en 1807 son « Album de trente-six aquarelles de scènes et de costumes de Rome et du Latium ».

Il fut décrit ainsi par un contemporain :

« Bartolomeo Pinelli était de moyenne stature, et portait une physionomie et une allure vive ; une chevelure touffue qui encadrait et descendait en longues boucles autour de son visage [...] ; les traits du visage étaient marqués, mais réguliers, et n'a pas que de petites moustaches comment l’on voit dans son buste au Pincio. De costumes bizarres, même trop attaché aux plaisanteries. Habillé avec négligence à la façon du peuple, on le voyait toujours flâner pour Rome, accompagné de deux grandes mâtins, avec un gourdin qui avait pour pommeau une figure en bronze. Il était emprunt à la colère, quoiqu'il fut habituellement toujours de bonne humeur ; athée, que de nombreux hommes de génie de son temps, il a été un patriote à sa manière, c'est-à-dire amoureux de Rome, envers laquelle il concentra toutes ses affections »

— David Silvagni, La corte e la società romana nei secoli XVII e XIX, Roma, Forzani & C. Tipografi del Senato, 1881-1884, vol. III, p. 395

Enea e il Tevere

De 1809 est sa première série de gravures « Raccolta di cinquanta costumi pittoreschi incisi all'acquaforte » (Collection de cinquante costumes pittoresques gravés à l’eau-forte), probablement la même année que le mariage civil contracté avec Mariangela Gatti, d’où sortirent une fille morte à un jeune âge, et un garçon, Achille. En 1816 il a créé les illustrations pour une « Storia romana » et en 1821 pour une « Storia greca ». Entre 1822 et 1823 il a créé cinquante-deux tableaux du Meo Patacca . L'absolution lui a été refusée le 25 août 1834 pour son indifférence à l'égard du précepte de la communion pascale. Il décéda en laissant incomplète l’illustration du « Maggio romanesco » (Mai romain) de Giovanni Camillo Peresio.

Selon le poète Gioacchino Belli[1], la soirée où il mourut, Pinelli avait bu à l’excès dans son bistrot habituel. Les honneurs funèbres furent effectués grâce aux dons volontaires des admirateurs de son art et beaucoup d'artistes, vêtus de deuil, avec leurs presses et des branches de cyprès dans la main, l'accompagnèrent jusqu'à la tombe dans l'église SS. Vincenzo e Anastasio, près de la fontaine de Trevi.

Le critique Giulio Carlo Argan est très sévère: « fameux mais insupportable graveur, il cherche les descendants des anciens héros dans les hommes et les femmes du peuple des bistrots de Transtevere, en accouplant la rhétorique de la romanité avec le folklore romain »[2].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Collection de quinze costumes suisses
  • Altra raccolta di Costumi di Roma, 50 gravures
  • Il carnevale di Roma, une gravure
  • La storia Romana, 101 gravures
  • La storia degli Imperatori, cominciando da Ottavio, 101 gravures
  • Dante, Inferno, Purgatorio e Paradiso, 145 gravures
  • Il Tasso - La Gerusalemme Liberata, 72 gravures
  • L'Ariosto - L'Orlando Furioso, 100 gravures
  • Eneidi (sic) di Virgilio, 50 gravures
  • Raccolta di costumi antichi
  • Istoria Greca, 100 gravures
  • Raccolta di Costumi di Roma, 50 gravures, 1809
  • Costumi svizzeri, 15 gravures, 1813
  • Costumi della Campagna Romana, 50 gravures, 1823
  • Meo Patacca, 50 gravures, 1822-1823
  • Costumi del Regno di Napoli, 50 gravures, 1828

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ceccarelli, Giuseppe (Ceccarius), La fine di Bartolomeo Pinelli (dès documents inédits). Rome, Società Nuova Antologia, 1928.
  • Fagiolo, Maurizio e Marini, Maurizio (sous la direction de), Bartolomeo Pinelli (1781-1835) e il suo tempo, Rome, Rondanini, 1983.
  • Mariani, Valerio. Bartolomeo Pinelli. Rome, Olympus, 1948.
  • Pacini, Renato. Bartolomeo Pinelli e la Roma del tempo suo, Milan, Treves, 1935.
  • Raggi, Oreste. Cenni intorno alla vita e alle opere di Bartolomeo Pinelli. Rome, Tipografia Salvucci, 1835.
  • Rossetti, Bartolomeo. La Roma di Bartolomeo Pinelli: una città e il suo popolo attraverso feste, misteri, ambienti e personaggi caratteristici nelle più belle incisioni del pittor de Trastevere, Rome, Newton Compton, 1981.
  • Trastulli, Paolo Emilio. Bartolomeo Pinelli, in « La campagna romana da Hackert a Balla », sous la direction de Pier Andrea De Rosa et Paolo Emilio Trastulli, Rome, De Luca, 2001.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Dans son sonnet La morte der zor Meo (La mort de monsieur Meo).
  2. C. G. Argan, Storia dell’arte italiana, III, Sansoni, Firenze, 1968, p. 475.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]