Barthélemy d'Herbelot de Molainville

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
La Bibliothèque orientale
de Barthélemy d'Herbelot.
Édition de Maestricht, 1776

Barthélemy d'Herbelot de Molainville, né à Paris le 14 décembre 1625 et mort à Paris le 8 décembre 1695, est un orientaliste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il fait ses études à l'université de Paris, où il se consacre à l'étude des langues orientales, puis le se rend en Italie pour se perfectionner en conversant avec les Orientaux qui fréquentent les ports maritimes. Il fait la connaissance de l'humaniste néerlandais Lucas Holstenius et de l'érudit grec Leone Allacci. De retour en France dix-huit mois plus tard, il est reçu par Nicolas Fouquet, qui lui octroie une pension de 1 500 livres. Lors de la chute de Fouquet en 1661, il est nommé secrétaire et interprète de langues orientales de Louis XIV.

Il retourne ensuite en Italie, où le grand-duc Ferdinand II de Médicis lui présente un grand nombre de manuscrits orientaux et tente de l'attacher à sa cour. D'Herbelot, cependant, est rappelé en France auprès de Colbert et reçoit du roi une pension équivalente à celle qu'il avait perdue. En 1692, il est nommé professeur au Collège de France, où il est titulaire de la chaire de syriaque.

Son œuvre majeure est la Bibliothèque orientale, ou Dictionnaire universel contenant tout ce qui regarde la connoissance des peuples de l'Orient[1], qui l'occupa durant presque toute sa vie et qui fut complétée en 1697 par Antoine Galland. D'Herbelot puisa dans l'immense bibliographie arabe de Katip Çelebi, le Kashf al-Zunun, dont sa Bibliothèque est en grande partie une traduction abrégée, mais il y ajouta de nombreuses compilations de manuscrits turcs et arabes.

D'Herbelot est également l'auteur d'une Anthologie orientale et d'un Dictionnaire arabe, persan, turc et latin qui ne furent jamais publiés.

Œuvres en ligne (sélection)[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henry Laurens, Aux sources de l'orientalisme : la Bibliothèque orientale de Barthélemi d'Herbelot, Publications du département d'Islamologie de l'Université de Paris-Sorbonne (Paris IV), G. P. Maisonneuve et Larose, Paris, 1978, 102 p.
  • Jean Gaulmier, « À la découverte du proche-Orient : Barthélemy d'Herbelot et sa Bibliothèque orientale » in Bulletin de la Faculté des Lettres de Strasbourg, 48, 1969.
  • Dominique Torabi, « La Perse de Barthélemy d'Herbelot » in Luqman, Téhéran, no 2, 1992.
  • Nicholas Dew, « The order of Oriental knowledge: the making of d'Herbelot's Bibliothèque Orientale » in Debating World Literature, Christopher Prendergast (éditeur), Verso, Londres, 2004. (ISBN 1859844588)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le titre complet de l'édition de 1777-1779 est : Bibliothèque orientale, ou Dictionnaire universel contenant tout ce qui fait connoître les peuples de l'Orient. Leurs histoires et traditions, tant fabuleuses que véritables, leurs religions et leurs sectes, leurs gouvernemens, politique, loix, mœurs, coutumes et les révolutions de leurs empires, les arts et les sciences, la théologie, médecine, mythologie, magie, physique, morale, mathématiques, histoire naturelle, chronologie, géographie, observations astronomiques, grammaire et rhétorique, les vies de leurs saints, philosophes, docteurs, poëtes, historiens, capitaines, et de tous ceux qui se sont rendus illustres par leur vertu, leur sçavoir ou leurs actions ; des jugemens critiques et des extraits de leurs livres écrits en arabe, persan ou turc, sur toutes sortes de matières et de professions, par Mr d'Herbelot. La Bibliothèque fut rééditée à Maestricht (1776), à la Haye (4 volumes, 1777-1799), puis à Paris (6 volumes, 1781-1783). La dernière édition est enrichie des contributions de l'orientaliste néerlandais Albert Schultens et de l'orientaliste allemand Johann Jacob Reiske, ainsi que d'un supplément fourni par Claude de Visdelou et Antoine Galland. Texte en ligne

Source[modifier | modifier le code]