Barthélemy Prosper Enfantin

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Barthélemy Prosper Enfantin

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Prosper Enfantin

Alias
Père Enfantin
Naissance 8 février 1796
Paris
Décès 31 août 1864 (à 68 ans)
Paris
Nationalité Drapeau de la France France
Activité principale
Saint-Simonien
Autres activités
Écrivain, philosophe, économiste, entrepreneur, chef d'entreprise, ...
Formation

Barthélemy Prosper Enfantin, dit aussi Père Enfantin, est né à Paris le 8 février 1796 et mort à Paris le 31 août 1864. Il est l'un des principaux chefs de file du mouvement saint-simonien, mais est aussi un écrivain et un entrepreneur, à l'origine notamment du canal de Suez et du développement du chemin de fer, ainsi que directeur d'un organe de presse.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et origines[modifier | modifier le code]

Prosper Enfantin est né le 8 février 1796 à Paris, de Blaise Enfantin et de Simone Augustine Mouton. Deuxième fils avant le mariage de ses parents, Barthélemy-Prosper a donc un frère, d'un an son aîné, nommé Auguste. Ces deux enfants naissent dans une certaine aisance : la famille Enfantin dispose ainsi d'un domaine, situé sur la colline de Ménilmontant à Paris, lieu qui marquera profondément la vie de Barthélemy-Prosper et du Saint-Simonisme.

Par ailleurs la famille compte de nombreux généraux de l'Empereur : le Général de division Bon qui est son oncle ou encore le baron de Saint-Cyr-Nugues son cousin, général de brigade en sont des exemples.

Son père, directeur d'une banque en Provence fait néanmoins faillite peu de temps après la naissance de Barthélemy-Prosper, et perd toute sa fortune. Cette faillite est accompagnée de la séparation des parents : tandis que Blaise Enfantin part à Paris où il devient chef de bureau de comptabilité de l'Université, Augustine Mouton part habiter dans sa maison de Ménilmontant.

Formation[modifier | modifier le code]

Enfantin commence ses études à la pension Lepitre, puis obtient une bourse au lycée de Versailles et au lycée Napoléon, à Paris, où il intègre une classe de Mathématiques spéciales. Enfantin est un élève brillant, comme le souligne son obtention de bourse, distribuée au compte-goutte à cette époque, qui ne présente pas encore les symptômes de l'anticonformisme qui se retrouveront plus tard dans sa vie. Le proviseur du lycée Napoléon signe même un certificat garantissant que «sa conduite avait été bonne et qu'il avait fait preuve d'attachement au gouvernement».

C'est aussi au lycée Napoléon qu'Enfantin rencontre Olinde Rodrigues, autre grande figure du saint-simonisme qui ne peut pas suivre les mêmes études qu'Enfantin du fait de ses origines juives.

Après un premier concours d'admission en 1812, Enfantin est accepté l'année suivante à Polytechnique (X1813), où il rencontre les futurs membres de l'aventure Saint-simonienne. Tandis qu'Enfantin fait de nombreuses demandes de bourses pour l'École polytechnique, l'Empire napoléonien décline : le 30 mars 1814, trois armées ennemies encerclent la capitale. Les polytechniciens participent à la défense de la ville aux commandes d'une batterie de 28 canons. La ville défaite, Enfantin et quelques-uns de ses compagnons d'école gagnent à pied Fontainebleau pour rejoindre ce qui reste de l'armée Impériale.

Néanmoins l'École polytechnique ouvre de nouveau après ces combats. Enfantin est contraint de démissionner un an après son entrée à Polytechnique, en 1815, sa demande de bourse étant refusée malgré les nombreuses lettres de son père.

La rencontre des Saint-Simoniens[modifier | modifier le code]

Saint-Simon (1760-1825)

À 18 ans, Enfantin doit donc trouver une nouvelle situation. Celui-ci trouve vite un métier chez un cousin, Louis Saint-Cyr-Nugues, à Romans[Lequel ?]. Celui-ci est un important négociant de vin, qui apprend vite à Enfantin les ficelles du métier. Les affaires du négociant étant très étendues, Enfantin voyage : il visite ainsi l'Allemagne, les Pays-Bas, la Suisse puis la Russie où il reste de 1821 à 1823.

En Russie, Enfantin retrouve des amis Polytechniciens envoyés pour construire le premier réseau de chemin de fer : Raucourt, Lamé, Bazaine, Clapeyron. Enfantin entre dans leur cercle où il discute philosophie et sociologie. Il y reçoit aussi ses premières leçons d'économie par Jean-Baptiste Say.

Enfantin revient ensuite en France, et retourne à Curson, dans la Drôme, où ses parents ont une maison. Il y rencontre une veuve, Madame Morlane, protégée de sa mère, qui devient très vite sa maîtresse. C'est aussi à cette époque que débute sa carrière d'essayiste et d'économiste : son premier ouvrage est une réponse à une question d'économie mise au concours de l'Académie de Lyon, tandis que le second est un mémoire sur les travaux de Jeremy Bentham.

Enfantin part ensuite s'installer à Paris avec sa maîtresse, où il propose au gouvernement qui connaît d'importants problèmes financiers des solutions. Ses solutions attirent l'attention du banquier Laffite et les deux hommes se rencontrent pour la première fois (celui-ci soutiendra ensuite Enfantin dans nombre de ses démarches et ils collaboreront pour la création de la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon.

Il retrouve aussi Olinde Rodrigues, ce qui marque un tournant de sa vie : celui-ci est en effet devenu l'un des disciples favoris de Saint-Simon. Remarquant l'intelligence d'Enfantin, Rodriguès s'empresse de le présenter à Saint-Simon lors de la lecture du dernier livre du philosophe le Nouveau Christianisme. Peu convaincu au départ, Enfantin devient très vite un profond adepte de la doctrine de Saint-Simon.

Peu de temps après cette rencontre, Saint-Simon décède le 19 mai 1825 d'une congestion pulmonaire. À la fin de ses obsèques, ses disciples se réunissent chez Olinde Rodrigues (dans les bureaux de la Caisse hypothécaire, où celui-ci travaille), et décident d'unir leurs efforts pour accomplir le projet de leur maître : créer un journal.

Activité de journaliste[modifier | modifier le code]

Afin de soutenir cette entreprise, une petite société au capital de 50 000 francs est créée le 1er juillet 1825, et les deux directeurs choisis sont Olinde Rodrigues et Enfantin. La rédaction de ce journal, qu'on baptisa « Le Producteur [1] », était formée de nombreuses figures importantes, qui toutes influencèrent Enfantin. La plus importante fut sans aucun doute Saint-Amand Bazard, aux idéaux libéraux révolutionnaires.

Enfantin prend par ailleurs au sérieux son rôle dans la publication du journal : celui-ci s'attache en effet à la diffusion de la doctrine saint-simonienne et à son explication. Ses paragraphes se basent notamment sur le refus de la société actuelle et de sa division du travail jugée désuète. Néanmoins, le journal peine à se faire entendre et, au bout de treize mois de parution, sa production s'arrête. Les saint-simoniens se remettent à faire la propagande de leur doctrine. Enfantin se détache très vite du lot en tant qu'orateur et devient, avec Bazard, l'incarnation du renouveau du mouvement. Entretemps en 1827, Enfantin est père d'un fils et devient caissier de banque, grâce à son ami Rodrigues.

Une Église... et ses schismes[modifier | modifier le code]

L'année 1828 marque un réel tournant dans la vie d'Enfantin : c'est lors d'une réunion du mouvement dans sa maison qu'est discuté son rôle religieux. Bazard et Enfantin sont nommés chefs de la religion[1] ainsi créée. Les deux « Réformateurs contemporains » fonctionnent dans un binôme efficace dû à leurs différences de personnalité, Louis Reybaud décrivant Enfantin comme « un véritable laboratoire à idées ». En 1829, Bazard et Enfantin reçoivent d'Olinde Rodrigues le titre de « Pères suprêmes ».

En 1830, la Révolution de Juillet offre de nouvelles opportunités à Enfantin : celui-ci presse en effet Bazard d'aller demander une dictature provisoire à Lafayette afin de faire passer les réformes économiques saint-simoniennes. Malgré ce refus, les saint-simoniens font des adeptes, ce qui leur permet d'acheter un nouveau moyen de propagande : Le Globe, journal de l'opposition libérale. Enfantin médite en même temps sur un nouveau concept visant à supprimer l'héritage afin de supprimer la classe oisive qui ronge la société.

La même année, Enfantin fait de sa maison rue Monsigny le quartier général des saint-simoniens, où il vit avec ses amis Transon, Cazeaux et Chevalier. La maison devient une véritable ruche à idées, où circulent une trentaine de personnes. Les règles et rites sont de plus en plus établis dans l'ordre et finissent par le faire voler en éclats : Enfantin prône en effet que les prêtres de l'ordre devraient exercer en binôme avec leur femme pour former des « Couples-prêtres ». Cette idée ainsi que celle visant à libérer totalement la femme sexuellement provoque un réel schisme entre Bazard, Rodrigues et Enfantin. Tous trois se quittent. Commence alors la retraite d'Enfantin et de ses fidèles à Ménilmontant.

Vie communautaire idéale et prison[modifier | modifier le code]

En effet, la mère d'Enfantin léguait à son fils une vaste maison à Ménilmontant. Le 6 juin 1832, Enfantin et quarante de ses fidèles se retirent en ce lieu pour « prendre haleine après la course prodigieuse fournie depuis deux ans, et marcher plus vite encore avant peu ». Ce petit monde suit une règle établie par Enfantin et par son fidèle ami Michel Chevalier.

Enfantin se consacre aussi à la rédaction de l'ouvrage qu'il considérera comme l'œuvre de sa vie, Le Livre nouveau, qui cherche à trouver la vérité par des formules mathématiques.

L'ouverture de la petite communauté deux fois par semaine au public attire aussi bien les foules que l'attention des autorités : Enfantin et ses collègues comparaissent devant la cour d'assises le 27 août 1832 pour ses paroles et écrits libéraux. Le procès, plutôt curieux (les témoins ne pouvant pas parler sans l'autorisation de leur « chef suprême » et l'éloquence d'Enfantin déstabilisant le préfet), aboutit à une peine d'un an d'emprisonnement et cent francs d'amende pour Enfantin.

Enfantin profite de son séjour en prison pour créer de nouveaux contacts : malgré l'abdication de son pouvoir sur ses sujets à la suite de son entrée en prison, Enfantin garde une forte correspondance avec eux. Des relations se créent même au sein de la prison, le directeur invitant même Enfantin à dîner. Celui-ci est par ailleurs confortablement logé, avec Chevalier, dans un agréable appartement de quatre pièces. « Nous sommes ici comme des princes », écrit-il.

Enfantin rompt en même temps avec Chevalier, prévoyant que son appartenance à l'Ordre l'aurait empêché d'accomplir sa grande destinée (Chevalier sera en effet plus tard conseiller d'État et sénateur).

Aventure orientale[modifier | modifier le code]

Enfantin est gracié par le roi et sort ainsi de prison en août 1833 tout en ayant de nouveaux projets en tête : pour trouver la femme-messie qui guidera ses pas, « la Mère », Enfantin prend, avec quelques fidèles, la direction de l'Orient. C'est ainsi que le 22 mars 1834, Enfantin part pour l'Égypte dans le but de trouver la femme qui formera avec lui le « couple-prêtre » suprême, qui réunirait ainsi l'Occident et l'Orient. Enfantin passe d'abord par Constantinople, en pleine guerre et continue son chemin vers l'Égypte où il est accueilli à bras ouverts pour ses idées novatrices.

Dès les années 1820, les saint-simoniens voulaient créer un canal devant relier la mer Méditerranée et la mer Rouge. Enfantin, avec certains de ses collègues polytechniciens, va s'atteler à la construction de ce canal. Le pacha d'Égypte voulant d'abord construire un barrage, Enfantin, avec Linant, décide de faire venir d'autres polytechniciens. Sa renommée grandit de jour en jour, entraînant une certaine méfiance de la part du souverain égyptien, qui profite de la peste sévissant sur le chantier pour l'interrompre. En 1838 les travaux seront définitivement abandonnés.

Enfantin lors de l'apparition de la peste abandonne alors sa quête et ses sujets et part batifoler en Haute-Égypte où il acquiert une mauvaise réputation en raison de ses relations avec les femmes. En 1835, il retourne au Caire où il imagine un nouveau type de gouvernement pour la France, en pleine période de « contre-révolution » selon lui.

Le brusque changement d'attitude des Égyptiens presse son départ : après trois ans passés en Orient, Enfantin retourne en France en 1836.

Durant son voyage de retour d'Égypte, Enfantin élabore sa nouvelle idée : l'« apostolat royal ». Plutôt que de dénoncer les souverains inutiles et tyranniques, il a l'idée de s'allier avec eux. Il se tourne directement vers l'Autriche et plus particulièrement vers Metternich, qu'il croit plus sensible à sa doctrine mystique. C'est un échec. Il n'obtient aucune audience. Ce refus se répercute sur la politique orientale d'Enfantin, qui espérait du soutien de l’Empereur autrichien afin de créer un État juif après la création du canal de Suez.

Son projet d'apostolat royal est partout refusé, Enfantin décide de mettre un terme à cette aventure et se mure dans sa solitude.

Enfantin est en 1839 désigné comme membre de la « Commission chargée de recherches et explorations en Algérie » dans le domaine de l'ethnographie et de l'histoire. La nouveauté de la mission lui plaît, et il embarque le soir de Noël 1839 pour débarquer en Algérie trois jours plus tard.

Ne remplissant pas du tout sa mission, Enfantin s'occupe plus des affaires politiques et économiques du pays. Enfantin désapprouve par ailleurs l'évolution de la colonisation du pays, accusant les militaires de commettre de véritables boucheries. Atteint de dysenterie, Enfantin revient en France, à Curson, où le calme lui permet de guérir rapidement. Il retourne ensuite à Paris, dans la clandestinité (afin de ne pas être dérangé par ses disciples), où il écrit un mémoire sur la colonisation de l'Algérie, qui ne fut pas reçu, s'éloignant trop de sa fonction originelle lors de sa mission dans la colonie française.

Visionnaire[modifier | modifier le code]

Précurseur du canal de Suez[modifier | modifier le code]

Prosper Enfantin (1796-1864)

Enfantin se fixe de nouveaux objectifs une fois ses disciples retrouvés. Aidé par son ami entrepreneur Arlès Dufour, Enfantin crée en 1845 « L'union pour les chemins de fer de Paris à Lyon » dont il est un des plus importants actionnaires. Avec un poste important dans la société, il reprend de la vigueur et vise bien plus loin que Lyon : il veut retourner construire le canal de Suez. Sans oublier la société de chemin de fer, Enfantin va se battre pendant dix ans pour la réalisation de ce canal. Des groupes d'études réunissant Français, Allemands et Autrichiens se formèrent pour ensuite se diviser, laissant les Français seuls.

L'expédition part le 4 septembre 1847. Cinq mois plus tard la révolution de 1848 éclate, supprimant son soutien pour un temps. Enfantin ne se décourage pas : le canal sera la première grande œuvre de la république », clame t-il. Mais Enfantin, qui accorde à Lesseps une confiance excessive, se fait berner par celui-ci, qui, bénéficiant de la protection du vice-roi, était intouchable.

Entrepreneur aux Chemins de fer[modifier | modifier le code]

Enfantin retourne donc en 1849 se consacrer à ses théories et à sa société de chemin de fer à Lyon, laissant ses disciples à Paris avec un « Vous m'embêtez tous ».

Écrivain Philosophe[modifier | modifier le code]

Enfantin rédige ainsi La Science de l’homme qui paraît en août 1858, et la Vie éternelle qui paraît trois ans plus tard et conclut ainsi son œuvre philosophique. On y voit notamment des théories sur l'immortalité de l'âme et sur l'impossibilité de l'existence d'un autre monde après la mort, l'âme se diffusant dans l'univers, perdant sa personnalité.

Décès[modifier | modifier le code]

Après un court passage à Saint-Germain-en-Laye, Enfantin retourne à Paris, où reprennent les réunions saint-simoniennes. En 1860, il se réconcilie avec Chevalier. Après quelques tumultes liés à une maîtresse folle, Enfantin part en Normandie voir des amis. Il revient le 23 août quand il est frappé d'une congestion cérébrale dont il meurt le 31.

Il est enterré au cimetière du Père-Lachaise dans la division 39, où sa tombe est toujours visible[2].

Hommages[modifier | modifier le code]

Il existe depuis 1994 une rue du Père-Prosper-Enfantin dans le 20e arrondissement de Paris (quartier Saint-Fargeau, lotissement « Campagne à Paris »).

Travaux[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Prosper Enfantin, Colonisation de l'Algérie, P. Bertrand, 1843 (Google Livres)
  • Prosper Enfantin, Science de l'homme : physiologie religieuse, V. Masson, 1858 (Google Livres)
  • Prosper Enfantin, La vie éternelle: passée - présente - future, édition 6, F. Alcan, 1907 (Google Livres)
  • Henri de Saint-Simon, Barthelémy Prosper Enfantin, Jean Barthélemy Arlès-Dufour, Bazard, Œuvres de Saint-Simon et d'Enfantin: précédées de deux notices historiques et publiées par les membres du conseil institué par Enfantin pour l'exécution de ses dernières volontés, E. Dentu, 1865 (Google Livres)

Articles et correspondance[modifier | modifier le code]

  • Prosper Enfantin, Économie politique et politique: articles extraits du Globe, Au Bureau du Globe, 1832.
  • Prosper Enfantin, Procès en la cour d'assises de la Seine les 27 et 28 août 1832, Librairie Saint-Simonienne, 1832 (Google Livres).
  • Prosper Enfantin, Correspondance politique, 1835-1840 : par P. Enfantin, Bureau du journal le crédit, 1849 (Google Livres).
  • Prosper Enfantin, Correspondance philosophique et religieuse : 1843-1845, Lacrampe fils et ce, 1847 (Google Livres).

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liste par ordre chronologique

  • Prosper Enfantin, Procès en la cour d'assises de la Seine les 27 et 28 août 1832, Librairie Saint-Simonienne, Paris, 1832, en ligne
  • Hippolyte Castille, Le père Enfantin, E. Dentu, 1859; (Google livres)
  • Henry René d'Allemagne, Prosper Enfantin et les grandes entreprises du XIXe. la colonisation de l'Algérie, la création du réseau P.L.M., le percement de l'isthme de Suez, le Crédit intellectuel, le "Crédit foncier", Enfantin homme politique, Librairie Grund, 1935.
  • Jean-Pierre Alem[3], Enfantin le Prophète aux Sept Visages, Jean-Jacques Pauvert, Paris, 1963.
  • Jean-Pierre Callot, Les polytechniciens et l'aventure Saint-Simonienne, in revue La Jaune et la Rouge, École polytechnique, Paris, 1964 (annales.org)
  • Pierre Musso, Saint-Simon et le saint-simonisme, PUF Coll. "Que Sais-Je?", 1999.
  • Philippe Régnier, Une liaison dangereuse au XIXe siècle : les lettres de Clorinde Rogé à Enfantin, ou comment peut-on être saint-simonienne ?, in Planté Christine, L’Épistolaire, un genre féminin ?, Champion, 1998, p. 232-251.
  • Bernard Jouve, L'épopée saint-simonienne. Saint-Simon, Enfantin et leur disciple Alexis Petit : de Suez au pays de George Sand, Guénégaud, Paris, 2001.
  • Nathalie Coilly, Le Siècle des saint-simoniens du nouveau christianisme au canal de Suez, Bnf, Paris, 2006. (ISBN 9782717723632)
  • Dominique Casajus, Henri Duveyrier face à Prosper Enfantin: rebelle ou rival ?, printemps 2005, Ethnologies comparées, 2005, no 8 (Lettre N° 17).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les textes imprimés ont comme entête Religion saint-simonienne. Plus tard le mouvement sera catégorisé secte par les autorités.
  2. Paul Bauer, Deux siècles d'histoire au Père Lachaise, Mémoire et Documents,‎ 2006 (ISBN 978-2914611480), p. 315
  3. Jean-Pierre Alem est le pseudonyme de Jean-Pierre Callot (1912-1995 ; X 1931) auteur de plusieurs études historiques sur les polytechniciens et rédacteur en chef de la Jaune et la Rouge (la revue des anciens élèves de l'Ecole polytechnique)