Barthélemy Joliette

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Barthélemy Joliette
par Vital Desrochers, vers 1838

Barthélemy Joliette (9 septembre 1789 à Montmagny, Québec - 21 juin 1850 à Joliette, Québec[1]), était un notaire et un lieutenant-colonel qui a fondé la ville de Joliette.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est né « Barthélemy Jolliet » à Montmagny en 1789, un descendant de l'explorateur Louis Jolliet[2]. Après la mort de son père, sa mère se remaria et il grandit à L'Assomption. Il fit l'apprentissage de la profession de notaire avec son oncle Joseph-Édouard Faribault, fut qualifié pour la pratique en 1810 et installa son bureau à L'Assomption. Joliette fut capitaine dans la milice locale pendant la guerre anglo-américaine de 1812[3].

Il épouse en 1813 Marie-Charlotte Tarieu Taillant de Lanaudière, fille de Charles-Gaspard Tarieu de Lanaudière, et reçoit comme dot la seigneurie de Lavaltrie. Il est élu député du district de Leinster à la Chambre d'assemblée du Bas-Canada en 1820 ; cependant, le parlement est dissous quelque temps après et il ne se présente pas à l'élection qui suit la même année.

Quand sa belle-mère meurt en 1822, Joliette reçoit la grande part des seigneuries familiales. Il avait un moulin à scie pour convertir les forêts de pins en bois d'œuvre à exporter en Grande-Bretagne. Joliette a aussi fondé un nouveau village, « Industrie », qui est devenu par la suite Joliette. Il fut nommé juge de paix en 1826 et promu lieutenant-colonel de la milice l'année suivante. En 1830, il fut élu à l'Assemblée législative pour le nouveau district de L'Assomption, qui était auparavant une partie de Leinster ; il ne servit que jusqu'en 1832, alors qu'il fut nommé au Conseil législatif.

En même temps, il a grossi ses opérations de sciage, bien qu'il fut nécessaire d'entrer plus loin dans la forêt pour trouver les arbres. Joliette a aussi construit une distillerie à Industrie et un chemin de fer pour la relier à Lanoraie. Il a aussi construit une église et le Collège de Joliette dirigé par les Clercs de Saint-Viateur. Il est demeuré loyal au gouvernement durant la Rébellion des Patriotes et a servi au Conseil spécial qui a ensuite administré la province.

Il semble qu'il ait été opposé à l'union du Haut et du Bas-Canada. Il fut nommé au Conseil législatif de la Province du Canada en 1841, mais il essaya d'organiser le soutien d'une motion contestant la légalité de l'union.

Il meurt à Industrie en 1850.

Honneurs[modifier | modifier le code]

Outre la ville de Joliette, la rue Joliette et la station de métro Joliette à Montréal rappellent sa mémoire.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Claude Robert. « Joliette, Barthélemy », dans Dictionnaire biographique du Canada en ligne, University of Toronto et Université Laval, 2000, consulté le 9 mars, 2009
  2. Il fut le premier à orthographier son patronyme Joliette. Commission de toponymie du Québec
  3. Major à la Division de milice de Lavaltrie le 22 février 1814 ; lieutenant en 1808 ; capitaine le 14 janvier 1812 ; adjudant-capitaine ; capitaine au 7e Bataillon de la MEI.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Claude Robert. « Joliette, Barthélemy », dans Dictionnaire biographique du Canada en ligne, University of Toronto et Université Laval, 2000