Barthélemy Charles Joseph Du Mortier

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Barthélémy du Mortier (portrait par Louis Gallait)

Barthélemy Charles Joseph Du Mortier[1] (ou habituellement Dumortier) était parallèlement un botaniste- naturaliste et un homme politique belge, né le à Tournai et mort le dans cette même ville.

Biographie[modifier | modifier le code]

Dumortier était le fils du commerçant et conseiller communal de Tournai Barthélemy-François Dumortier et de Marie-Jeanne Willaumez. Il épousa Philippine Rutteau et ils eurent un fils, Barthélemu-Noël Dumortier (1830-1915).

En 1824 il fonda Le Courrier de l'Escaut, journal critique du gouvernement. Il fut impliqué dans la révolution belge de 1830 et devint membre du nouveau parlement fondé en 1831. Il représentta l'arrondissement de Tournai jusqu'en 1847 et fut ensuite élu pour l'arrondissement de Roulers, siège qu'il occupa jusqu'à sa mort.

Une médaille (collection privée) signée J. Leclercq F. fut exécutée en 1859. Sur la face avant on lit B. C. Du Mortier, Représentant et voir son portrait de côté. L'autre face porte les mots UNION et PATRIE et un long texte : AU PROMOTEUR / DU PETITIONNEMENT / POUR LE REDRESSEMENT DES GRIEFS / AU RAPPORTEUR DE LA LOI COMMUNALE / A L'INTREPIDE DEFENSEUR / DE LA LIBERTE DE TOUT ET POUR TOUS / ET DE L'INTEGRITE DU TERRITOIRE / AU VETERAN DE NOS LUTTES / POLITIQUES / LES BELGES RECONNAISSANTS / 1829 - 1859 / Une médaille quasi identique mentionne Dumortier en un mot. Ferait-elle partie d'un autre tirage?

Botaniste[modifier | modifier le code]

Au début des années 1820, Dumortier publie sa première contribution à la botanique, en latin. Son but principal était de recenser la flore nationale. En 1827, il publie le Flora Belgica qui utilise une classification naturelle. Son attention fut rapidement attirée par les aspects systématiques, et il créa même son propre système de classement. Il a été dit durant cette décennie qu'il fut le premier à observer la reproduction cellulaire par division[réf. nécessaire].

En 1829, il devint membre de la prestigieuse Académie de Bruxelles, une distinction fort recherchée, et était connu comme un des meilleurs naturalistes des Pays-Bas. Il n'étudia pas seulement la botanique, mais aussi la zoologie car son intérêt pour les invertébrés était grand.

En 1862, à la création de la Société royale de botanique de Belgique, Dumortier fut immédiatement requis comme premier président. Il était autant un mentor qu'un protecteur pour les jeunes botanistes qui rejoignirent ce nouveau groupe. Crépin lui avait, deux ans plus tôt, dédié son chef-d'œuvre La Flore de Belgique (1860). Ces deux faits illustrent l'influence et l'aura du vieux botaniste de Tournai.

La société qui gérait le jardin botanique de Bruxelles battant de l'aile, Dumortier émit l'idée de créer un réel jardin botanique d'état en sa capitale. Il pressa le parlement de racheter l'impressionnant herbarium et la collection de Carl Friedrich Philipp von Martius. Ce qui fut fait en 1869, quelques mois avant que le jardin botanique de Bruxelles ne soit, à son tour racheté par l'État belge. Dumortier voulait créer un jardin botanique sur le modèle des Jardins botaniques royaux de Kew.

Dans cette nouvelle institution, Dumortier domina sans aucun regard pour les autres opinions que les siennes, en parfait maître. Ceci provoque de vives tensions et mit même l'institution en danger, mais il avait de forts supports politiques et gagna régulièrement. Il ne fut défait que lorsque l'autorité décida d'unir le musée d'histoire naturelle avec le jardin botanique, en 1875. Le directeur des deux institutions fut Édouard Dupont, ennemi juré de Dumortier, qui resta toutefois directeur scientifique du jardin botanique.

Dupont, n'étant poas d'accord, démissionna en 1876 et François Crépin, un ami de Dumortier, devint le nouveau directeur.

Publications[modifier | modifier le code]

  • Commentationes botanicae. Observations botaniques (imprimerie de C. Casterman-Dieu, Tournay, 1823).
  • Observations sur les graminées de la flore de Belgique (J. Casterman aîné, Tournay, 1823).
  • Analyse des familles des plantes, avec l'indication des principaux genres qui s'y rattachent (J. Casterman aîné, Tournay, 1829).
  • Lettres sur le manifeste du Roi et les griefs de la nation, par Belgicus (J. Casterman aîné, Tournay, 1830).
  • Sylloge Jungermannidearum Europae indigenarum, earum genera et species systematice complectens (J. Casterman aîné, Tournay, 1830).
  • Recherches sur la structure comparée et le développement des animaux et des végétaux (M. Hayez, Bruxelles, 1832).
  • Essai carpographique présentant une nouvelle classification des fruits (M. Hayez, Bruxelles, 1835).
  • La Belgique et les vingt-quatre articles (Société nationale, Bruxelles, 1838).
  • Observations complémentaires sur le partage des dettes des Pays-Bas (Société nationale, Bruxelles, 1838).
  • Pomone tournaisienne, gravures de M. W. Brown (Veuve H. Casterman, Tournay, 1869)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La graphie choisie suit celle de la Bibliothèque nationale de France

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Dumort. est l’abréviation botanique officielle de Barthélemy Charles Joseph Du Mortier.
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