Barre (bateau)

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La barre du navire est utilisée pour changer le cap. Ensemble, avec le mécanisme de pilotage, ils forment la gouverne. Un indicateur de position du gouvernail à proximité de la barre fourni un retour d'informations à l'homme de barre. Elle est typiquement connectée à un système: mécanique, servo-électrique ou hydraulique. Dans certains navires modernes, elle est remplacée par une bascule simple qui contrôle à distance un lecteur électro-mécanique ou électro-hydraulique pour le gouvernail.

La barre traditionnelle ( pour les navires )[modifier | modifier le code]

La barre d'un navire à voile est composée de huit rayons en bois cylindriques (mais parfois de six ou de dix), en forme de balustres et tout se joint au moyeu central en bois (parfois recouvert d'une plaque de laiton) qui abrite l'essieu. Le trou carré au centre du moyeu à travers lequel passe l'essieu est appelé "carré d'entraînement". Il était souvent doublée d'une plaque de cuivre gravée avec le nom du fabricant de la roue. Le bord extérieur est composé de quatre sections constituées chacune d'une piles de trois jantes.. Chaque groupe de trois jantes constitue un quart de la distance à l'extérieur de la jante, l'ensemble de la roue extérieure en bois était appelé le quadrant. Chaque rayon transperce la roue externe créant une série de poignées. A chacune de ces poignées / rayons a souvent été donné des rainures supplémentaires sur la pointe. Elles pouvaient être ressenties par l'homme de barre dans l'obscurité et utilisées pour déterminer la position exacte du gouvernail. Quand la rainure principale pointait directement vers le haut, le gouvernail était complètement droit. Les essences de bois les plus utilisés dans la construction de ce type de barre étaient le teck ou encore l'acajou.

Barre à roue.

L'appareil à gouverner des anciens navires était parfois composé d'une double roue, et chaque roues était reliées l'une à l'autre par une broche en bois qui traversait un tonneau ou tambour. La broche était tenue par deux socles qui reposaient sur une plateforme en bois, ou souvent pas plus qu'une grille. Une corde de barre ou chaîne (parfois appelé une corde de direction ou de la chaîne) courrait autour du canon dans cinq ou six boucles. Elle passait ensuite à travers deux fentes de corde de barre en haut de la plate-forme. Cela, avant de brancher deux gerbes juste sous le pont (une de chaque côté de la roue du navire) et de là dans une paire de poulies avant de revenir ensemble à la barre. Le mouvement des roues (étant connectées et déplacées simultanément) provoquait l'entrainement de la corde de barre dans l'une des deux directions et déplaçait ainsi la barre à gauche ou à droite.

Dans un agencement typique et intuitif, un timonier orienté vers l'avant et tournant la barre dans le sens antihoraire causerait le déplacement de la barre à bâbord et donc le gouvernail abattrait sur bâbord. Le navire virerait également sur bâbord. Et réciproquement à tribord.

La barre était souvent doublée sur les très grand navires à voile. Ainsi, un homme de barre pouvait regarder le compas magnétique devant lui et le second pouvait regarder l'indicateur de giration du navire. De plus, étant tournée qu'à la force des bras, il n'y avait pas trop de deux hommes pour barrer le navire.

Différent type de barres (pour les bateaux )[modifier | modifier le code]

Barre franche.

Sur un bateau, la barre peut avoir plusieurs aspects :

  • la barre franche, qui consiste en une tige de bois ou de métal (timon) directement reliée à la mèche du safran,
  • la barre à roue, consistant en un volant actionnant le safran par l'intermédiaire de poulies et de drosses,
  • la barre à tire-veille, permettant de manoeuvrer quand un mât est placé devant le tableau,
  • sur certains navires modernes, le gouvernail peut être remplacé par un système de positionnement dynamique ; sa commande se fait au moyen d'un joystick.

Source[modifier | modifier le code]

  • Dominique Paulet et Dominique Presles, Architecture navale, connaissance et pratique [détail des éditions]
  • zu Mondfeld, Wolfram (2005) [1977]. Historic Ship Models. New York: Sterling Publishing Company. ISBN 1-4027-2186-2. OCLC 60525064. Retrieved 3 September 2013.

Galerie[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]