Barrage de Guerlédan

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Barrage de Guerledan
Image illustrative de l'article Barrage de Guerlédan
Géographie
Pays Drapeau de France France
Coordonnées 48° 11′ 41″ N 3° 01′ 05″ W / 48.194705, -3.01796148° 11′ 41″ Nord
       3° 01′ 05″ Ouest
/ 48.194705, -3.017961
  
Cours d'eau Blavet
Objectifs et impacts
Vocation Énergie
Date de mise en service 1930
Barrage
Type barrage poids
Hauteur du barrage (lit de rivière) 45 m
Réservoir
Volume du réservoir 55 M m3
Surface du réservoir 400 ha
Centrale hydroélectrique
Puissance installée 16 MW
Production annuelle 20 GWh/an

Géolocalisation sur la carte : Bretagne

(Voir situation sur carte : Bretagne)
Barrage de Guerledan

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Barrage de Guerledan

Le barrage de Guerlédan[1] est une centrale hydroélectrique située sur les communes de Saint Aignan dans le Morbihan et de Mûr-de-Bretagne dans les Côtes-d'Armor.

Sommaire

[modifier] Description

De type barrage poids en béton, sa construction a duré sept ans (de 1923 à 1930). Placé sur les eaux du Blavet, il mesure 45 mètres de haut au-dessus du talweg (au total 54,6 m sur fondation), 206 mètres de longueur de crête, 1,50 m de largeur de crête, 33,50 m de largeur à la base (soit un volume de 110 000 m3) et retient un volume de 55 millions de m3 d'eau sur une étendue de 400 hectares, formant ainsi le Lac de Guerlédan, le plus grand des lacs bretons.

Sa mise en eau a englouti plus de 12 km de la vallée du Haut Blavet. Lors des vidanges du lac, on peut découvrir, telle la ville légendaire d'Ys en Cornouaille, quelques murs de maisons (notamment éclusières) englouties de l'ancienne vallée ainsi que son halage, ses jardinets, ses écluses et ses déversoirs. L’ouverture du chantier eu lieu en juin 1923 et la mise en exploitation officielle de l’usine hydroélectrique en janvier 1931

[modifier] Projet inachevé

À l'origine, le projet prévoyait la construction d'une échelle d'écluses en parallèle au barrage afin de maintenir le trafic fluvial sur le Canal de Nantes à Brest. Cette initiative n'a jamais abouti, divisant ainsi le canal de Nantes à Brest en deux tronçons de navigation : à l'ouest, la branche finistérienne et à l'est, la branche Loire Atlantique et morbihannaise. De fait, il accéléra l'abandon progressif du canal déjà mis à mal par l'arrivée du chemin de fer dans le centre Bretagne. Le barrage a également englouti 18 écluses qui faisaient partie du canal de Nantes à Brest.

[modifier] Bilan énergétique

Le barrage est la 4e source d'électricité de Bretagne et contribue ainsi à réduire le déficit énergétique de cette région. Il produit 20 GWh/an pour une puissance installée de 16 MW[2].

[modifier] Références

  1. Fiche d'inventaire du patrimoine
  2. Production électrique bretonne

[modifier] Voir aussi

[modifier] Lien externe

[modifier] Bibliographie

  • Auguste Leson Guerlédan, Mémoires du constructeur du barrage et de l'usine (1921-1937), Éditions des Montagnes Noires, 2002
  • Barrage de Guerlédan. Extraordinaire aventure. Saint-Aignan (Morbihan), Électrothèque de Guerlédan, s.d.
Outils personnels
Espaces de noms

Variantes
Actions
Navigation
Contribuer
Imprimer / exporter
Boîte à outils
Autres langues