Baron Brisse

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Le baron Léon Brisse, dit Baron Brisse, né en 1813 à Gémenos (Bouches-du-Rhône) et mort le 13 juin 1876 à Fontenay-aux-Roses, est un journaliste culinaire, gastronome, ami du compositeur Rossini (dont il épouse la cuisinière) et de nombreux littérateurs, dont Charles Monselet, Alexandre Dumas. Il est avec Grimod de la Reynière, Charles Monselet et Joseph Favre l'un des premiers journalistes gastronomiques.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né en Provence d’un père commissaire aux guerres, il devient Garde général des Eaux et Forêts dans sa région puis en 1835 à Montrichard dans les forêts de la Liste Civile du roi Louis Philippe Ier. Le garde à cheval est promu Lieutenant de Louveterie en Touraine où il développe un modèle d’économie rustique basé sur le commerce des chevaux condamnés à l’équarrissage[1].

Il quitte l’administration en 1850 et monte sur Paris pour se consacrer au journalisme. D’abord pigiste à « l’Abeille impériale », il fonde en 1864 le journal gastronomique « Salle à manger, chronique de la table » qui fait faillite. Puis il collabore au journal « La Liberté » d'Émile de Girardin dans lequel il a l’idée d’une rubrique gastronomique quotidienne qui, devant son succès, est rapidement imitée par de nombreux journaux. Ses chroniques lui donnent matière à publier en 1867 le livre « Les trois cent soixante-cinq menus du baron Brisse »[2].

Il fait alors partie de nombreuses associations gastronomiques et connaît tous les grands chefs de son époque comme Jules Gouffé. Il devient notamment propriétaire de l'hôtel Scribe à Paris[3].

Il est connu pour son amour de la bonne chère, son embonpoint conséquent (il devait payer double place dans les omnibus qui le ramenaient chez lui car il y prenait deux places) et sa mort dans l'auberge Gigout de Fontenay-aux-Roses où il avait pris pension, étant devenu impotent après s'être fracturé une jambe en 1872. Tardant à descendre pour dîner avec six de ses vieux amis, ses compères Charles Monselet et Jules Gouffé le trouvent mort dans sa chambre, ce qui vaut à Monselet ce mot d'esprit (citation probablement apocryphe) « Passons tout de même à table ! Il n’a jamais aimé les fricots trop cuits ». Pendant plusieurs années, les six convives se réunissent chez Gigout à la date anniversaire autour d’un couvert vide[3].

Publications[modifier | modifier le code]

  • Recettes à l’usage des ménages bourgeois et des petits ménages, 1868
  • La petite cuisine du Baron Brisse
  • Les trois cent soixante-six[4] menus, 1868 ; Paris, E. Dentu, 1879
  • La Cuisine en carême, 1873 ; Paris, E. Dentu, 1882

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Léon Brisse et Ludovic de Ferrière Le Vayer, Exposé de la méthode sylvicole employée au repeuplement des vides et clairières de la forêt de Montrichard Loir-et-Cher, Impr. de Beau,‎ 1848, 16 p.
  2. Le Calendrier gastronomique
  3. a et b Jean Vitaux, « Le Baron Brisse : un journaliste gargantuesque », Canal Académie, 3 février 2013
  4. Car le Baron Brisse n’oubliait pas les années bissextiles.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Léo, Le baron Brisse : un gastronome du Second Empire, Bruxelles, Le grenier du collectionneur,‎ 1992, 92 p.