Barge rousse
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Barge rousse
Limosa lapponica
| Règne | Animalia |
|---|---|
| Embranchement | Chordata |
| Sous-embr. | Vertebrata |
| Classe | Aves |
| Ordre | Charadriiformes |
| Famille | Scolopacidae |
| Genre | Limosa |
Limosa lapponica
(Linnaeus, 1758)
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LC : Préoccupation mineure
La Barge rousse (Limosa lapponica) est une espèce d'oiseau limicole de la famille des scolopacidés (qui compte aussi les bécassins).
La barge rousse est un migrateur pouvant parcourir en vol jusqu'à 11 500 kilomètres sans escale[1],[2].
Sommaire |
Description [modifier]
Longévité [modifier]
C'est un oiseau qui peut vivre vieux. L'actuel record de recapture d'une barge rousse baguée est celui d'un oiseau capturé dans le Norfolk et repris dans le même comté 34 ans après [3]. Le record précédent était de 32 ans[3]
Comportement [modifier]
Muséum de Toulouse
La barge rousse avait déjà été enregistrée (en Mars 2007) comme ayant effectué le plus long vol sans escale connu pour un oiseau. Suivis par satellite, des oiseaux ont été marqués et équipés en Nouvelle-Zélande jusqu'en mer Jaune (Chine).
Selon le Dr Clive Minton (Australasian Wader Studies Group) : « La distance entre ces deux endroits est 9,575 km, mais le trajet de vol effectuées par l'oiseau a été de 11,026 km. C'est le plus long vol connu sans escale pour un oiseau. Le vol Il a été effectué en environ neuf jours. Ici, au moins trois autres barges rousses semblent aussi avoir atteint la mer Jaune après des vols sans escales à partir de la Nouvelle-Zélande ».
Une autre barge a ensuite en 2007 (vol retour) parcouru 11 500 kilomètres sans escale de l'Alaska à la Nouvelle-Zélande[1]. Le biologiste Bob Gill déclare : "Ca fait 20 ans que je les étudie et elle m'impressionne toujours"[réf. nécessaire]
C'est lors ce ces trajets migratoire de 11 000 km environ que la Barge rousse transporte naturellement et depuis longtemps des œufs vivants de Triops (crustacés typiques des « mares temporaires »), de l'Alaska à l'Australie et/ou inversement, ce qui explique la troublante proximité de deux espèces de triops génétiquement proche, mais géographiquement très éloignées l'une de l'autre[4].
Taxinomie [modifier]
D'après Alan P. Peterson, cette espèce est constituée des quatre sous-espèces suivantes :
- Limosa lapponica baueri J.F. Naumann 1836 ;
- Limosa lapponica lapponica (Linnaeus) 1758 ;
- Limosa lapponica menzbieri Portenko 1936 ;
- Limosa lapponica taymyrensis Engelmoer & Roselaar 1998.
État, pression, menaces [modifier]
De par les lieux qu'elle fréquente, sa durée de vie et son comportement alimentaire, c'est une des nombreuses espèces qui pourrait parfois être victime de saturnisme aviaire, suite à l'ingestion de grenaille de plomb.
Cette espèce n'est néanmoins pas considérée comme menacée à l'échelle de sa métapopulation.
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
Références taxonomiques [modifier]
- Référence Alan P. Peterson : Limosa lapponica dans Ciconiiformes (en)
- Référence Avibase : Limosa lapponica (+ répartition) (fr+en)
- Référence Fauna Europaea : Limosa lapponica (en)
- Référence ITIS : Limosa lapponica (Linnaeus, 1758) (fr) ( (en))
- Référence Animal Diversity Web : Limosa lapponica (en)
- Référence UICN : espèce Limosa lapponica (Linnaeus, 1758) (en)
Références [modifier]
- Article de la BBC
- Extreme endurance flights by landbirds crossing the Pacific Ocean.
- birdwatch (Royaume-Uni)
- Gill RE, Jr, Piersma T, Hufford G, Servranckx R, Riegen A. Crossing the ultimate ecological barrier: evidence for an 11,000-km-long nonstop flight from Alaska to New Zealand and eastern Australia by Bar-tailed Godwits. Condor. 2005;107:1–20