Bard-lès-Pesmes

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Bard-lès-Pesmes
Image illustrative de l'article Bard-lès-Pesmes
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Haute-Saône
Arrondissement Vesoul
Canton Pesmes
Intercommunalité Communauté de communes du val de Pesmes
Maire
Mandat
Christophe Henriet
2014-2020
Code postal 70140
Code commune 70048
Démographie
Population
municipale
126 hab. (2011)
Densité 24 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 16′ 25″ N 5° 38′ 00″ E / 47.2736, 5.633347° 16′ 25″ Nord 5° 38′ 00″ Est / 47.2736, 5.6333  
Altitude Min. 198 m – Max. 291 m
Superficie 5,21 km2
Localisation

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Bard-lès-Pesmes est une commune française, située dans le département de la Haute-Saône en région Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Pesmes Chaumercenne Rose des vents
Malans N Montagney
O    Bard-lès-Pesmes    E
S
Bresilley

Histoire[modifier | modifier le code]

Bard-lès-Pesmes, dont le nom signifierait hauteur près de Pesmes, est aujourd’hui une commune paisible, peuplée d'une petite centaine d'âmes.

Le village existait déjà au XIIe siècle ; à cette époque y était implantée une seigneurie qui était aux mains de la famille De Bard. Après l’extinction de cette dernière, celle-ci fut transmise à d’autres familles et finit par échoir, à l’aube de la révolution, aux Choiseul-Stainville, seigneurs de Pesmes.

Une maison-forte, transformée en ferme au XIXe siècle, témoigne aujourd’hui du passé seigneurial du village.

Il y a fort longtemps que le culte est célébré à Bard. Une confrérie de la Sainte Vierge y existe depuis des siècles. L’église paroissiale qui tombait en ruines fut démolie puis entièrement reconstruite en 1753.

En 1776 et en 1784, les habitants et leur curé construisirent les deux chapelles de ce bâtiment servant au culte. Menacée de disparition à l’époque révolutionnaire, la paroisse subsista malgré tout et prit de l’importance au fil des ans. En 1880, deux cloches furent bénites et en 1933, l'abbé Signe fit ériger une statue de la vierge sur les hauteurs du village ce qui, depuis ce temps, donne lieu à une procession chaque 15 août. La paroisse a été confiée au curé de Chaumercenne en 1944.

Le village, autrefois essentiellement composé de vignerons, connut des heures de gloire sous le Second Empire mais à la fin du XIXe siècle, le phylloxera s’attaqua aux vignobles et fit la ruine des malheureux qui les entretenaient ; beaucoup de gens quittèrent la commune. Ceux qui restèrent se reconvertirent en agriculteurs.

Outre les nombreuses caves et une maison vigneronne très typée qui rappellent le passé viticole de la commune, on pourra remarquer à Bard des fermes fort anciennes, deux fontaines-lavoir, un joli pigeonnier du XIXe siècle, de vieux calvaires de pierre ainsi qu’une belle maison bourgeoise de la seconde moitié du XIXe siècle, autrefois propriété du sénateur Gras[1].

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

émanché de deux pièces et deux demies d’argent sur deux de gueules, accostée de deux crois recroisetées au pied fiché aussi de sable.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1945 Louis-François Guillemot    
mai 1945 mars 1965 Jean-Baptiste Ruffy    
mars 1965 mars 1971 Gaston Maillot    
mars 1971 mars 1983 Jean Maillot    
mars 1983 juin 1995 Jean Tissot    
juin 1995 mars 2008 Claude Rebeyre    
mars 2008   Christophe Henriet[2]    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, Bard-lès-Pesmes comptait 126 habitants. À partir du XXIe siècle siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans. Les autres « recensements » sont des estimations.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
317 300 388 377 382 383 373 386 382
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
395 388 411 381 388 320 311 269 246
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
233 222 220 177 151 145 158 124 128
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
112 97 86 86 88 94 119 119 128
2011 - - - - - - - -
126 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Histoire de l’église

L’église de Bard-lès-Pesmes a été construite en 1753 à l’emplacement d’un édifice plus ancien qui menaçait ruines depuis une dizaine d’années.

Dès janvier 1746, la communauté vendit 29 arpents et 14 perches de bois provenant de ses bois pour financer une reconstruction. Mais un premier projet, présenté par le sieur Piraux, fut refusé au motif que d’après les gens de Bard, celui-ci « n’étant que peu expert dans cette profession, la nouvelle église érigée selon ses plans s’écroulerait bien vite ».

Le projet fut ajourné et ce n’est qu’en avril 1753 qu’on songea de nouveau à construire une nouvelle église. Le 19, sept représentants de Bard retinrent à Gray la candidature de l’architecte Jean-Baptiste Dupoirier.

Dans la foulée, Claude Jambar, entrepreneur à Pin l’Emagny, vint au village pour démolir l’édifice vétuste. « L’église de ce dit lieu de Bard étant entièrement ruineuse, on la démolit actuellement pour la rebâtir tout à neuf » écrit l’abbé Pierre Garnier à l’Archevêque de Besançon.

Fin juillet, il ne restait plus rien, comme l’atteste un nouveau courrier du prêtre : « L’église dudit Bard étant entière démolie, il est expédiant de bénir la première pierre de la nouvelle que l’on doit bâtir ».

Le 1er août 1753, Pierre Garnier procédait à la bénédiction et le jeune Antoine Régnier donnait le premier coup de marteau.

Un an plus tard, l’église était achevée. Elle fut utilisée pour la première fois et bénie le 3 août 1754 par l’abbé Garnier, après une visite, quelques jours plus tôt, du curé Vienet de Pesmes.

Les successeurs de Pierre Garnier se chargèrent de l’enrichir en mobilier. Un reliquaire contient depuis la fin du Second Empire des ossements attribués à Saint-Ferréol et Saint-Ferjeux, les patrons de la paroisse.

A l’initiative des abbés Guy et Francis Schlienger, l’intérieur de l’édifice fut entièrement rénové en 1962. La toiture du clocher fut remplacée en août 1989, et bénie par les mêmes prêtres.

  • Chapelle de l’Immaculée-Conception

Au fond à droite, la première des deux chapelles de l’église de Bard fut érigée fin 1776 sous l’impulsion de l’abbé Paul François Cornu, « bâtie à l’amiable par les habitants qui ont tiré les pierres des carrières, fait les voitures et qui ont payé les maçons ».

Dédiée à l’Immaculée-Conception, mais plus communément appelée "Chapelle de la Sainte-Vierge", elle fut ouverte au culte le 26 décembre 1776 et décorée avec l’argent de la confrérie de la vierge, fondée au village au XVIIe siècle.

Elle abrita quelques années la pierre tombale de Jean d’Arguel que les habitants relevèrent du vieux cimetière, « par respect pour la mémoire des anciens seigneurs de cette paroisse ». Elle se trouve aujourd’hui sous le clocher, à l’entrée de l’église.

  • Chapelle Saint-Joseph

Fin 1783, l’abbé Cornu poursuivit son œuvre de bâtisseur en faisant ériger la chapelle Saint-Joseph. Cette construction fut rendue possible par le testament d’une propriétaire aisée, Cécile Chissey, morte en février 1784 et qui laissa 200 livres à l’église, « outre le bien qu’elle a fait pendant sa vie ».

La chapelle Saint-Joseph fut bénie le 16 juillet 1784.

(D’après "L’ombre du Clocher", tome 1 : "Le chemin des Miséreux". Benoît Caurette, "La mémoire du vieux Bard", janvier 2003).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

C’est à Bard que naquit en 1846 le R.P. Célestin Ramot, religieux qui tint un rôle très important dans l’histoire des missionnaires du Sacré-Cœur d’Issoudun. C’est là également que vint prendre épouse(Jeanne Fouiller), en 1808, le capitaine d’Empire Anne Emmanuel Blanc, fils de Jean Denis Ferréol Blanc, avocat au parlement de Besançon qui se fit connaître en publiant des pamphlets contre Mirabeau.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes[modifier | modifier le code]

  1. Sources : Benoît Caurette
  2. Préfecture de Haute-Saône, Liste des communes de Haute-Saône, consultée le 18 juillet 2013
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011