Barcugnan

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Barcugnan
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Gers
Arrondissement Mirande
Canton Miélan
Intercommunalité Communauté de communes Astarac Arros en Gascogne
Maire
Mandat
Christiane Galan
2014-2020
Code postal 32170
Code commune 32028
Démographie
Gentilé Barcugnanais, Barcugnanaise
Population
municipale
117 hab. (2011)
Densité 13 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 22′ 47″ N 0° 24′ 25″ E / 43.3797222222, 0.406944444444 ()43° 22′ 47″ Nord 0° 24′ 25″ Est / 43.3797222222, 0.406944444444 ()  
Altitude Min. 190 m – Max. 311 m
Superficie 9,11 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Gers

Voir sur la carte administrative du Gers
City locator 14.svg
Barcugnan

Géolocalisation sur la carte : Gers

Voir sur la carte topographique du Gers
City locator 14.svg
Barcugnan

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Barcugnan

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Barcugnan

Barcugnan (Barcunhan en gascon) est une commune française située dans le département du Gers et la région Midi-Pyrénées.

Les habitants s'appellent les Barcugnanais et les Barcugnanaises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Barcugnan se situe tout au sud du département, au sud d’une diagonale entre Tarbes et Auch. Elle est limitrophe du département des Hautes-Pyrénées, au niveau de Trie-sur-Baïse. La chaîne des Pyrénées parfaitement visible s’étire sur l’horizon sud.
Barcugnan est traversée par la Grande Baïse et se situe à onze kilomètres au sud-est de Miélan.
En provenance des Pyrénées, après le plateau de Lannemezan, les cours d’eau de la région s’écoulent en pente douce dans un tracé nord-sud quasi parallèle. Ils ont façonné le paysage caractéristique de cette contrée, constituée d’une alternance de collines et de vallons verdoyants dans le sens ouest-est. Deux des quatre groupes de maisons qui forment Barcugnan occupent la partie haute, sur la colline, deux autres groupes, la partie basse dans le vallon, le long de la D939.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Ses communes limitrophes sont Manas-Bastanous et Mont-de-Marrast à l'ouest, Montaut au nord, Sainte-Aurence-Cazaux à l'est et Duffort au sud.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

L'altitude de la commune varie entre 190 et 311 mètres[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune de Barcugnan est longée par la D211, par la D939 et par la D145.
Le village est relié à Sainte-Aurence-Cazaux par la route C1.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Le village est essentiellement composé de quatre groupes de maisons rurales dispersés sur les 9,11 kilomètres carrés de la commune :

  • le haut de Barcugnan, lieu-dit Au Clos (centre-ville) avec la mairie, la salle des fêtes, la place et le monument aux morts, l’église et le cimetière, situé à 311 m d’altitude ;
  • le bas de Barcugnan, lieu-dit la Carrère, le long de la D939 situé à 190 m d’altitude ;
  • Sainte-Araille, commune fusionnée, devenue lieu-dit, situé au sud, sur la partie haute en direction de Duffort, possède son église et son cimetière ;
  • Montagnan, commune fusionnée, devenue lieu-dit, située au sud, sur la partie basse, le long de la D939 en direction de Trie-sur-Baïse, possède son église et son cimetière.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune actuelle correspond au territoire des communes de Barcugnan, Saint-Trailles et Montagnan.

Au Moyen Âge ces trois communes appartenaient au Comté d’Astarac dont Mirande était la capitale. Ce Comté s’étendait de l’Armagnac au nord-ouest, à la Bigorre à l’ouest, au Magnoac au sud est et au Savès à l’est. La seigneurie appartenait donc aux comtes d’Astarac.

Au XVIIIe siècle, en sa qualité de comte d’Astarac, le Duc de Rohan était toujours seigneur justicier de Barcugnan mais il partageait la seigneurie directe avec des co-seigneurs. Un quart de la seigneurie directe appartenait à une famille de Roques qui la vendit le 29 mai 1729 à Bernard de Médrano, habitant de Duffort (Notaire, Carraze à Castelnau-Magnoac). Ce dernier la vendit à son tour le 19 novembre 1738 à Joseph de Larroux, sieur de Ruffé, et habitant de Sainte-Arraille (Notaire, Lamarque à Miélan). À la même date, Henri d’Oberssan, habitant de Trie, était aussi co-seigneur direct de Barcugnan.

Au début du XVIe siècle, les deux seigneuries de Sainte-Arraille et de Montagnan appartenaient à une branche de la famille de Marrast qui possédait aussi la seigneurie d’Aroux (Manas-Bastanous). Les Saint-Lary en devinrent les seigneurs en 1555 par le mariage de Jean de Saint-Lary avec Gabrielle de Marrast. Ils le restèrent jusqu’au milieu du XVIIIe siècle.

Ces seigneuries passèrent en 1757 dans la famille de Gémit de Luscan par le mariage de Marguerite de Saint-Lary avec Louis-François de Gémit, marquis de Luscan, puis dans la famille de Fondeville en 1779 par le mariage d’Angélique de Saint Luscan avec Pierre-Clair de Fondeville.

Barcugnan est érigée en commune en 1790. Avant 1806, elle absorbe la commune de Montagnan. En 1822, elle absorbe la commune de Saint-Trailles[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs depuis 1900
Période Identité Étiquette Qualité
1900 1903 Jean-Baptiste Nassan    
1903 1904 Gilles Cazalas    
1904 1913 Bertrand Despaux    
1913 1914 Adolphe Lamarque    
1914 1919 Jean-Marie Ader    
1919 1920 André Fauqué    
1920 1925 Jean-Marie Ader    
1925 1933 François Péré    
1933 1947 Adolphe Lamarque    
1947 1959 Gabriel Timon    
1959 1971 Jean-Marie Bonneau    
1971 2005 Joël Bonneau SE  
2005 2014 Robert Betbeze[2]    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 117 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
189 153 254 203 659 625 610 593 593
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
546 513 476 505 504 482 452 420 394
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
376 377 320 312 326 292 296 271 260
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2011
228 192 169 164 143 145 149 120 117
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Avant de fusionner en 1821,

  • En 1803, Barcugnan et Sainte-Arraille-Montagnan comptaient respectivement 152 et 232 habitants.
  • En 1818, ces deux localités comptaient 268 et 264 habitants.

Comme la plupart des communes gersoises, la population a augmenté jusqu'au milieu du XIXe siècle. Elle a atteint son maximum en 1846 avec 610 habitants. Elle a ensuite régulièrement diminué et n'atteint pas aujourd'hui le quart de ce chiffre.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Il n'y a pas d'école à Barcugnan.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête communale : 13 août[5] ;
  • Fête patronale : dimanche suivant le 11 novembre[5].

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 19 300 €[6].

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

La commune est essentiellement agricole, bien que le nombre de chefs d’exploitation diminue régulièrement: 22 (dont 4 femmes) en 2000 contre 31 en 1988 et 36 en 1979.

Une quadruple évolution a marqué son agriculture depuis 1979. On a assisté à :

  • une diminution des ¾ de la superficie fourragère
  • une diminution corrélative d’environ 70 % des bovins
  • une diminution de moitié de la culture du blé
  • une augmentation d’environ de 50 % de celle du maïs ce qui induit un fort accroissement des surfaces irriguées.

L’élevage de porcs et un élevage de volailles après une pointe en 1988 est revenu à un niveau proche de celui de 1979

  • La scierie apportait sa contribution à l’économie locale; elle a cessé son activité après le départ en retraite de son propriétaire.
  • La minoterie, non loin de la digue sur la Baïse produisait de la farine destinée aux pâtisseries et boulangeries de la région; elle a également cessé son activité après le décès de son propriétaire.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune possède trois églises. Sous le second empire, le maire Henri d’Auxion de 1870 à 1871, avait projeté de les démolir pour les remplacer par une église centrale. Ce projet fut heureusement abandonné.

  • L’église de Barcugnan est placée sous l’invocation de Saint Martin. De fondation romane, cette église a fait l’objet de nombreux remaniements, notamment au XIXe siècle : construction d’une chapelle latérale, exhaussement des murs, agrandissement vers l’est, ce qui entraîna le remplacement du chevet roman primitif par un chevet à pans coupés, reconstruction de la façade méridionale et du porche, construction d’une voûte en briques. Le portail de style gothique, date de 1843 - 1845. Au XIXe siècle on a découvert une dalle de pierre inscrite, placée dans un des murs de l’église de Barcugnan au-dessus d’un squelette, elle a malheureusement été brisée par un ouvrier.
  • L’église de Sainte-Arraille, de date incertaine est placée sous le vocable de sainte Eulalie[Laquelle ?]. En gascon Sainte-Arraille (prononcer Saintraille) est dérivé du latin « Sancta-Aulalia »[réf. souhaitée]. L’église était dotée d’une cloche offerte en 1750 par Antoine, duc de Roqueloure, comte d’Astarac et Seigneur de Barcugnan. Le maître autel, avec son retable monumental orné d’une toile du XVIIIe siècle, est classé. Selon la tradition locale, le château des seigneurs de Sainte-Arraille s’élevait à l’ouest de l’église.
  • L’église de Montagnan est dédiée à saint Laurent. Elle a été reconstruite à la fin du XIXe siècle au même emplacement que l’église primitive.
  • Le Château de Montagnan écroulé pendant la Première Guerre mondiale se situe à environ 150 mètres au sud de l’église près de la Baïse. En 1808, M. de Fondeville vendit le château de Montagnan à son régisseur Guillaume Nassans, qui le revendit en 1831 à son gendre Jean-Marie Cazalas. La famille Cazalas en est restée propriétaire jusqu’à ces dernières années. De cette bâtisse, reste de château féodal, en partie détruite par une intempérie en 1835 puis écroulée pendant la Première Guerre mondiale, il reste aujourd’hui une grande maison dite « Au-château ».
  • L'église Sainte-Marie de Mazères :le plus ancien pouillé médiéval mentionne près de Barcugnan une autre église disparue, dont l’emplacement est inconnu.
  • Le Château des seigneurs de Manas, dont il ne restait que « de vieilles masures », s’élevait au sud de l’église sur une motte dont on devine encore les vestiges.

Il existait un château à Barcugnan, qui occupait le sommet d’une motte dont on ne devine plus que les vestiges au sud de l’église, sur un feston qui domine le versant abrupt de la Baïse. Il est cité vers 1265 dans les pouillés (état de tous les bénéfices d’un diocèse ou d'une abbaye) du diocèse d’Auch. Il était en ruine bien avant le XVIIIe siècle. Le cadastre de 1754 cite « un château où il ne reste que de vieilles masures, situé à l’aspect du midi de l’église paroissiale ». On dit que l’entrée d’un souterrain dont l’issue se trouverait dans la vallée a été murée par sécurité. Si le souvenir de ce souterrain est dans les mémoires, plus personne ne sait où se situe exactement cette entrée.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Parmi les propriétaires du château de Montagnan, citons deux personnalités :

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Mairie de Barcugnan.
  • La Société Archéologique, Historique, Littéraire et Scientifique du Gers ; Les communes du département du Gers, 3ème tome.
  • J. Castan, Ambroise, une famille, un domaine, la vie ; 1988.
  • B. Cursente, Les castelnaus de la Gascogne médiévale.
  • M.François, Pouillés des anciennes provinces d'Auch, page 230.
  • J. Vignau et Birand, Nobiliaires des généralités de Montauban et d'Auch (tome IV) ; 2001.
  • Recensement agricole de 2000 A.D. du Gers
  • Séries C 110 (Cadastre de Barcugnan de 175 -V 29 (Eglise de Barcugnan)]
  • Presse d'Occitanie ; La vie de mon pays en Gascogne.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Notice Cassini
  2. Site de la préfecture - fiche de Barcugnan
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  5. a et b Michel de La Torre, Gers : Le guide complet de ses 462 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France »,‎ 1990 (ISBN 2-7399-5032-2, notice BnF no FRBNF35576310)
  6. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er février 2013).