Barbara Amiel

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Barbara Amiel

Barbara Joan Estelle Amiel, Lady Black of Crossharbour (née à Watford, Hertfordshire (Royaume-Uni) le 4 décembre 1940) est une écrivaine et journaliste canado-britannique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Amiel naît au sein d'une famille juive en 1940. Ses parents divorcent alors qu'elle n'a que huit ans, après que son père a quitté sa mère pour une autre femme. Son père se suicide en 1956. Sa mère se remarie subséquemment et le couple déménage plus tard, amenant Barbara, sa sœur et ses deux demi-frères, à Hamilton (Ontario). Amère d'avoir été obligé de quitter sa vie de classe moyenne en Angleterre, Amiel quitte la maison familiale à l'âge de 14 ans. Elle étudie plus tard la philosophie et l'anglais à l'Université de Toronto.

Amiel épouse Gary Smith en 1959. Elle n'avait que 18 ans, et le mariage est de courte durée. Elle se marie une seconde fois avec son collègue journaliste George Jonas de 1974 à 1979. Elle est mariée une troisième fois à David Graham en 1984, mais ils divorcent en 1988. En juillet 1992, elle épouse Conrad Black, condamné en 2007 pour fraude aux États-Unis.

Carrière en journalisme[modifier | modifier le code]

Elle est longtemps chroniqueuse pour la revue Maclean's, et a été vice-présidente de Hollinger Inc. Dans les années 1970, Amiel était journaliste pour la CBC et travaille également à son propre compte. Elle est ensuite chroniqueure pour le Toronto Sun dans les années 1980 et 1990, occupant également le poste de rédactrice-en-chef du quotidien de 1983 à 1985 avant de retourner en Grande-Bretagne.

De 1986 à 1994 Amiel est chroniqueure pour les quotidiens britanniques The Times et The Sunday Times. En 1994, elle fait le saut au Daily Telegraph de son mari Conrad Black. Elle a obtenu le Prix Edgar-Allan-Poe pour son travail de journaliste.

Les origines juives d'Amiel l'ont poussé à dénoncer l'antisémitisme et l'anti-israélisme, critiquant notamment l'acceptation qui en est faite dans certains endroits. En décembre 2001 elle déclenche la controverse avec des commentaires dans The Spectator sur une remarque anti-Israël d'un diplomate français anonyme, qui l'aurait décrit comme "ce petit pays merdeux". Toutefois, en 1992 elle devient notoire pour sa défense de David Irving, cet adepte de négationnisme historique qui nie l'holocauste ; elle a également défendu le politicien français d'extrême-droite Jean-Marie Le Pen.

En 2003 elle attaque les reportages de nouvelles de la BBC, les décrivant comme "une mauvaise farce" depuis des décennies. Amiel perd son emploi au Daily Telegraph en 2004 à la suite d'un conflit avec l'éditeur Martin Newland. En 2005, elle revient comme chroniqueure au Maclean's à l'invitation de Kenneth Whyte.

Liens exrernes[modifier | modifier le code]