Bar-le-Duc

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Bar-le-Duc
L'église Saint-Étienne et, à droite, le palais de Justice, sur la place Saint-Pierre.
L'église Saint-Étienne et, à droite, le palais de Justice, sur la place Saint-Pierre.
Blason de Bar-le-Duc
Blason
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Meuse (préfecture)
Arrondissement Bar-le-Duc (chef-lieu)
Canton Chef-lieu des cantons de Bar-le-Duc-Nord et Bar-le-Duc-Sud
Intercommunalité Communauté d'agglomération Bar-le-Duc Sud Meuse
Maire
Mandat
Bertrand Pancher
2014-2020
Code postal 55000
Code commune 55029
Démographie
Gentilé Barisiens
Population
municipale
15 895 hab. (2011)
Densité 673 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 46′ 19″ N 5° 09′ 37″ E / 48.771944, 5.160278 ()48° 46′ 19″ Nord 5° 09′ 37″ Est / 48.771944, 5.160278 ()  
Altitude Min. 175 m – Max. 327 m
Superficie 23,62 km2
Localisation

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Liens
Site web www.barleduc.fr

Bar-le-Duc est une commune française située dans le département de la Meuse en région Lorraine.

Ses habitants sont appelés les Barisiens. Toutefois, à l’image de ce qui était le nom du terroir autrefois, on pourrait tout aussi légitimement les appeler Barrois. Bar-le-Duc fut la capitale du duché de Bar. La ville est le point de départ de la Voie sacrée qui, lors de la Première Guerre mondiale, permettait un accès à Verdun pour ravitailler les troupes françaises engagées dans les combats.

Géographie[modifier | modifier le code]

Bar-le-Duc est une ville de taille assez moyenne, située dans le nord-est de la France à 84 km de Nancy et à 225 km de Paris, elle est le chef-lieu du département de la Meuse. La ville et ses communes avoisinantes (vallée de l'Ornain) comptent environ 30 000 habitants (Revigny-sur-Ornain - Bar-le-Duc - Ligny-en-Barrois).

La ville se situe au cœur du Barrois.

Voies de communication[modifier | modifier le code]

L’accessibilité aux infrastructures de transport tend à se modifier. Initialement bien desservie par les chemins de fer avec la ligne de Paris-Est à Strasbourg-Ville, les dessertes ferroviaires se raréfient, à compléter avec celles de la gare de Meuse TGV (Paris en 58 min) à 25 km au nord de la ville en direction de Verdun. En revanche, l’accès aux grandes voies routières est facilité par la mise en 2x2 voies de la route nationale 135 (commencée, mais non encore terminée), lien entre la ville-préfecture et la voie expresse route nationale 4. L'accès à l'autoroute A4 (autoroute de l'est), depuis Paris, s'effectue par la RD 994.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Elle est située sur les bords de l’Ornain et se développe sur les coteaux de la vallée.

Les quartiers[modifier | modifier le code]

On peut donc diviser la commune en trois parties :

  • du côté de la rive gauche (donc au sud-ouest), la ville haute, quartier « historique » de la ville,
  • aux abords de l’Ornain, la ville basse,
  • du côté rive droite (nord-est), la Côte Sainte-Catherine, qui a été urbanisée plus récemment (années 1960).

Climat[modifier | modifier le code]

Données de Saint-Dizier située à 25 km de Bar-le-Duc. Bar-le-Duc jouit d'un climat chaud et sec en été avec parfois des températures très élevées, le printemps, en revanche, est assez doux et offre parfois une chaleur agréable. L'automne et l'hiver sont, à l'inverse, humides et pluvieux avec parfois des épisodes neigeux importants en hiver mais qui tendent à se raréfier au fil des années. La période hivernale peut parfois être sèche avec des températures froides et parfois négatives.

Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Saint-Dizier[1] 1682 826 24 25 54
Paris 1 630 642 15 19 13
Nice 2 668 767 1 31 1
Strasbourg 1 633 610 30 29 65
Brest 1 492 1 109 9 11 74

Bar-le-Duc a un climat de type Cfb (océanique) avec comme record de chaleur (à Saint-Dizier) 40,4 °C le 12/8/2003 et comme record de froid -22,5 °C le 14/2/1956. La température moyenne annuelle (1971/2000) est de 10,9 °C.

Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,3 0,4 2,6 4,3 8,6 11,5 13,5 13,2 10,3 7,2 3,1 1,6 6,4
Température moyenne (°C) 3,1 4 7 9,6 14 16,9 19,3 19,1 15,5 11,4 6,4 4,2 10,9
Température maximale moyenne (°C) 5,9 7,6 11,4 14,8 19,4 22,3 24,9 24,9 20,7 15,6 9,6 6,8 15,4
Record de froid (°C)
date du record
−20,5
9/1/1985
−22,5
14/2/1956
−13,6
1/3/2005
−6
7/4/1956 12/4/1986
−3
6/5/1957
2,2
4/6/2001
3,2
1/7/1962
3,7
26/8/1966
0,2
21/9/1962
−5,1
20/10/1972
−11,7
23/11/1956
−17,3
20/12/2009
−22,5
14/2/1956
Record de chaleur (°C)
date du record
17,7
5/1/1999
22,6
28/2/1960
25,2
28/3/1968
29,4
25/4/2007
31,4
27/5/2005
35,4
30/6/1976 17/6/2002
39
31/7/1983
40,4
12/8/2003
33,7
1/9/1961
29,2
1/10/1985
21,3
1/11/1968
18,6
16/12/1989
40,4
12/8/2003
Nombre de jours avec gel 13,64 12,97 8,65 4,62 0,23 0 0 0 0 1,54 8,18 11,46 61,28
Précipitations (mm) 73,7 61,8 65,5 55,5 70,8 71,7 71,8 63,3 73,1 78,5 73,5 86,6 845,8
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
31,1
12/1/1962
48
25/2/1997
32,4
16/3/1978
30,7
8/4/1983
46
8/5/2004
73,2
23/6/1974
69,9
5/7/1972
44,5
30/8/1990
100
11/9/2005
66
28/10/1998
33
2/11/2002
43,2
30/12/1978
100
11/9/2005
Nombre de jours avec précipitations 12,67 10,49 12,28 10,57 11,3 10,89 9,3 8,31 9,83 11,45 11,94 13,03 132,07
dont nombre de jours avec précipitations ≥ 5 mm 5,4 4,2 4,81 4,13 5,17 4,61 4,75 3,95 5,23 5,47 5,35 5,9 58,98
Source : Le climat à Saint Dizier (en °C et mm, moyennes mensuelles 1971/2000 et records depuis 1956)[1]


Toponymie[modifier | modifier le code]

Bar-le-Duc a connu plusieurs dénominations au cours de son histoire : Barrum, Barri-Villa, Barum Leucorum, Barum ducis, Barri-Dux ou Bar-sur-Ornain. Cette dernière étant le dernier changement de nom pendant la période révolutionnaire.

Certains affirment qu’elle aurait été fondée au Xe siècle par Frédéric Ier, duc de la Lorraine Mosellane. Ce duc commença par faire bâtir en ce lieu une forteresse qu’il nomma Barrum ou Barra, c’est-à-dire Barre, à cause de sa situation sur les frontières de France et de Lorraine, et aussi parce que cette forteresse servait de barrière aux Lorrains contre les Champenois.

D’autres opinions plus modernes et très fondées feraient remonter Bar à l’époque où les invasions commencèrent à menacer du côté du Rhin. Peut-être était-ce un village ; peut-être était-ce le camp romain établi sur les hauteurs de Fains, et dont on voit encore des restes. Ce camp servit plus d’une fois de refuge aux habitants du pays fuyant les hordes dévastatrices des barbares, et qui lui donnèrent, en souvenir de la « barrière » opposée à leurs ennemis, le nom gaulois de Bar.

Selon d’autres opinions encore, la ville doit son nom de Bar à un poisson, le barbeau, très commun dans l’Ornain. Cette étymologie s’appuie au besoin sur la composition des armoiries de la ville. Ses armes sont « d’azur semé de croix recroisetées, au pied fiché d’or ; à deux bars adossés de même, dentés et allumés d’argent, brochant sur le semé ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Des vestiges archéologiques témoignent de l'occupation très ancienne du site. Les premières mentions d'une agglomération remontent au Ier siècle de notre ère. Il s'agit alors d'un relais sur la route entre Reims et Toul qui porte le nom de Caturiges. Il en est par ailleurs fait mention sur la table de Peutinger. La petite bourgade, située sur les rives de l'Ornain, constitue le berceau de la ville actuelle.

Quoi qu’il en soit de ces questions étymologiques, on trouve des détails relatifs à l’histoire de Bar dans des temps assez reculés. Childéric, fils de Mérovée, ayant été obligé, par la révolte des Francs, de se retirer en Thuringe, chargea son confident Véomade de le prévenir du moment où il serait bon de revenir. Lorsqu’au bout de quelque temps il reçut de Véomade un avis favorable et reprit le chemin de la Gaule, c’est à Bar que Véomade vint le recevoir. Les habitants de Bar firent si bon accueil à Childéric que, pour leur en témoigner sa reconnaissance, il les exempta d’impôts et les autorisa à établir chez eux une sorte de municipalité ; il est vrai que l’esprit romain n’avait guère pénétré chez les Leuques, et, par conséquent, le municipe ne fut point constitué.

On a dit aussi, mais sans preuve bien certaine, que Clovis, en 496, après la victoire remportée sur les Alamans à Tolbiac, passa par Bar en se rendant de Toul à Reims. La chose n’est peut-être pas bien démontrée, mais elle est fort probable, attendu qu’il n’y avait à cette époque, en Gaule, d’autres moyens de communications que les voies romaines, et qu’il en existait justement une dans la direction citée plus haut.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

L’histoire de Bar ne commence d’une manière suivie qu’à partir de l’époque où Frédéric Ier, duc de Haute-Lorraine, fait construire un château sur un promontoire dominant la vallée de l'Ornain peu avant l’an mil donnant ainsi un nouvel élan au développement de la cité.

Autour de cette forteresse se forma ce qu’on appelle aujourd’hui la Ville haute, qui est, par conséquent, moins ancienne que la Ville basse. Frédéric d’Ardenne échangea les domaines de sa femme contre des terres qui entouraient le château, et prit le nom de duc de Bar.

Au XIe siècle, Frédéric II, Duc de Bar, n’eut pour héritiers que deux filles : Sophie et Béatrix. Béatrix, mariée à Boniface, marquis de Montferrat, fut la mère de Mathilde, comtesse de Toscane, « la grande comtesse Mathilde », qui joua un grand rôle en Italie pendant les démêlés des Papes et des Empereurs d’Allemagne, et dont l’héritage fut pendant deux siècles l’objet d’une lutte ardente entre le Saint-Siège et l’Empire.

Quant à Sophie, elle épousa Louis de Montbelliard, comte de Mousson, homme de noblesse inférieure et de faible caractère, qui n’osa prendre le titre de duc, et qui abandonna toute l’autorité à sa femme, princesse remarquable d’ailleurs par son intelligence et sa fermeté. C'est donc à l'époque de Sophie (1033-1093) que remonte la lignée des comtes de Bar. À cette époque, deux nouveaux quartiers sont mis en place. En Ville haute, le Comte encourage l'installation de fonctionnaires et de familiers du château, tandis qu'en Ville basse, la Neuve Ville est aménagée. Ses successeurs réussissent à créer une importante principauté dont Bar-le-Duc devient la capitale dès le XIIIe siècle.

Les seigneurs de Bar ne se qualifièrent plus dès lors que du titre de comtes. En 1354, le comté est élevé en duché et Robert Ier (1352-1411) prend le titre de Duc de Bar. Les réclamations ultérieures de la France sur le Barrois mouvant, c’est-à-dire dépendant, d’après les lois féodales, n’ont pas eu d’autre origine. L’Empire eut plus tard, lui aussi, des prétentions à la suzeraineté du Barrois, et voici sur quoi les historiens allemands fondent ces prétentions. Un arrière-petit-fils de la Comtesse Sophie, Renaud Ier, qui fit la guerre au comte de Luxembourg, à l’évêque de Verdun et à l’empereur lui-même, fut assiégé par ce dernier dans son château, fait prisonnier et emmené en cette qualité.

On retrouve des seigneurs de Bar aux Croisades, et ils s’y font même remarquer par leur bravoure. Sous Thibaut II, personnage habile et guerrier à la fois, le Barrois se consolide et exerce une véritable influence dans les affaires de la Lorraine et de la Champagne. Henri III, comte de Bar et gendre d’Édouard Ier, roi d’Angleterre, ayant pris parti contre Philippe le Bel, ravagea la Champagne et brûla l’abbaye de Beaulieu, mais fut vaincu et fait prisonnier par Gaucher de Précy, connétable de Champagne. On le conduisit à Bruges ; il ne sortit de captivité qu’au bout de deux ans, et encore ce fut pour signer un traité désastreux (1301). Il s’obligeait, pour lui et ses héritiers, à faire hommage lige au roi de France et à ses successeurs, de sa ville et châtellenie de Bar, et de tout ce qu’il tenait en franc-aleu en deçà de la Meuse ; à réparer, dans un très bref délai, les ravages faits par lui et ses gens à l’abbaye de Beaulieu ; à faire la guerre en Chypre, et à y résider jusqu’à ce qu’il plût au roi de le rappeler. La noblesse du Barrois eut beau protester contre cette aliénation d’une souveraineté qui avait été indépendante de tout temps, la France passa outre et l’indépendance du duché de Bar fut ébranlée par le traité de 1301 ; quant au duc Henri, il mourut en allant à l’île de Chypre.

Des démembrements, des donations, des fondations religieuses, les ravages des grandes compagnies, des guerres continuelles avec la Lorraine, continuent l’affaiblissement et l’appauvrissement du pays pendant le XIVe siècle. Édouard III, duc de Bar, périt à Azincourt en 1415. Un de ses frères, Louis de Bar, évêque de Verdun et cardinal, profita de cette mort pour s’emparer du Barrois. Mais l’héritage ne tarda pas à lui être disputé par sa sœur aînée Marie, femme du Duc de Mont, attendu que la loi salique n’était pas reconnue dans le Barrois. Comme le Duc de Mont avait des forces respectables, le cardinal de Bar, pour sortir d’embarras sans céder à son rival, se démit du duché, à Saint-Mihiel, en faveur de René d’Anjou, comte de Guise, son petit-neveu.

En 1420, René d'Anjou (1419-1480), duc de Bar, épouse Isabelle, fille du duc de Lorraine. L'union des deux duchés de Bar et de Lorraine, alors en germe, ne se fera que soixante ans plus tard, lorsque René II, petit-fils de René d'Anjou et d'Isabelle, et Duc de Lorraine depuis 1473, recueille l'héritage de son aïeul en 1480. Désormais, les deux duchés, quoique distincts, relèvent d'un même souverain. Le principat de René II (1480-1508) ouvre la plus brillante période de l'histoire de la cité. Elle durera environ un siècle et demi. Bar-le-Duc bénéficie d'une conjoncture économique favorable, confortée par l'habile politique des ducs qui bénéficient tour à tour de la bienveillance des Rois de France et de l'Empire.

Le château, dans lequel les ducs résident épisodiquement, est le théâtre de naissances princières et de fêtes somptueuses. Les ducs s'entourent d'une cour fastueuse qui attire les artistes et les hommes de lettres. Durant cette période, la ville haute et la rue du Bourg se parent d'un ensemble d'édifices en pierre de taille ornés de remarquables éléments décoratifs.

En 1474, le Roi de France Louis XI, craignant ou plutôt prétextant la crainte que Charles le Téméraire ne fît passer son armée par le Barrois pour pénétrer en Champagne, se rendit maître de Bar, et en fit réparer les murs et fortifier les portes, sur lesquelles on mit les armes de France. À la mort du Roi, la Régente Anne de Beaujeu rendit le Barrois au duc René. Mais l’occupation avait duré onze années, et pendant ce temps l’esprit français avait pénétré dans le pays : la preuve en est que le peuple, qui s’était accoutumé à appeler des sentences de la justice de Bar aux présidiaux de Vitry, de Sens, de Châlons et de Chaumont, quelquefois même au Châtelet de Paris, ne perdit pas cette habitude, même après la restitution du Barrois, et préféra la juridiction des tribunaux du roi à celle des Grands-Jours de Saint-Mihiel.

Du XVIe au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

En 1589, au moment de l’assassinat d’Henri III, roi de France, Bar fut pris et maltraité par les bandes protestantes du prince palatin Casimir, qui venait au secours d’Henri IV. Le duc Charles IV, dès le début de son règne, essaya de se soustraire à l’influence française, et fit quelques tentatives et manœuvres qui fournirent à Richelieu un prétexte pour envahir ses États. Louis XIII prit en personne la ville de Bar, qui reçut garnison française. Les Ducs de Lorraine y rentrèrent rarement pendant cette occupation ; elle eut, du reste, pour bon résultat de préserver la ville des ravages dont la Lorraine fut affligée pendant le long règne de Charles IV, prince brouillon et remuant, que rien ne pouvait corriger de sa légèreté et de son irréflexion.

Le XVIIe siècle est une période tragique pour la cité. Touchée par la famine et la guerre de Trente Ans, elle subit surtout les conséquences désastreuses de la politique anti-française du duc Charles IV. Pendant les premières années du règne de Louis XIV, la ville fut prise et reprise par les uns et par les autres. Le roi de France s’en empara définitivement en 1670, et fit démolir les dix-sept tours des remparts de la ville ; on ne conserva que la tour de l’Horloge pour servir de beffroi. Le traité de Ryswick restitua Bar au duc Léopold, second successeur de Charles IV, et ce fut dans la ville de Bar que ce prince, en 1698, épousa Mademoiselle de Chartres, fille du duc d’Orléans. Sous le règne heureux et tranquille de Léopold Ier, Bar put réparer une partie de ses désastres. La mainmise française s'accroît encore lorsqu’en 1737, les duchés de Bar et de Lorraine échoient à Stanislas Leszczynski, beau-père de Louis XV.

Sous le règne de ce dernier duc, Bar-le-Duc connaît une nouvelle période de prospérité : des bâtiments sont construits, les anciennes portes de ville sont remaniées et des boulevards sont percés. À la mort de Stanislas en 1766, le duché est définitivement rattaché à la France avec tout le Barrois.

Révolution et Empire[modifier | modifier le code]

À la Révolution, la ville prend le nom de Bar-sur-Ornain, plus républicain. Elle devient également le chef-lieu du département.

La Révolution puis l'Empire verra un natif de la ville s'illustrer. Nicolas Oudinot né le 25 avril 1767 à Bar-le-Duc. Premier Duc de Reggio, Grand chancelier de la Légion d'honneur et Maréchal d’Empire, il s'illustra par ses faits d'armes. De ses états de service à sa mort en 1840, on lui attribue pas moins de 24 blessures. Élu député de la Meuse en 1803, il entame une brillante carrière politique. Le Maréchal Oudinot est nommé commandant en chef de la garde nationale parisienne, major-général de la Garde royale, Pair de France, ministre d'État, grand-croix de l'ordre royal de Saint-Louis, et enfin chevalier du Saint-Esprit. Il meurt dans l'exercice de ses fonctions le 13 septembre 1847.

Révolution industrielle[modifier | modifier le code]

La gare vers 1916.
La ville est desservie par le chemin de fer depuis 1851.

Au milieu du XIXe siècle, Bar-le-Duc bénéficie de deux axes de développement et de communication : le canal de la Marne au Rhin et la ligne de chemin de fer entre Paris et Strasbourg. Sur le plan industriel, les forges font de la cité un important pôle métallurgique et les brasseries sont prospères et réputées. Si les manufactures textiles disparaissent peu à peu, concurrencées par des entreprises plus modernes, Bergère de France s'impose dans le secteur du fil à tricoter.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Devenue ville frontière au lendemain de la défaite de 1870, Bar-le-Duc n'est que peu touchée par les combats de la Première Guerre mondiale. Toutefois, elle joue un rôle stratégique important car c'est d'elle que part la voie ferrée locale, la Varinot, et la Voie sacrée, qui ravitaillaient Verdun.

Raymond Poincaré, né à Bar-le-Duc le 20 août 1860, grande figure politique de la IIIe République sera le président de la République pendant toute la durée du conflit.

Entre-deux-guerres et Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

De l'après guerre à aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Dans les années 1960, un programme de réhabilitation s'amorce au cours duquel est notamment aménagé le secteur de la Côte Sainte-Catherine. Aujourd'hui, la Ville redécouvre avec fierté son riche patrimoine et, tout particulièrement le quartier de la Ville haute, classé secteur sauvegardé en 1973. Depuis 2003, Bar-le-Duc a rejoint le réseau national des « Villes et Pays d'Art et d'Histoire ». Attribuée aux collectivités locales qui s’engagent à valoriser et animer leur patrimoine, cette appellation garantit la compétence des guides conférenciers et des animateurs du patrimoine, ainsi que la qualité de leurs actions
[2] [3]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
22 décembre 1736 30 septembre 1747 Hyacinthe Henriot    
6 octobre 1853[Note 1] 25 décembre 1860 Louis Sainsère[Note 2]    
mars 1971 juin 1995 Jean Bernard PS  
juin 1995 mars 2001 Bertrand Pancher UDF Vice-président du conseil général
mars 2001 21 mars 2008 Martine Huraut UMP  
21 mars 2008 4 avril 2014 Nelly Jaquet PS Conseillère régionale
4 avril 2014 en cours Bertrand Pancher UDI Député (depuis 2007)

Administration territoriale[modifier | modifier le code]

Les environs de Bar-le-Duc se sont associés en une communauté de communes appelée CODECOM, qui compte quinze membres : Bar-le-Duc, Behonne, Beurey-sur-Saulx, Chardogne, Combles-en-Barrois, Fains-Véel, Longeville-en-Barrois, Naives-Rosières, Resson, Robert-Espagne, Rumont, Savonnières-devant-Bar, Trémont-sur-Saulx, Val-d'Ornain et, depuis le 1er janvier 2004, Vavincourt.

En janvier 2013, la CODECOM fusionne avec la Communauté de communes du Centre Ornain pour former la Communauté d'agglomération Bar-le-Duc Sud Meuse appelée Meuse Grand Sud.

Bar-le-Duc est divisée en deux cantons :

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 15 895 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 3],[Note 4].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9 111 8 961 9 970 11 432 12 496 12 383 12 526 13 191 14 816
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
13 835 14 922 15 334 15 175 16 728 17 485 18 860 18 761 18 249
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
17 693 17 307 17 068 16 261 16 365 16 550 16 697 15 460 16 609
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
18 346 19 159 19 288 18 471 17 545 16 944 16 041 15 895 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Début juillet, le festival RenaissanceS anime la vieille ville avec du théâtre de rue, de la musique, de la danse, du cirque, un marché artisanal… Ce festival vise d'abord à faire vivre le quartier de la Ville-haute, aussi appelé quartier renaissance et ainsi montrer le patrimoine de la ville. Ce festival est en majeure partie gratuit et se veut écologique (gobelets consignés, toilettes sèches, mise en place de navettes gratuites...).
  • Pour le sport, chaque année, le championnat de France des 200 kilomètres de marche athlétique a lieu au cœur de la ville.
  • Début juillet, le marché du terroir et des confitures accueille, depuis 2002, le championnat du monde d’épépinage de groseilles (à la plume d’oie), héritage d’une tradition dont les écrits les plus anciens datent de 1339.
  • Bar-le-Duc a remporté la finale 1979 des Jeux sans Frontières.
  • Le Wild West Circus de Buffalo Bill a donné une représentation à Bar-le-Duc le 18 juillet 1905. (Buffalo Bill Museum & Grave, Golden, Colorado)

Économie[modifier | modifier le code]

Bar-le-Duc est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de la Meuse. Elle gère l’aérodrome du Rozelier.

Bar le Duc est le berceau de la société Bergère de France

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Bar-le-Duc : vue de la Ville Basse et de la Côte Sainte Catherine depuis le belvédère des Grangettes en Ville Haute
Bar-le-Duc : vue de la Ville Haute depuis la Côte Sainte Catherine
Hôtel de Florainville
La tour de l'horloge
Façades renaissance, rue du Bourg
Pont Notre-Dame au-dessus de l’Ornain

La plupart des monuments ou bâtiments remarquables sont édifiés en pierre de Savonnières, donnant à la ville cette couleur blonde caractéristique. De nombreux hôtels particuliers de style Renaissance se trouvent dans la Ville Haute et son quartier Renaissance où demeuraient les riches familles de l’époque :

  • La Place Saint-Pierre sur laquelle donne l’église Saint-Étienne mais également le Palais de Justice et les anciennes halles,
  • Le Château des ducs de Bar (XVe et XVIe siècles), sur le bord de la ville haute, avec ses belvédères dominant la vallée de l’Ornain et la ville basse. Un musée est installé dans la dernière aile du château des ducs de Bar encore debout.

L’avenue du château longe les anciens remparts du château dont une seule tour (la tour Heyblot) est encore debout, admirer le belvédère sur le collège Gilles de Trèves (Renaissance).

L’avenue permet d’accéder à la ville basse, qui est certes moins attractive (maisons plus populaires et plus récentes) mais elle abrite l’essentiel des commerces et des bâtiments administratifs ainsi que quelques monuments remarquables :

  • l’hôtel de Ville, ancienne résidence d’Oudinot construite en 1803. Dans le parc statues dont Hydrorrhage d’Ipoustéguy.
  • la rue du Bourg et ses magnifiques maisons Renaissance.
  • la préfecture de la Meuse située entre le 40-42 rue du Bourg et la place Reggio. Le bâtiment a été construit à l'emplacement de l'ancienne commanderie des Antonistes datant du début du XVIIe siècle dont il subsiste la façade donnant sur le jardin. Le bâtiment est agrandi par l'architecte départemental Dubois en 1821. Il crée la façade sur la rue. La préfecture est de nouveau agrandie entre 1904 et 1908 par l'architecte départemental Charles Royer. Il conçoit la façade donnant sur la place Reggio réalisée par l'entreprise France-Lanord et Bichaton[6].
  • Maison de La Gabbe, (XVIe siècle), 37 rue des ducs de Bar, (XVIe siècle), classée monument historique.( propriété privée).

Un ensemble de monuments commémoratifs des guerres et surtout de la Première Guerre mondiale :

  • en mémoire de la voie sacrée;
  • en mémoire de la Guerre franco-prussienne, un monument aux morts dans le cimetière de la ville et un autre pour les morts allemands;
  • une Nécropole nationale qui regroupe des tombes de soldats tombés entre 1914 et 1918 tant malgaches, indo-chinois, britanniques, africains et français avec un monument du 16 octobre 1927 inauguré par Raymond Poincaré, ainsi que des tombes de 1939-1945 françaises, belge et soviétique; quatre des cinq fusillés de l'esplanade de la fédération du 28 août 1944.

En été, une scénographie lumineuse permet de redécouvrir totalement certains monuments à la nuit tombée : Église Saint-Étienne, Préfecture.

  • Le château de Marbeaumont, aujourd'hui Médiathèque Jean Jeukens, a été construit par l'architecte barrisien Jules Renard pour le banquier Paul Varin-Bernier entre 1903-1905.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

l'église Saint-Étienne
  • L’Église Saint-Étienne (avec Le Transi, et, derrière le maître autel, Le Christ en Croix entre les deux Larrons, sculptures de Ligier Richier).
  • le pont Notre-Dame surmonté de la chapelle-oratoire Notre-Dame-de-la-Paix.
  • l’Église Notre-Dame, la plus ancienne de la ville.
  • l’Église Saint-Antoine, ornée de fresques du XIVe siècle dont la nef enjambe un cours d’eau.
  • L'Église Saint-Jean XIXe siècle.
  • L'Église Saint-Charles à Marbot.
  • La Chapelle du collège de la Croix.
  • La Chapelle Saint Louis XIXe siècle.
  • La chapelle du cimetière.
  • La chapelle Saint-Joseph-du-Chêne construite en 1893.
  • Ancienne chapelle Notre-Dame-de-Lourdes (La Libération).
  • L'ancien temple protestant de l'église Réformée (désaffecté) rue du Gué.
  • Nouveau temple, grande bâtisse qui fait à la fois lieu de culte et presbytère, rue du Docteur Nève.
  • La synagogue (1870-1872) de style romano-byzantin (15, Quai Sadi Carnot). architecte : Charles Demoget[7]. L'inscription en hébreu sur la façade est le verset biblique Genèse 28,17 : "Ce lieu n'est autre que la maison de Dieu, et c'est la porte du ciel", le même que sur le fronton de la Synagogue de la Victoire à Paris ainsi que sur la Synagogue de Reims. Il ne reste plus que quelques familles juives à Bar-le-Duc et la synagogue n'est plus utilisée. Il existe un petit cimetière israélite datant du XIXe siècle, en lisière de forêt, qui comporte 126 tombes. celui-ci a été vandalisé le 29 octobre 2010 (fête de Halloween) et 49 tombes ont été profanées, les stèles ont été renversées et les pierres tombales ont été brisées[8].
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Bar-le-Duc et les arts[modifier | modifier le code]

La sculpture Transi de René de Chalon attribuée à Ligier Richier, dans l’église Saint-Étienne de Bar-le-Duc.

Transi de René de Chalon.

La majorité de l’œuvre artistique de Maréchal de Metz et ses élèves. Entièrement consacrée au vitrail, cette œuvre a démarré dès 1872. Aujourd’hui, c’est une histoire qui fait partie de la vie des Barisiens et de leur quotidien.

La verrière l’Artiste conservée au musée de Metz.

La ville de Bar-le-Duc apparaît sur un DLC du jeu Call of Duty : Black Ops 2

La ville de Bar -le-Duc est citée dans le film "Un long dimanche de fiançailles" et dans le livre "Le Wagon" d'Arnaud Rykner

Le Train de 8h47 film français réalisé par Henry Wulschleger en 1934 d'après le roman de Georges Courteline du même titre, publié en 1888 se déroule à Bar-le-Duc.

La ville est citée à plusieurs reprises dans le roman de Georges Bernanos : sous le soleil de Satan

Décoration française[modifier | modifier le code]

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Le « Caviar de Bar »[modifier | modifier le code]

La ville de Bar-le-Duc connaît une renommée mondiale grâce à sa spécialité gastronomique : la confiture de groseilles épépinées à la plume d'oie. Sa qualité d’exception lui vaut le surnom de « Caviar de Bar » ainsi qu’une notoriété mondiale.

Autour de la valorisation de la groseille[modifier | modifier le code]

Le groseillier, plante identitaire[modifier | modifier le code]

À la suite de la réalisation d’un guide identitaire sur le territoire de Bar-le-Duc et le Barrois, le groseillier est apparu comme étant un élément fort du territoire utilisé notamment pour la fabrication de la célèbre confiture épépinée à la plume d’oie. Aussi, depuis 2008, l’Office de tourisme et la Société Horticole ont entamé une démarche sur la Codecom (Communauté de Communes) de Bar-le-Duc visant à promouvoir le groseillier comme étant la plante identitaire du territoire.

Un groseillier pour chaque commune[modifier | modifier le code]

À l’échelle de la Codecom (Communauté de Communes) de Bar-le-Duc, chaque commune a été invitée à choisir et à planter une espèce. Bar-le-Duc a inauguré ce nouveau concept le 4 juin 2010 et a opté pour le groseillier à fleurs «London Market».

Vie militaire[modifier | modifier le code]

Unités militaires ayant été en garnison à Bar-le-Duc :

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Maison où Bernanos vécut et écrivit Sous le soleil de Satan, rue des Ducs de Bar

par ordre chronologique

Statue du maréchal Oudinot duc de Reggio

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Parti, en 1 d'azur semé de croisettes recroisetées au pied fiché d'or aux deux bars adossés d'argent brochant sur le tout, et en 2 aussi d'argent aux trois pensées tigées et feuillées au naturel.
Commentaires : Blason modèle fr Armes parlantes.svg Armes parlantes. Devise de la ville : plus penser que dire.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charles Aimond (Mgr), L’église prieurale et paroissiale Notre-Dame de Bar-le-Duc : histoire, description, rôle et importance dans l’histoire et la vie de la cité ducale, C. Lacour, Nîmes, 2006, 119 p. (ISBN 2-7504-1183-1) (fac simile)
  • Ahmet Aydin, Bar-le-Duc pendant la Grande Guerre, Université de Metz, 2009, 299 p. (Mémoire de Master)
  • François Alexis Théodore Bellot-Herment, Historique de la ville de Bar-le-Duc, Bar-le-Duc, 1863 (texte intégral en ligne [2])
  • Jean Collot, Quelques clichés sur Bar-le-Duc, Imprimerie du Barrois, Bar-le-Duc, 1982, 51 p.
  • Jean Dubois, L’Assistance dans le district de Bar pendant la Révolution, Imprimerie nationale, E. Leroux, Paris, 1930, 162 p.
  • Études sur le budget de la ville de Bar-le-Duc (Meuse), 1837-1846, N. Rolin, Bar-le-Duc, 1849, 253 p.
  • Georges Fréchet, Bar-le-Duc, église Saint-Étienne, Société française d’archéologie, Paris, 1995 (extr. du Congrès Les Trois-Évêchés et l’ancien duché de Bar, p. 34-47)
  • Catherine Grosjean, Le château de Marbeaumont à Bar-le-Duc : la demeure éclectique d’un riche banquier au début du XXe siècle, Université de Strasbourg, 1996, 2 vol. (Mémoire de Maîtrise)
  • Henri L’Huillier (Lt colonel), Bar-le-Duc : ses rues, places, ponts et cours d’eau, G. Duménil, Haironville, 1987 (nouvelle éd.), 285 p.
  • Pierre Marizier, Le Coup de Bar : chronique d’une époque, 1958-1970, Montmédy, 1988, 167 p. (ISBN 2-9503047-0-2)
  • Anne Masson Mercier, L’hôpital Saint-Denys de Bar-le-Duc, de sa fondation à nos jours, Université de Nancy 1, 1985, 193 p. (Thèse de médecine)
  • Léon Maxe-Werly, Un sculpteur italien à Bar-le-Duc en 1463, Imprimerie nationale, Paris, 1896, 11 p. (extrait des Comptes rendus de l’académie des Inscriptions et Belles-lettres, 1896 p. 54-62)
  • Jérôme Montchal (dir.), Le trait et le portrait : de Boucher à Camille Claudel : les plus beaux dessins du musée de Bar-le-Duc : Sortez de votre réserve !, Somogy éd. d’art, Paris ; Ville de Bar-le-Duc, 2004, 103 p. (ISBN 2-85056-825-2) (catalogue édité à l’occasion de l’exposition présentée au Musée barrois de Bar-le-Duc, du 15 décembre 2004 au 3 avril 2005)
  • Georges Poull, La maison souveraine et ducale de Bar, Presses universitaires de Nancy, Nancy, 1994, 455 p. (ISBN 2-86480-831-5)
  • Georges Weill et Jean Schmitt, Bar-le-Duc : ville haute, ville basse : guide touristique : notices historiques et archéologiques, Société des lettres, sciences et arts, Bar-le-Duc, 1966, 95 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Louis Sainsère est nommé maire par l'empereur.
  2. Une rue Louis Saincere existe à Bar-le-Duc (avec une faute au nom Sainsère qui s’écrit en réalité avec un « s »), il est le père de l'homme politique Olivier Sainsère
  3. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  4. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Donnée climatiques de Saint-Dizier », sur linternaute.com (consulté le 18 octobre 2009)
  2. http://www.france-pittoresque.com/spip.php?article1444
  3. BAR-LE-DUC (Histoire de), M. Bellot-Herment, 1990, réimpression de l'ouvrage paru en 1863
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  6. Sous la direction de Bernard Toulier, Mille monuments du XXe siècle en France, p. 269, Éditions du patrimoine (collection Indicateurs du patrimoine), Paris, 1997 (ISBN 2-85822-190-1)
  7. Dominique Jarrassé, Une histoire des synagogues françaises, p.230
  8. BAR-LE-DUC - 49 tombes profanées dans un cimetière juif