Baoulés

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Baoulés

Populations significatives par région
Côte d'Ivoire Côte d'Ivoire 5 943 667
Population totale 5 943 667
Autres
Langues

Baoulé

Religions

Christianisme, religion traditionnelle

Ethnies liées

proches : Akans, Agnis sous-groupes : Akoué, Sah, Agba, Gbloh, Ahitou, Kôdé, Nanafouè, Satiklan, Gôly, Oualébo, Ahaly, Sondo, Fâly, Dô'n, Souhamlin, N'gban, N'zikpli, Ayahou, Fahafouè, Anôh, Elomoué


Les Baoulés constituent un peuple de Côte d'Ivoire, vivant essentiellement au centre du pays, près des villes de Bouaké et de Yamoussoukro. Ils représentent environ 25 % de la population du pays (environ 9 943 667 d'individus) ce qui fait du Baoulé la première ethnie du pays devant les Bétés et les Senoufos qui constituent respectivement la deuxième et la troisième ethnie du pays. Les Baoulés font partie du groupe Akan, et sont originaires du Ghana voisin. Il s'installent en Côte d'Ivoire au XVIIIe siècle, guidés par la reine Abla Pokou. Le nom Baoulé vient du sacrifice, par la reine Pokou, de l'un de ses fils afin de passer un fleuve, alors qu'elle menait la fuite de son peuple du Ghana : “ba ou li” (“l'enfant est mort”). Les Baoulé se sont établis entre les fleuves Bandama et Comoé.

Mythe fondateur[modifier | modifier le code]

Présentation[modifier | modifier le code]

Un Janiform lisse-poulie Sling Shot dans la collection permanente du Children's Museum of Indianapolis.

Dans cette légende, il s’agit de la reine Abla Pokou (ou Aura Poku) qui sacrifie son fils unique pour sauver sa tribu de la mort.

Abla Pokou, la reine de Koumassi et de la Côte d’Or (aujourd’hui : le Ghana) est la personne la plus célèbre de la contrée. Elle et son peuple vivent en paix jusqu’au jour où elle apprend qu’une attaque très sanglante contre Koumassi est planifiée par des peuples nomades vivant autour de la capitale. La raison pour l’attaque est le fait que la tribu est très riche grâce à une bonne récolte. Une prompte décision est prise, car les ennemis sont trop dangereux : la tribu veut s’enfuir avec sa reine pour trouver un lieu plus paisible.

Pendant la fuite, ils rencontrent plusieurs obstacles, mais la reine est toujours très sage et peut résoudre tous les problèmes. Cette situation change au moment où ils arrivent à la Comoé, un des grands fleuves du pays. C’est l’heure tragique, car il n’y a aucune possibilité de traverser le fleuve. C’est une barrière géographique. Le temps presse à cause des ennemis qui suivent encore la tribu.

La reine demande au devin de la tribu de consulter les oracles ce qui a pour résultat que l’esprit de la Comoé demande du sang humain d’une créature mâle afin de livrer passage à toute la tribu. Après le choc et la recherche d’un volontaire, la reine veut se sacrifier, car la tribu n’a pas de héros masculins. Quand elle apprend que l’esprit refuse le sacrifice d’une femme, il reste seulement une possibilité : le sacrifice de son fils Kouakou. Dans un moment pathétique, il accepte son destin pour sauver sa mère et son peuple bien qu’il soit le fils unique de la reine.

Après la mort cruelle du volontaire, des événements surnaturels permettent le passage sur la Comoé. Le peuple s’installe dans un lieu paisible et célèbre les funérailles de Kouakou pendant plusieurs mois.

La postérité d’Abla Pokou n’a jamais oublié cet événement du sacrifice. On dit que, la nuit, on peut entendre les chants des Baoulés qui parlent de cette vieille légende et qui vantent la reine et son fils qui est un héros.

La légende des Baoulés[modifier | modifier le code]

Il y a longtemps, très longtemps, vivait au bord d’une lagune calme, une tribu paisible de nos frères. Ses jeunes hommes étaient nombreux, nobles et courageux, ses femmes étaient belles et joyeuses. Et leur reine, la reine Pokou, était la plus belle parmi les plus belles. Depuis longtemps, très longtemps, la paix était sur eux et les esclaves mêmes, fils des captifs des temps révolus, étaient heureux auprès de leurs heureux maîtres. Un jour, les ennemis vinrent nombreux comme des magnans. Il fallut quitter les paillotes, les plantations, la lagune poissonneuse, laisser les filets, tout abandonner pour fuir. Ils partirent dans la forêt. Ils laissèrent aux épines leurs pagnes, puis leur chair. Il fallait fuir toujours, sans repos, sans trêve, talonné par l’ennemi féroce. Et leur reine, la reine Pokou, marchait la dernière, portant au dos son enfant. À leur passage l’hyène ricanait, l’éléphant et le sanglier fuyaient, le chimpanzé grognait et le lion étonné s’écartait du chemin. Enfin les broussailles apparurent, puis la savane et les rôniers et, encore une fois, la horde entonna son chant d’exil :

Mi houn Ano, Mi houn Ano, blâ ô
Ebolo nigué, mo ba gnan min

Mon mari Ano, mon mari Ano, viens,
Les génies de la brousse m’emportent

Harassés, exténués, amaigris, ils arrivèrent sur le soir au bord d’un grand fleuve dont la course se brisait sur d’énormes rochers. Et le fleuve mugissait, les flots montaient jusqu’aux cimes des arbres et retombaient et les fugitifs étaient glacés d’effroi. Consternés, ils se regardaient. Était-ce là l’Eau qui les faisait vivre naguère, l’Eau, leur grande amie ? Il avait fallu qu’un mauvais génie l’excitât contre eux.

Et les conquérants devenaient plus proches. Et pour la première fois, le sorcier parla : « L’eau est devenue mauvaise, dit-il et elle ne s’apaisera que quand nous lui aurons donné ce que nous avons de plus cher. » Et le chant d’espoir retentit :

Ebe nin flê nin ba
Ebe nin flâ nin nan
Ebe nin flê nin dja
Yapen’sè ni dja wali

Quelqu’un appelle son fils
Quelqu’un appelle sa mère
Quelqu’un appelle son père
Les belles filles se marieront

Et chacun donna ses bracelets d’or et d’ivoire, et tout ce qu’il avait pu sauver. Mais le sorcier les repoussa du pied et montra le jeune prince, le bébé de six mois : « Voilà, dit-il, ce que nous avons de plus précieux. » Et la mère, effrayée, serra son enfant sur son cœur. Mais la mère était aussi la reine et, droite au bord de l’abîme, elle leva l’enfant souriant au-dessus de sa tête et le lança dans l’eau mugissante. Alors les hippopotames, d’énormes hippopotames émergèrent et, se plaçant les uns à la suite des autres, formèrent un pont et sur ce pont miraculeux le peuple en fuite passa en chantant :

Ebe nin flê nin ba
Ebe nin flâ nin nan
Ebe nin flê nin dja
Yapen’sè ni dja wali

Quelqu’un appelle son fils
Quelqu’un appelle sa mère
Quelqu’un appelle son père
Les belles filles se marieront

Et la reine Pokou passa la dernière et trouva sur la rive son peuple prosterné. Mais la reine était aussi la mère et elle put dire seulement « baouli », ce qui veut dire : l’enfant est mort. Et c’est grâce à la reine Pokou que le peuple garda le nom de Baoulé.

Analyse[modifier | modifier le code]

La légende présente le sacrifice tragique d’un jeune prince. Tous les autres hommes de la tribu ne sont pas prêts à se sacrifier parce qu’ils ont peur ou qu’ils sont lâches.

La légende contient aussi quelques éléments surnaturels qui ont un sens symbolique. Elle ne contient pas de critique sociale, au contraire, la légende est pleine d’honneur et de fierté envers les ancêtres qui ont sauvé toute la tribu. C’est la raison pour laquelle une postérité est devenue possible. On peut la considérer comme l’héritage culturel d’un peuple qui a grandi beaucoup jusqu’à aujourd’hui, c’est la source de l’existence des Baoulés.

La légende est assez riche en éléments politiques et en éléments de la création des mythes, sur les différences sociales et les valeurs humaines de la commune.

La situation sociale de la tribu d’Abra-Poukou change avec la fuite. Ils deviennent des nomades. De même, les qualités du gouvernement sont mises en œuvre : c’est ce que reflète la politique de la reine. Cette légende a encore pour particularité de pouvoir être racontée comment un mythe. Elle contient encore une chanson en hommage à la reine et son fils.

Pour mettre l’accent sur les personnages principaux – la reine, son fils et le devin – on peut dire que la reine représente la sagesse, l’intelligence et tous les savoirs, car ses décisions et jugements sont toujours justes. Son fils Kakou représente la pureté et l’innocence. C’est le personnage tragique de la légende parce que c’est lui qui est sacrifié pour sa tribu, c’est un geste de géneriosité de sa part. On peut presque comparer ce geste avec la crucifixion du Christ, car lui aussi était jeune et innocent et il a accepté le sacrifice le plus haut, la mort. Il a aussi été tué pour la communauté.

Le devin lui est la voix du peuple et il représente le lien du peuple avec la magie. Il symbolise l’opinion publique et la souffrance commune.

Sous-groupes[modifier | modifier le code]

Il existe une vingtaine de sous-groupes appartenant à des aires géographiques spécifiques.

Ainsi on a:


Ces sous-groupes parlent en réalité la même langue avec quelques nuances surtout dans le ton et la prononciation.


Certains peuples qui ont subi la domination des Baoulés, ont tendance à s'assimiler aujourd'hui aux Baoulés. Ce sont les Ouan (Tiéningbué, Kounahiri), les Ngain (M'bahiakro)


Les Baoulés ont occupé les régions forestières de l'ouest et du sud-ouest du pays, exploitant de grandes plantations de café et de cacao, modifiant ainsi la toponymie des localités de ces régions.

Prénoms[modifier | modifier le code]

Les prénoms chez les Baoulé selon le jour de naissance (homme, femme)[modifier | modifier le code]

Les prénoms selon la position dans la famille[modifier | modifier le code]

  • Troisième enfant d'une succession d'enfants de même sexe : N'San, Essan, N'Guessan et Gnissan.
  • Quatrième enfant d'une succession d'enfants de même sexe : N'dri.
  • Le neuvième enfant d'une mère : N'goran.
  • Le dixième enfant d'une mère : Brou.
  • Le onzième enfant d'une mère : Loukou.
  • Le douzième enfant d'une mère : Abonouan.

Les prénoms de caresse[modifier | modifier le code]

Les prénoms selon les circonstances de la naissance[modifier | modifier le code]

  • Enfant né lors d'une course de la mère hors de la maison : Atoumgbré.
  • Enfant né faisant face au sol : Ahoutou.
  • Enfants jumeaux : N'da.
  • Enfant né à la suite des jumeaux de la même mère : Amani.
  • Allaly: quiétude.
  • N'gonian: désespoir. Pour conjurer le mauvais sort.
  • Atiman: enfant prématuré.
  • Abonouan : étonnant
  • Loukou: onzième enfant
  • Abahndai: enfant attendu
  • Djaha, gbamlê: rouquin.
  • fri: albinos.
  • N'Siéni: où le mettre pour qu'il réussisse (prénom donné à un enfant dont les frères aînés sont décédés à la naissance)
  • Rassou ou souralê  : bénédiction
  • Famien : Prince
  • N'nafiassou: je n'y croyais plus (prénom donné à un enfant dont la mère est désespérée d'embrasser un enfant de son sein)
  • Béhiblo: à jeter. pour exprimer son insatisfaction due à la forme très maigre du nouveau-né. en général les prématurés.
  • Kodissou: si Dieu agrée. pour marquer son incertitude quant à la survie de l'enfant à cause de l'histoire triste des premières maternités de la mère.
  • Koyahé: ça ne réussira pas. Idem que Kodissou
  • Kanga: esclave. enfant né avec le cordon ombilical autour du cou.

Les prénoms en référence aux éléments naturels[modifier | modifier le code]

Ils sont portés dans leur plus grande part par les deux sexes. La parade trouvée pour faire la différence entre les deux sexes étant de précéder au nom N'djah pour l'homme et Moh pour la femme.

  • Yobouet: caillou.
  • Akpoué: roche.
  • Allah: Iroko (chloroflora excelsa).
  • Kondro: Loloti (arbre médicinale à écorce épaisse).
  • Bla: fontaine.
  • N'zué: l'eau.
  • Frondo: Baobab.
  • Faitai: Lac.
  • N'go: huile de palme (prénom donné aux personnes de teint clair).
  • Lomé: espèce de palmiste spécialememt rouge.
  • M'mé: palmier.
  • Djué: poisson.
  • Bohoussou: génie des forêts.
  • Django: ficus
  • Kongo: vallée.
  • Béra: Touraco.
  • Oura: ordures, prénom attribué à l'enfant né ou conçu juste avant le divorce de ses parents.
  • Zougou: chenille, prénom attribué aux personnes particulièrement vélues.
  • Oka: montagne, en réalité colline ou butte, les Baoulé ne vivant que dans des régions de plateau et de plaine.
  • Gnamien: Dieu, ciel.
  • Assié: la terre.

Prénoms religieux et autres[modifier | modifier le code]

  • Pokou
  • Akoua
  • Mlan
  • Assoh: fétiche de Bocanda à Konan-Elekro.
  • M'bra: danse fétichiste
  • Doh: fétiche strictement féminin.
  • Allou: fétiche guerrier.
  • Gbangbo: fétiche chez les Baoulé N'gban
  • Allangba: fétiche protecteur.
  • Tanou, Tanoh: fétiche.
  • Djézou: fétiche.
  • Kra: fétiche.
  • Kangah: esclave, de nos jours, ce prénom est attribué aux enfants dont les précédents sont décédés.
  • Souaga.
  • N'gatta: enfant né après le décès de son père.
  • Déla: fétiche.
  • Saraka: sacrifice.
  • Pondo: fétiche.
  • Boni
  • Messou
  • Saouré
  • Ti n'dôh: dixième enfant porte-malheur chez les Baoulé Fafoué et Faly
  • Tola
  • Yoman ou Yeman
  • Ameya
  • Ayewla
  • Koyayé
  • Dua
  • Ayevolè
  • Langui
  • Toto
  • Kra
  • Adjé
  • Djè( variante de Adjé d'origine ashanti)
  • Djèkè
  • Elyôh enfant appartenant à tous.

Chiffres et Nombres[modifier | modifier le code]

  • 1 : koun
  • 2 : n'gnon
  • 3 : n'san
  • 4 : N'nan
  • 5 : n'nou
  • 6 : n'sien
  • 7 : n'so
  • 8 : mokuai
  • 9 : n'glouan
  • 10 : blou
  • 11 : blou n'y koun
  • 12 : blou n'y nion
  • 20 : ablaoun
  • 30 : abla san
  • 31 : ablan san n'y kou
  • 40 : abla n'nan
  • 50 : ablé n'nou
  • 60 : ablé n'sien
  • 70 : ablé n'so
  • 80 : abla a okuai
  • 90 : abla n'glouan
  • 100 : ya (koun)
  • 200 : ya gnon
  • 300 : ya n'san
  • 1000 : akpi (koun)
  • 1100 : akpi koun ya kou
  • 1131 : akpi koun ya kou ablan san n'y kou
  • 2000 : akpi n'gnon
  • 3000 : akpi n'san
  • 3131 : akpi n'san ya koun ablan san n'y koun
  • 10.000 : akpi blou
  • 100.000 : akpi ya
  • 1.000.000 : akpi n'gbi
  • 100.000.000 : akpi n'gbi ya

Danses[modifier | modifier le code]

Au centre : tambour baoulé (Musée du quai Branly)

Quelques danses Baoulé très prisées :

  • le Goly qui est notamment dansé par les Baoulé de Béoumi qui l'ont importé de leurs voisins Ouan qui leurs étaient soumis. En revanche les chants qui accompagnent le Goly demeurent en Ouan ;
  • l'Adjémlé qui est dansé par les Baoulé de Sakassou et de Diabo ;
  • le Kôtou qui est semblable à l'Adjémlé et qui est dansé dans les régions de Tiébissou, de Yamoussoukro etc.
  • Et l'Adjoss qui est dansé dans toutes les régions Baoulé ;

Savoir-faire des Baoulé[modifier | modifier le code]

Les Baoulé sont d'habiles sculpteurs, tisserands, orfèvres

  • Les poids à péser l'or, les bijoux, les objets décorés en or de toute sorte ont existé et existent chez les Baoulé qui vouent une admiration et "un culte" à l'or qui est symbole d'héritage, d'opulence, de pouvoir, et qu'il faut éviter de voler mais mériter.
  • Les pagnes Baoulé "wawlé Tanni" sont très prisés pour leur qualité et leurs motifs éclatants. Les Baoulé des régions de Yamoussoukro et de Tiébissou en sont les meilleurs producteurs.
  • Les Baoulé sont également d'habiles sculpteurs: les statues, des objets de toute sorte…

Les couleurs chez les Baoulé[modifier | modifier le code]

Les Baoulé distinguent trois grands groupes de couleur:

  • Blé: pour désigner à la fois le noir, le bleu, le vert, le violet, l'indigo, le gris, le brun etc.
  • Ôclouê ou Kôkôlè: pour désigner à la fois le rouge, le jaune, le rose etc.
  • Oufoué : pour désigner le blanc, le beige, le kaki etc.

Pour les nuances, ils se réfèrent aux éléments naturels comme chez les Occidentaux d'ailleurs: vert olive…

Toponymie chez les Baoulé[modifier | modifier le code]

Les noms des villes, villages, hameaux et campements chez les Baoulé sont donnés selon les combinaisons suivantes:

En général ils sont formés par le nom du fondateur + kro (originellement klô)

Ainsi on a :

  • Kouassikro = ville, village, hameau ou campement dont le Fondateur est Kouassi
  • Kouadiokro = Fondateur : Kouadio
  • Konankro = Fondateur : Konan
  • Kouakoukro = Fondateur : Kouakou
  • Yaokro = Fondateur : Yao
  • Koffikro = Fondateur : Koffi
  • Kouamékro = Fondateur : Kouamé
  • Klêmêkro = Fondateur : Klêmê
  • Ouendé-Kouassikro = Fondateur: Ouendé-Kouassi
  • Bouaké (déformation de Gbêkêkro) = Fondateur Gbêkê
  • Yamoussoukro = Fondateur Yamoussou
  • Dimbokro (originellement Djimgbôklo)= Fondateur : Djimgbô
  • Daoukro = Fondateur : Daou
  • M'bahiakro = Fondateur M'bahia
  • Bodokro = Fondateur : Bodo

etc.

Toponymie en référence à un élément naturel particulier[modifier | modifier le code]

Référence à une rivière, un fleuve[modifier | modifier le code]

  • Lokanouan: Au bord de la rivière Loka
  • Séssénoua: Au bord de la rivière Séssé
  • N'zianouan: Au bord de la rivière N'zi (modification due au ton des Baoulé Elomoué fondateurs dudit village)

Référence à une colline, une butte, une vallée[modifier | modifier le code]

  • Kokumbo = sous la colline Kokoum
  • Okabo ou Bokabo = sous la montagne (colline ou butte en réalité)
  • Kongonou = Dans la vallée
  • Kongonouan = Au bord de la vallée, du ravin

Référence à un arbre, des bois, forêt, végétaux divers[modifier | modifier le code]

  • Djangoménou = Dans les ficus
  • gbofia= caillou caché
  • Djékanou = Dans les vigos (alchornea cordifolia)
  • Kodrobo ou Kondrobo = Sous le Loloti
  • Kpakpaboh = Forêt d'Ebiara
  • Kpangbassou = sur le roc ou sur le caillou
  • Pakobo (originellement Kpakobo) = Sous le Cocotier
  • Kodoubo = Sous le Carapa
  • Djamlabo = Sous le Bauhinia
  • Afotobo = Sous le bananier (musa sinensis)
  • M'méboh = forêt de Palmiers (à ne pas confondre avec la palmeraie = M'méfiéh)
  • Boblénou = Dans la forêt dense
  • Mandanou: Dans la bananeraie
  • Awahinou: Dans les chiendents
  • Languibonou (à l'origine Lahibonou): Dans la forêt d'ails

Référence à un fait historique[modifier | modifier le code]

  • Béoumi = qu'on me voit (se référer à l'histoire du Prince Abraha Akpo)
  • Sakassou = Sur la dépouille de la reine Abla Pokou
  • Toumodi (originellement Tomidi): l'étranger qui arrivait dans cette ville devrait s'acheter la nourriture qu'il devra consommer
  • Boukébo = forêt d'escargots (village formé en faveur de la proximité d'une forêt pourvue d'escargots)
  • Diabo = forêt d'éléphants roux
  • Didiévi (originellement Idjévi) = Cure-dent amer
  • Saoundi: position de vassalité
  • Djassanou: dans les enclos
  • N'djébonoua: Au bord de la forêt aux fourmis noires

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Cyprien Arbelbide et René Gentric, Les Baoulés d'après leurs dictons et proverbes, CEDA, 1975, 191 p. (ISBN 9782218033421)
  • N-Dri Thérèse Assié-Lumumba, Les Africaines dans la politique - Femmes Baoulé de Côte d'Ivoire, L'Harmattan, 1997
  • P. R. Dasen (et al.), « N'glouele, l'intelligence chez les Baoulé », Archives de psychologie, 1985, vol. 53, no 205, p. 293-324
  • Vincent Guerry, La vie quotidienne dans un village Baoulé, Éditions Inadès, 1980
  • Yao Jérôme Kouadio, Les proverbes baoulés de Côte d'Ivoire : types, fonctions et actualité, LEditions T.I.C., 2004, 316 p.
  • J.N. Loucou et A. Ligier, La Reine Pokou, Nouvelles éditions africaines, 1977
  • Marc Ménalque, Coutumes civiles des Baoulés de la région de Dimbokro, Larose éditeurs, 1933, 74 p.
  • P. de Salverte-Marmier, L'expansion Baoulé au XIXe siècle - Études régionales de Baouké, Ministère du Plan, Abidjan, 1967
  • Véronique Tadjo, Reine Pokou, concerto pour un sacrifice, 2005

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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