Banque internationale arabe de Tunisie

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Banque internationale arabe de Tunisie

Création 29 mars 1976
Fondateurs Mansour Moalla
Forme juridique Société anonyme
Siège social Drapeau de Tunisie Tunis (Tunisie)
Direction Mohamed Agrebi (directeur général)[1]
Ismaïl Mabrouk (président du conseil d'administration)
Activité Banque
Site web www.biat.com.tn
Bilan comptable 5 105 131 (USD) en 2012[2]

La Banque internationale arabe de Tunisie (بنك تونس العربي الدولي) ou BIAT est une banque tunisienne qui fait partie des trente principaux établissements d'Afrique du Nord[2]. En 2008, elle devient la première banque privée en Tunisie en termes de total de bilan[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Créée suite à la fusion des succursales locales de la Société marseillaise de crédit et de HSBC Bank Middle East (en), la BIAT marque l'achèvement de l'opération de « tunisification » du système bancaire engagée au lendemain de l'indépendance.

À partir de 2007, le groupe Mabrouk acquiert progressivement toutes les parts cédées par divers actionnaires. Allié au groupe TTS de l'homme d'affaires Aziz Miled (12 % du capital), il écarte le PDG Chakib Nouira et prend le contrôle de 35 à 40 % du capital de la banque en janvier 2009[3].

Son capital social atteint 170 millions de dinars tunisiens à la fin de l'année 2006. Elle compte 145 agences à travers la Tunisie en novembre 2011[4].

Relations avec le régime Ben Ali[modifier | modifier le code]

La banque a été l'une des pièces maîtresses de l'échiquier politico-financier du régime Ben Ali et de ses familles proches. En effet, Marouane Mabrouk, membre du conseil d'administration à partir de 2007[5], n'est autre que le gendre du président. Le Franco-Tunisien Hakim El Karoui, ancien cadre de la banque Rothschild, est une connaissance personnelle de Mabrouk puisqu'il est aussi administrateur d'Orange Tunisie dont le président du conseil d'administration n'est autre que Mabrouk lui-même[6] ; Karoui conseille par ailleurs le Premier ministre du gouvernement transitoire, Mohamed Ghannouchi[7].

En juin 2011, les parts de Mabrouk dans la BIAT sont potentiellement l'objet d'une saisie par l'État car le nom de ce dernier, ainsi que celui de sa femme Cyrine Ben Ali, figurent dans le décret-loi de confiscation de biens signé par le président par intérim Fouad Mebazaa[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]