Banque Commerciale pour l'Europe du Nord – Eurobank

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

La Banque Commerciale pour l'Europe du Nord – Eurobank ou encore BCEN-Eurobank, était une banque contrôlée par l'URSS[1] ayant son siège à Paris. Elle se nomme désormais VTB Bank France S.A. Elle était propriété de la Gosbank, la Banque nationale de l'Union soviétique[2].

Historique[modifier | modifier le code]

Lors de l'épisode fameux dit de l'"Or de Moscou", cette banque servit d'intermédiaire pour le transfert de sa valeur entre l'URSS et l'Espagne républicaine, sur ses comptes bancaires[3]. Depuis Paris, les agents du Trésor et les diplomates paient les achats d'armes et de matériels acquis à Bruxelles, Prague, Varsovie, New York, Mexico… Parmi ces directeurs, on compte Dimitri Navachine, victime d'un assassinat politique de la part de l'organisation La Cagoule en 1937.

Durant la Guerre froide, cette banque servait de banque de dépôt pour le Parti communiste français et ses organisations : ainsi, le P.C.F. y disposait de 219 comptes et la C.G.T. de 200 comptes, le tout avec plusieurs dizaines de millions de francs. Georges Gosnat principal trésorier du Parti en assurait la gestion. Ces informations furent divulguées grâce à Jean Montaldo qui "fit les poubelles" de la banque, librement accessibles sur le trottoir devant son siège social et qui contenaient les archives de la banque. (cf. Jean-François Revel Mémoires, Le voleur dans la maison vide (p.549.).

Cadres[modifier | modifier le code]

Parmi ses présidents, on peut citer Guy de Boysson et Charles Hilsum[4]. Parmi ces directeurs, on peut citer, outre Navachine, Gilles Peillon (1928-2007), directeur général et père du ministre Vincent Peillon[5],

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. The piratization of Russia: Russian reform goes awry. Marshall I. Goldman.
  2. (Pons 2006: 368), (Sardá 1970: 435).
  3. http://www.gutenberg-e.org/kod01/frames/fkod16.html
  4. Raymond Aubrac, Où la mémoire s'attarde, op. cit., p. 247-255.
  5. Vincent Peillon, le nouvel homme-clé du PS, Candice Nedelec, Gala, juin 2009