Banon (Alpes-de-Haute-Provence)

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Banon

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Banon (Alpes-de-Haute-Provence)#Héraldique
Détail
Administration
Pays France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Forcalquier
Canton Banon
Code Insee abr. 04018
Code postal 04150
Maire
Mandat en cours
Cyrille Prache
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Banon

Pays de Haute-Provence

Démographie
Population 1 058 hab. (2006)
Densité 27 hab./km²
Géographie
Coordonnées
géographiques
44° 02′ 20″ Nord
         5° 37′ 43″ Est
/ 44.0388888889, 5.62861111111
Altitudes mini. 540 m m — maxi. 1093 m m
Superficie 39,81 km²

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Banon (en vivaro-alpin et en provençal : Banon dans la norme classique et Banoun dans la norme mistralienne) est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Banonais.

Sommaire

[modifier] Géographie

Le village est adossé au plateau d'Albion, entre la Montagne de Lure et le Ventoux à 25 kilomètres au nord-ouest de Forcalquier et à 760 m d’altitude, sur un site perché dominant la vallée du Coulon[1].

Les rivières de Largue, du Calavon, et de Riaille traversent la commune.

Sommets : au Crou de Bane ou Grou de Banc (1092 m) ; à la crête de Gamby (883 m) ;

[modifier] Hameaux

  • Granges-de-Dauban
  • Le Largue

[modifier] Économie et gastronomie

Entouré de champs de lavandes, de plaines de céréales et de collines, Banon est devenu célèbre par ses petits fromages de chèvre enveloppés dans une feuille de châtaignier sèche et attachés d'une ficelle de rafia. Plus de 600 000 fromages y sont produits chaque année. Le Banon est le seul fromage appellation d'origine contrôlée de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Le petit village se distingue aussi par l'une des plus grandes librairies indépendantes de France avec près de 100 000 ouvrages en rayon (60 000 titres en 2005).

Les mines de phosphates ont fermé.

[modifier] Histoire

La commune est fréquentée à l’époque préhistorique : les découvertes du paléolithique sont assez nombreuses[2].

Deux oppidum se trouvent aux Mures et au Chastellard. À Font-Crémat, une villa gallo-romaine et une nécropole ont été découvertes. Un trésor de 700 deniers allant de Néron à Géta a été découvert dans un vase, en 1909[3], en-dehors de nombreuses découvertes isolées[4].

Le fief des Simiane (du XIIe siècle à la Révolution de 1789) est dévasté par Raymond de Turenne (1391).

Durant la Révolution, la commune compte une société patriotique, créée après la fin de 1792[5].

Article détaillé : Maquis Ventoux.

[modifier] Toponymie

La localité apparaît pour la première fois dans les textes au XIe siècle (castrum Banonni). Selon Charles Rostaing, le nom est formé sur la racine oronymique(désignant une hauteur) *BAN et signifiant corne, pointe. Selon Ernest Nègre, il vient d’un nom propre germanique, Bano[6],[7].

[modifier] Héraldique

Blasonnement :
coupé: au premier d'or à la croix de gueules, au second de gueules à la croix d'or[8]

[modifier] Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
mars 1983 mars 2001 Jacques Blanc
mars 2001 mars 2008 Claude Barthe DVG
mars 2008 Cyrille Prache[9] DVG

[modifier] Démographie

Évolution démographique
(Source : [10])
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006
664 767 850 973 940 878 1 058[11]
Nombre retenu à partir de 1968 : population sans doubles comptes

[modifier] Lieux et monuments

Porte du XIVe siècle

L’enceinte fortifiée du XVe siècle subsiste en partie, avec notamment la porte du XIVe siècle défendue par une bretèche[12] (construite en 1600 selon la DRAC et inscrite comme monument historique[13]). Quelques vestiges des fondations et des tronçons de tours subsistent également[14].

Dans le vieux centre, l’ancien hôtel-Dieu, d’architecture archaïque et datant de 1850[15], a été restauré et et les ruelles à arcades sont bordées de maisons du XVIe siècle, dont quelques unes comportant des éléments d’architecture bois. Certaines ont des devantures anciennes, en pierre, de style médiéval mais datant des XVIIe et XVIIIe siècles[16]. Dans le haut du village, une maison sous laquelle la rue passe possède une grande cheminée dont le manteau est ornée de gypserie, qui date du début du XVIIe siècle, ornée notamment d’une frise à deux lions allongés[17]. À l’écart du village, gouffre du Caladaire.

L’un des deux pigeonniers qui subsistent à la particularité d’être collectif. Il subsiste les tours de deux anciens moulins à vent, au Vieux Montsalier et à la ferme Notre-Dame[18]Une des rares cheminées d’usine (d’une briquèterie) du département est située à Banon[19].

Banon possède deux églises paroissiales : l’église Saint-Marc est située au sommet du bourg, et de style roman et date de 1652[20]. Elle abrite un ex-voto de 1864 représentant une femme couchée avec son époux priant la Vierge Marie[21]. L’église Saint-Just-et-de-la-Vierge, ou église basse, est située en bas du bourg, est construite de 1909 à 1911. La voûte s’est effondrée en 1950 et a été remplacée par un plafond. Elle est dotée d’un petit clocher-tour[22].

Chapelles : des Pénitents ; des Granges-de-Dauban (1769[23]) ; Saint-Marc, au Largue ; des Héritiers.

La chapelle Notre-Dame-des-Anges, isolée sur le plateau, date en partie de la fin du XIIIe siècle. Elle était d’abord appelée Sainte-Marie-du-Largue. L’abside est en cul-de-four, avec un chevet plat ; le chœur est encadré par deux chapelles. La voûte de la nef a probablement été refaite au XIXe siècle[24].

[modifier] Personnalités liées à la commune

[modifier] Anecdote

Banon est le village où se déroule l'histoire de "L’Homme qui plantait des arbres" de Jean Giono. L'adaptation en film d'animation de Frédéric Back (1987) remporta un l’Oscar du meilleur court-métrage en 1988.

[modifier] Voir aussi

[modifier] Articles de Wikipédia

[modifier] Liens externes

[modifier] Sources

[modifier] Notes

  1. Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », Paris, 1989, Relié, 72 (non-paginé) p. (ISBN 2-7399-5004-7) 
  2. Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, 1986, 559 p., p 8
  3. Raymond Collier, op. cit., p 37
  4. Raymond Collier, op. cit., p 36
  5. Patrice Alphand, « Les Sociétés populaires», La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p 296-298
  6. Charles Rostaing, Essai sur la toponymie de la Provence (depuis les origines jusqu’aux invasions barbares, Laffite Reprints, Marseille, 1973 (1re édition 1950), p 87
  7. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, Genève : Librairie Droz, 1990. Collection Publications romanes et françaises, volume CVCIII. Volume II : Formations non-romanes ; formations dialectales § 14367, p 828
  8. Louis de Bresc Armorial des communes de Provence 1866. Réédition - Marcel Petit CPM - Raphèle-lès-Arles 1994
  9. Site de la préfecture des AHP
  10. Banon sur le site de l'Insee
  11. INSEE, population municipale au 1er janvier 2006, consulté le 9 janvier 2009
  12. Raymond Collier, op. cit., p 305
  13. Arrêté du 26 octobre 1927, notice de la Base Mérimée, consultée le 27 octobre 2008
  14. Raymond Collier, op. cit., p 299 et 309
  15. Raymond Collier, op. cit., p 436
  16. Raymond Collier, op. cit., p 417
  17. Comtesse du Chaffaut, Gypseries en Haute-Provence : cheminées et escaliers (XVIe-XVIIe siècles), Turriers, Naturalia publications, 1995, ISBN 2-909717-22-4, p 25
  18. Raymond Collier, op. cit., p 431-432
  19. Raymond Collier, op. cit., p 415
  20. Raymond Collier, op. cit., p 212
  21. Raymond Collier, op. cit., p 532
  22. Raymond Collier, op. cit., p 391
  23. Raymond Collier, op. cit., p 231
  24. Raymond Collier, op. cit., p 121
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