Bank of America

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Bank of America

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Création 1929 : Bank of America
Dates clés 2009 : Crise des surprimes Rachat de nombreuses banques et compagnies d'assurances en difficulté
Forme juridique Société anonyme
Slogan Bank of Opportunity
Siège social Drapeau des États-Unis Charlotte (États-Unis)
Activité Finance
Effectif ~177 000 (2005)
Site web www.bankofamerica.com
Capitalisation 4,2 milliards USD (2012)
Chiffre d’affaires 41,557 milliards USD (2012)
Résultat net 6,276 milliards USD (2012)
Code banque (BIC) BOFA
ISIN US0605051046

Bank of America (NYSE : BAC) est une banque américaine. En 2009, c'est la plus grande banque américaine en termes de dépôt et de capitalisation boursière, devant Citigroup. Le siège social du groupe est situé à Charlotte en Caroline du Nord depuis sa fusion-absorption avec NationsBank en 1998.

Cotée au New York Stock Exchange, elle fait partie de l'indice Dow Jones depuis le 19 février 2008.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les débuts[modifier | modifier le code]

Amadeo Giannini est le fondateur de l'actuelle Bank of America. Après le séisme de 1906 à San Francisco sa banque, la Bank of Italy, devient le chef de file de la communauté bancaire de San Francisco en fournissant des prêts aux personnes frappées par le sinistre.

BankAmerica a été fondée en 1929 en Californie par le fusion de Amadeo Giannini's Bank of Italy et Bank of America, banque située à Los Angeles, le siège du nouveau groupe se situant à San Francisco.

Giannini a également cherché à développer la banque au niveau national, surtout dans les États de l'ouest aussi bien que dans le secteur de l'assurance, sous l'égide de sa filiale, Transamerica. Avec le Bank Holding Company Act de 1956, il fut interdit aux banques de posséder des filiales non-bancaires telles que des compagnies d'assurances. De ce fait BankAmerica et Transamerica se sont séparées. De plus, le régulateur fédéral a interdit à BankAmerica d'exercer dans plusieurs États à la fois. Le groupe fut donc obligé de regrouper ses activités bancaires hors de Californie dans une nouvelle structure séparée nommée First Interstate Bancorp, qui a été acquise par Wells Fargo Corp. en 1996.

La Californie était l'État ayant le plus fort taux de croissance des États-Unis d'après Guerre, avec l'utilisation la plus élevée des comptes chèque (beaucoup de soldats étant payés par l'intermédiaire des comptes bancaires pendant la Seconde Guerre mondiale). Pour faire face au volume de transaction, la banque a investi massivement dans les technologies de l'information et BankAmerica est généralement considérée, ainsi que General Electric Company et SRI, comme l'inventeur des opérations bancaires centralisées modernes, avec un certain nombre de technologies financières. Basées sur ces technologies, les cartes de crédit pouvaient être directement liées à différents comptes bancaires. En raison de l'efficacité de ces technologies, la banque a eu des coûts administratifs sensiblement inférieurs aux autres banques, ce qui lui permit au début des années 1970, de devenir la plus grande banque du monde.

En 1959, elle a inventé la carte de crédit, la BankAmericard, qui a changé son nom en VISA en 1975. Un consortium de banques californiennes a lancé la Master Charge (maintenant Mastercard) afin de concurrencer la BankAmericard.

Expansion hors de Californie[modifier | modifier le code]

C'est grâce au Bank Holding Company Act de 1967, que BankAmerica Corp peut de nouveau se développer hors de Californie.

BankAmerica s'est développée hors de Californie en 1983 avec l'acquisition de Seafirst Corp basée à Seattle dans l'État de Washington et de sa filiale, Seattle-First National Bank. Seafirst était dans une position difficile suite à une série de mauvais prêts dans l'industrie pétrolière. BankAmerica a continué à conserver le nom Seafirst jusqu'à la fusion de Bank of America avec NationsBank.

BankAmerica a enregistré d'énormes pertes en 1986 et 1987, à cause de mauvais placements dans le tiers monde, en particulier en Amérique latine. Le groupe renvoya son PDG d'alors, Sam Armacost, qui accusa son prédécesseur, A.W. (Tom) Clausen d'en être responsable. C'est ce même Tom Clausen qui fut nommé en remplacement de Armacost. Ces faits eurent comme conséquence une forte baisse des actions BankAmerica, rendant le groupe vulnérable à une OPA hostile.

First Interstate Bancorp of Los Angeles (autrefois filiale de BankAmerica), lança donc une offre à l'automne 1986 sur le groupe, offre que BankAmerica repoussa, et cela en vendant sa filiale FinanceAmerica à Chrysler ainsi que la firme de courtage Charles Schwab and Co. à M. Schwab. En 1987, l'action BankAmerica est tombée à 8 dollars pour rebondir fortement par la suite.

La nouvelle grande acquisition de BankAmerica arrive en 1992. À cette date BankAmerica acquiert sa concurrente californienne Security Pacific Corp. et sa filiale Security Pacific National Bank ainsi que d'autres banques en Arizona, en Idaho, en Oregon et dans l'État de Washington. C'est alors, la plus grande acquisition bancaire de l'histoire. Les régulateurs fédéraux ont néanmoins exigé la vente de la filiale de Security Pacific dans l'État de Washington, Rainier Bank, car l'association de Seafirst et Rainier Bank aurait donné une trop grande part de marché à BankAmerica dans cet État. Plus tard dans l'année, BankAmerica a acquis une banque du Nevada Valley Bank of Nevada.

En 1994, BankAmerica a acquis la Continental Illinois National Bank and Trust Co. of Chicago, qui était devenue propriété de l'État fédéral après avoir rencontré les mêmes problèmes que Seafirst dans l'industrie pétrolière. À cette époque aucune autre banque n'avait les moyens de renflouer la banque. Avec cette fusion BankAmerica Corp. redevient la plus grande banque des États-Unis en termes de dépôts, avant de tomber au second rang en 1997 derrière NationsBank Corp., puis troisième en 1998, derrière North Carolina's First Union Corp.

L’heure des grandes fusions[modifier | modifier le code]

Bank of America Center à Houston

En 1998, BankAmerica Corp. est acquise par NationsBank Corporation pour 64,8 milliards de dollars, pour ce qui est la plus grande opération bancaire de l'histoire à cette date. Alors que l'opération est techniquement un rachat de BankAmerica Corporation par NationsBank, l'opération est structurée comme une fusion entre les deux entités. Le nouveau groupe pris le nom de la proie et non du prédateur, à savoir Bank of America, mais le siège social du groupe reste à Charlotte. La banque répond toujours à la charte fédérale 13044 qui a été accordée à la Giannini's Bank of Italy le 1er mars 1927.

Malgré la taille gigantesque du nouvel ensemble, les régulateurs fédéraux ont seulement exigé la revente de treize agences au Nouveau-Mexique, dans des villes où Bank of America aurait possédé l'ensemble des agences bancaires. Ces cessions sont seulement exigés si une compagnie possède plus de 25 % des dépôts d'un État ou plus de 10 % sur l'ensemble du territoire. Le groupe ainsi constitué est donc présent dans vingt-deux États à travers 4 800 agences pour 570 milliards de dollars de capitaux.

En 2001, Hugh McColl, le PDG et Président du conseil d'administration démissionne et nomme Ken Lewis en tant que successeur. Le nouveau PDG se concentre alors davantage sur les performances financières du groupe, en totale rupture avec la l'onéreuse politique expansionniste de son prédécesseur.

En 2004, Bank of America rachète à National City Corp, National Processing Company, basée à Louisville pour 1,4 milliard de dollars. Cette nouvelle filiale, rebaptisée BA Merchant Services, traite une transaction sur six de VISA et de Mastercard. La compagnie fournit également des solutions financières pour des sociétés de transport et de santé.

En 2004, Bank of America acquiert FleetBoston Financial pour 47 milliards de dollars. Grâce à cette opération, le groupe renforce ses positions aux États-Unis où il possède 513 milliards de dollars de dépôt, loin devant le numéro deux JPMorgan Chase-Bank One avec 353 milliards de dollars et le numéro trois Wells Fargo avec 228 milliards de dollars (au 30 juin 2003).

Au XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Le 30 juin 2005, le groupe annonce son intention de racheter le géant de la carte de crédit, MBNA, pour 35 milliards USD en actions et en numéraire. La Réserve fédérale des États-Unis donne son accord à la fusion de Bank of America et MBNA le 15 décembre 2005. La fusion, finalisée le 1er janvier 2006, fait de Bank of America le premier émetteur des cartes de crédit des États-Unis devant JPMorgan Chase. MBNA est rebaptisé Bank of America Card Services et possède plus de 40 millions de comptes aux États-Unis.

En mai 2006, Bank of America signe un accord avec la banque brésilienne Banco Itaú, selon lequel la banque brésilienne acquiert les opérations de BankBoston au Brésil, activité dont Bank of America avait hérité lors de sa fusion avec FleetBoston. Cette session représente 66 agences au Brésil pour environ 203 000 clients, mais aussi par la suite 44 agences au Chili et 15 en Uruguay. Au terme de cet accord, Bank of America récupère une participation de 2,2 milliards USD[1] dans Banco Itaú, second groupe bancaire du Brésil, soit 5,8 % du capital.

Le 23 avril 2007, suite à l’annonce de la fusion entre les banques néerlandaise ABN Amro et britannique Barclays, Bank of America annonce avoir signé un accord pour reprendre les activités américaines de ABN Amro. Ainsi Bank of America mettrait la main sur LaSalle Bank pour 21 milliards USD[2]. LaSalle Bank, dont le siège est à Chicago, possède 1,4 million de clients dans la banque de détail et 411 agences bancaires dans les États du Michigan, de l’Indiana et dans la région de Chicago[3]. Cette acquisition mettrait Bank of America juste au-dessus des 10 % de dépôts autorisé pour une banque sur le territoire américain par les régulateurs. Cependant, le tribunal de commerce d'Amsterdam, a suspendu le vente de LaSalle suite à une plainte d’une association d’actionnaire, VEB, qui juge le vente comme étant une pilule empoisonnée pour dissuader toutes autres offres sur ABN Amro. L’accord entre Bank of America et ABN Amro prévoit une indemnité de 200 millions USD en cas d’échec de la vente. ABN Amro est la cible d’une contre-offre de la part d’un consortium de banque mené par Royal Bank of Scotland[4].

Le 23 août 2007, Bank of America annonce l'achat de Countrywide Financial, spécialiste des prêts immobiliers et important producteur de crédits subprimes, pour 2 milliards de dollars[5].

Bank of America a fait construire en 2008 son nouveau siège social pour sa branche new-yorkaise. Le gratte-ciel sera situé sur la 42e rue et l'Avenue of the America, à Bryant Park, et comptera 200 000 m² d'espace de bureaux. Le bâtiment accueillera le siège social de la division banque d'affaire du groupe, mais aussi une grande partie du personnel à New York.

Le 15 janvier 2009, dans le cadre du Plan Paulson, le département du Trésor des États-Unis a décidé d'injecter 20 milliards USD supplémentaires, portant son aide à un total de 45 milliards USD depuis octobre 2008[6]. De plus, le gouvernement fédéral américain a décidé de garantir 118 milliards USD d'actifs toxiques, lesquels provenaient à 75 % de Merrill Lynch, société officiellement acquise le 1er janvier 2009 par Bank of America[6].

En 2008, BoA a acquis Merrill Lynch. Vers la fin de 2008, malgré des pertes chez Merrill Lynch de 27,6 milliards USD, BoA a versé des primes aux cadres de cette société. « Et surtout, Bank of America a voulu cacher ces primes de 5,8 milliards à ses actionnaires ». En septembre 2009, la Securities and Exchange Commission a décidé de poursuivre BoA pour ces primes versées[7].

En juin 2011, pour mettre fin à des poursuites judiciaires entamées suite au scandale des prêts subprimes qui a provoqué la crise bancaire et financière de l'automne 2008, BoA a décidé de verser « 14 milliards de dollars pour solder les contentieux générés par sa filiale Countrywide Financial »[8].

Le 25 août 2011, Berkshire Hathaway annonce un investissement de 5 milliards de dollars américains (3,47 milliards d'euros) dans la Bank of America[9].

Le 2 septembre 2011, le gouvernement des États-Unis a commencé des poursuites judiciaires contre Bank of America pour son rôle dans la crise des subprimes[10].

En février 2012, Bank of America avec Wells Fargo, JPMorgan Chase, Citigroup, Ally Financial paient une amende commune de 25 milliards de dollars de par des saisies immobilières irrégulières[11].

En janvier 2013, Bank of America accepte de payer 3,6 milliards de dollars à Fannie Mae qui l'accusait de lui avoir vendu des crédits immobiliers sans avoir procédé aux vérifications nécessaires concernant la solvabilité des emprunteurs, et à racheter pour 6,75 milliards de crédits hypotécaires défectueux. La plupart de ces crédits défectueux avaient été émis par Countrywide Financial avant son rachat par Bank of America[12].

En juillet 2014, BoA paye à nouveau une amende d'un montant de 9,5 milliards de dollars aux autorités américaines dans le rôle de sa filiale Countrywide Financial qui auraient abusé Fannie Mae et Freddie Mac durant la crise des subprimes[13]. En août 2014, BoA dans le cadre d'un accord avec les autorités américaine paient une nouvelle fois une amende d'un montant de 16,65 milliards, dont 7 en tant que compensation à ses clients, pour le manque d'informations donner à ses clients sur les conditions de prêts risqués[14].

Revenus des dirigeants[modifier | modifier le code]

Thomas Montag a touché près de 30 millions de dollars en 2009[15].

Données financières[modifier | modifier le code]

Données Financières en millions USD[16]
année 2002 2003 2004 2005 2006
Produit net bancaire 35 082 38 529 49 610 56 923 74 247
EBITDA 18 654 16 722 21 885 29 490 35 597
Résultat net 9 249 10 810 14 143 16 465 21 133
Effectifs NA NA 176 000 176 638 203 000

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bourcier.com, 3 mai 2006 [lire en ligne]
  2. Yahoo finance, 23 mai 2007 [lire en ligne]
  3. Bourcier.com, 23 avril 2007 [lire en ligne]
  4. Latribune.fr, 4 mai 2007 [lire en ligne]
  5. Caroline Salas et Steven Church, « Countrywide Gives Bank of America $447 million Gain », Bloomberg L.P.,‎ 23 août 2007 (consulté le 29 octobre 2007)
  6. a et b AFP et Orange.fr, « L'Etat américain vient au secours de Bank of America, passée dans le rouge », Orange.fr,‎ 16 janvier 2009 (lire en ligne)
  7. AP, « La SEC attaque Bank of America », Le Devoir,‎ 23 septembre 2009 (lire en ligne)
  8. Agence France-Presse, « Scandale des subprimes - Bank of America règle pour 14 milliards : Jamais un litige n'aura coûté aussi cher à une institution bancaire », Le Devoir,‎ 30 juin 2011 (lire en ligne)
  9. « Buffett investit 5 milliards de dollars dans Bank of America », Reuters France,‎ 23 août 2011 (lire en ligne)
  10. François, « Scandale hypothécaire à Wall Street - Washington poursuit les banques : Bank of America, Morgan Stanley et Goldman Sachs sont du nombre », Le Devoir,‎ 3 septembre 2011 (lire en ligne)
  11. Les dix plus grosses amendes infligées par les Etats-Unis aux banques en trois ans, Le Monde, 14 juillet 2014
  12. Mark Gimein, « Billions of Dollars Paid, Still a Drop in the Mortgage Bust Ocean », Bloomberg.com,‎ 8 janvier 2013 (lire en ligne)
  13. Les Etats-Unis, spécialiste des amendes records pour les banques, Le Monde, 14 juillet 2014
  14. Subprimes : Bank of America va payer une amende record de 17 milliards de dollars, Le Monde, 21 août 2014
  15. http://www.aflcio.org/corporatewatch/paywatch/retirementsecurity/case_bankofamerica_2010.cfm
  16. OpesC : Résultats et effectifs

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]