Bandits, bandits

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Bandit.

Bandits, bandits

Titre original Time Bandits
Réalisation Terry Gilliam
Scénario Terry Gilliam et Michael Palin
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre Fantastique, aventures
Durée 116

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Bandits, bandits (Time Bandits) est un film britannique de Terry Gilliam, sorti en 1981

Sommaire

Synopsis [modifier]

Kevin est un jeune garçon vivant dans un futur proche, avec des parents d'un matérialisme navrant. Bientôt il découvre avec effroi que son armoire est l'extrémité d'un tunnel spatio-temporel, lorsqu'une nuit un cavalier la traverse violemment. La nuit suivante il se retrouvera face à des nains en fuite. Ils viennent de dérober la Carte des Portes Temporelles à leur maître, l'Être Suprême, pour devenir les plus puissants pillards de l'Univers. Alors qu'ils repoussent un mur de la chambre à la recherche d'une issue temporelle, l'Être Suprême surgit, effrayant Kevin qui à la suite des nains franchit la Porte et se trouve transporté dans le passé.

Kevin se retrouve alors entraîné dans leurs aventures burlesques qui d'époque en époque les conduiront à affronter le Mal, convoitant la carte pour se libérer de la Forteresse des Ténèbres où l'Être Suprême le tient captif.

Commentaires [modifier]

Cette section ne cite pas suffisamment ses sources. Pour l'améliorer, ajouter en note des références vérifiables ou les modèles {{refnec}} ou {{refsou}} sur les passages nécessitant une source.

Les Monty Python apparaissent presque au complet, et sont rejoints notamment par Sean Connery et George Harrison qui signe le générique et produit le film. L'esprit Monty Python est donc très présent, et ce film ne pourra convaincre ses détracteurs.

Pour quiconque goûte l'humour décalé du groupe, les maladresses d'un Terry Gilliam encore débutant (plans et montages peu recherchés) sont effacées par son exubérance, qui en retour donne au film un aspect très désordonné. C'est en partie ce joyeux désordre qui fait le charme de ce conte, tout en laissant transparaître un scénario riche (époques et lieux variés, chaque rencontre avec un héros légendaire est très différente des autres), progressif (introduction tardive du Mal) sans être linéaire (rébellion des nains...) et plein de merveilleux (nains, légendes, lutte du Bien contre le Mal), enchaînant les gags pas toujours potaches (vol des grecs...) : on pressent déjà les futurs films de Terry Gilliam, qui fait preuve d'une belle imagination dans la reprise des légendes les plus connues (Napoléon et Robin des Bois parodiés, l'Ogre tel que présenté dans les contes, et Agamemnon très humain...).

L'inégalité de l'ensemble l'empêche d'être culte[non neutre], mais l'épilogue d'abord désopilant et aux références nombreuses (jusqu'à Saturnin, qu'on eût pu croire inconnu des Britanniques[non neutre] !), puis presque sérieuse au travers des questions qu'elle soulève, réjouit les spectateurs sensibles à l'humour Monty Pythonesque.

Fiche technique [modifier]

Distribution [modifier]

Distinctions [modifier]

Le film a reçu 5 nominations aux Saturn Awards 1982 et a également été nommé au Prix Hugo (catégorie Best Dramatic Presentation) en 1982 et au festival Fantasporto (catégorie du meilleur film) en 1983.

Autour du film [modifier]

  • Le choix de Sean Connery provient d'une mauvaise blague de la part de Terry Gilliam et Michael Palin. En effet en écrivant le scénario, ils ont, en plaisantant, décrit le personnage d'Agamemnon comme étant Sean Connery. Après avoir cependant lu le script, l'acteur écossais a finalement accepté avec joie de tenir ce petit rôle.
  • L'acteur Declan Mulholland, qui joue un des voleurs au service de Robin des Bois, avait incarné Jabba dans Star Wars, épisode IV : Un nouvel espoir (le personnage ayant à l'époque une apparence humaine avec un gros manteau de fourrure). Mais la scène fut coupée au montage et, depuis, Jabba est devenu une grosse limace animatronique (puis numérique) et rebaptisée Jabba le Hutt ("Hutt" étant le nom de sa race).
  • La scène qui suit celle du bateau et du géant devait à l'origine se passer dans une forêt avec des arbres vivants. Mais par manque de moyens, Gilliam a juste introduit un désert se terminant par une barrière de verre dissimulant la forteresse du génie du mal.
  • Une autre scène devait se passer dans une époque future mais, en définitive, n'a pas été faite. Ce qui explique l'arrivée de Querelle à bord d'un petit vaisseau spatial lors de la grande bataille contre le génie du mal.
  • Dans le scénario original, Agamemnon était présent dans la séquence de la grande bataille. Mais Connery n'étant pas disponible au moment du tournage de la scène, le personnage est finalement absent.
  • Dans le film, le Titanic est désigné par le préfixe SS, alors qu'il portait en réalité le préfixe RMS.

Le mystère de la fin de l'histoire [modifier]

La présence de Sean Connery en pompier, à la fin du film, soulève un mystère chez le public : Est-ce Agamemnon incognito ou est-ce simplement un sosie ? Un indice prouverait cependant la première hypothèse : Le pompier fait un clin d'œil à Kevin avant de partir (Agamemnon lui en avait fait un lors de son ovation face à son peuple).

Voir aussi [modifier]