Bande dessinée érotique

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La bande dessinée érotique est un genre de bande dessinée consacré à l'érotisme et, par extension, la pornographie. Elle est parfois appelée bande dessinée pour adultes.

Originellement confinée à l'illégalité ou à un érotisme très surveillé, elle se développe vraiment à partir du milieu des années 1960 aux États-Unis (via l'underground) et en France (via des publications luxueuses d'éditeurs d'art). L'affirmation croissante de la liberté d'expression permet son fort développement dans les années suivantes, derrière des auteurs comme Georges Pichard ou Guido Crepax. Elle tend cependant à disparaître en tant que telle au début des années 1980, l'érotisme devenant en Europe partie intégrante d'une grande partie de la production destinée aux adultes, tandis la bande dessinée pornographique prend son essor. C'est également à cette époque que naît vraiment la bande dessinée pornographique au Japon. Avec l'arrivée d'internet et la pénétration des bandes dessinées asiatiques en occident, la bande dessinée pornographique connaît un nouvel essor, tout en restant un genre de bande dessinée assez mineur.

Histoire[modifier | modifier le code]

Tijuana Bibles et petits formats : érotisme et illégalité (des années 1930 au début des années 1960)[modifier | modifier le code]

Le passage dans la sphère publique en occident (années 1960-années 1970)[modifier | modifier le code]

En France dans les années 1960, la bande dessinée érotique s'illustre au grand jour grâce à une nouvelle héroïne, Barbarella de Jean-Claude Forest, qui mêle la sensualité et la science-fiction. Elle parait tout d'abord par épisodes en 1962 dans V magazine, revue coquine de l'époque qui publiait trimestriellement, humour, photos et nouvelles érotiques. Si cette publication demeure d'abord relativement inaperçue, il n'en est pas de même de l'album publié aux éditions Éric Losfeld en 1964 qui crée l'évènement et le scandale en révélant au public une bande dessinée dépourvue de mièvrerie et réservée aux adultes. Mis en exergue par la presse, le personnage de Barbarella devient ainsi une sorte de symbole de la libération sexuelle en bande dessinée.

À compter de janvier 1970, Georges Pichard crée le personnage de la pulpeuse Paulette dans les pages de la revue Charlie Mensuel dirigée par Georges Wolinski. Cette revue est la première à s'avouer ouvertement destinée aux adultes. D'autres titres suivront : L'Écho des savanes, Fluide glacial, Circus, (A SUIVRE).

Valentina de Guido Crepax (en 1965). Puis elle a élargi son audience grâce aux initiatives de certains journaux comme France-Soir, qui publia Hypocrite de Jean-Claude Forest (1971) ou Blanche Épiphanie de Jacques Lob et Georges Pichard (1976).

Des magazines de BD comme Métal hurlant ou L'Écho des savanes ont contribué à faire connaître de nouveaux auteurs et illustrateurs du genre. Aujourd'hui devenu un genre à part entière, la bande dessinée pour adultes est surtout présente dans des revues spécialisées comme Bédéadult' ou BD X, avec des auteurs phare comme Robert Hugues.

En parallèle sont publiés à partir de 1968 les premiers ouvrages sur la bande dessinée érotique. Ceux-ci, signés Jacques Sadoul, ou Michel Bourgeois s'intéressent avant tout à l'accumulation d'informations, aux typologies, aux symboles, plutôt qu'à l'esthétique même ou à l'histoire du genre[1].

Pornographie et érotisme dans les bandes dessinées occidentales des années 1980 au milieu des années 1990[modifier | modifier le code]

Le développement de la bande dessinée pornographique japonaise[modifier | modifier le code]

Une mondialisation de la bande dessinée pornographique ?[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes


Références

  1. De la Croix (1984), p. 50

Annexes[modifier | modifier le code]

Documentation[modifier | modifier le code]

Encyclopédies et dictionnaires[modifier | modifier le code]

Essais et autres ouvrages[modifier | modifier le code]

Articles[modifier | modifier le code]

  • Jacques de la Croix, « Éros dans les cases », Les Cahiers de la bande dessinée no 56, Glénat, janvier-février 1984, p. 48-50
  • Jacques de Pierpont, « Porno BC-BG », Les Cahiers de la bande dessinée no 56, Glénat, janvier-février 1984, p. 66-67
  • « La BD X revit », lexpress.fr, 28 janvier 2010 (en ligne, consulté le 21 avril 2011)