Bande dessinée mexicaine

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La bande dessinée mexicaine (Historieta de México) existe depuis la fin du XIXe siècle et est très développée. Au Mexique, le terme monitos était parfois employé pour désigner les historietas. Maintenant, cómic et historieta sont utilisés indistinctement.

Histoire de la bande dessinée mexicaine[modifier | modifier le code]

Il semblerait que les débuts de la bande dessinée mexicaine coïncident avec l'apparition d'une série de 102 lithographies (exécutées par Eusebio Plates, un peintre catalan), "Histoire d'une femme" offertes dans les paquets de cigares "El Buen Tono". Alors que la caricature politique est déjà bien répandue dans le pays, "Histoire d'une femme" est plus proche du langage de la bande dessinée européenne de l'époque, il s'agit d'une série de vignettes illustrées dans lesquelles, un texte est inséré dans la partie inférieure; le phylactère n'est pas encore employé. Une autre similitude avec ce que seront les historietas est que le lecteur reçoit chaque chapitre comme un roman dans les nouvelles livraisons de paquet de cigares.

La marque du tabac se rend compte de l'accroissement des ventes et 22 années plus tard, elle publie un autre titre dont le protagoniste est"Ranilla", un fumeur qui devient rapidement le premier personnage de la historieta mexicaine et dont le lecteur découvre les nouvelles aventures avec l'achat d'un paquet de cigares. Un dessinateur mexicain, Juan Bautista Urrutia, est chargé de la réalisation. Le "Buen Tono" s'associe avec la brasserie " Moctezuma de Orizaba" et les personnages d'Urrutia, qui se mettent toujours dans des problèmes, s'en sortent en fumant un cigare du "Buen Tono" ou en buvant une bière "Moctezuma".

Au début du XXe siècle, plusieurs hebdomadaires mexicains publient des historietas. Peu à peu, les journaux commencent à acheter les droits pour reproduire des bandes dessinées étrangères. Finalement des auteurs mexicains commencent à apparaître.

En 1928, apparaît dans "El Universal Gráfico", "Adelaido El Conquistador", de Juan Arthenack. En 1936, est lancé "Chamaco Grande", la première revue hebdomadaire mexicaine de bande dessinée avec du matériel national. La concurrence émerge la même année avec l'apparition de la revue Pepín, qui existera jusqu'en 1955. Peu à peu, les historietas commencent à sortir du registre comique et des bandes dessinées de terreur, de science fiction ou romantiques (genre particulièrement présent, encore de nos jours) sont éditées. C'est à cette époque que Yolanda Vargas Dulche (créatrice de Memín Pinguín) commence à écrire.

Les années 1940 sont considérées comme l'âge d'or de la bande dessinée mexicaine. Los superlocos de Gabriel Vargas et Los Supersabios de German Butzé, entre autres, en sont le témoignage. Pour la revue "Pepín", Gabriel Vargas créera en 1947 la Familia Burrón, un classique des historietas mexicaine.

C'est au Mexique qu'Alejandro Jodorowsky écrit pour la première fois une bande dessinée. En 1966, il crée avec dessinateur mexicain Manuel Moro Cid, Anibal Cinq (qu'il reprendra plus tard avec Georges Bess aux dessins).

Séries mexicaines[modifier | modifier le code]

Historietistas mexicains[modifier | modifier le code]

Auteurs mexicains réalisant du comics ou du franco belge[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Documentation[modifier | modifier le code]

  • Patrick Gaumer, « Mexique », Larousse de la BD, Paris : Larousse, 2010, hors-texte p. 82-84.
  • (en) Harold E. Hinds et Charles M. Tatum, Not Just for Children. The Mexican Comic Book in the Late 1960s and 1970s, Greenwood Press, 1992.
  • (en) Anne Rubenstein, Bad Language, Naked Ladies, and Other Threats to the Nation. A Political History of Comic Books in Mexico, Duke University Press, 1998.
  • (en) Anne Rubenstein, « Home Loving and Without Vices » dans Jeet Heer et Kent Worcester (dir.), A Comics Studies Reader, Jackson : University Press of Mississippi, 2009, p. 207-225.