Bande d'Aozou

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Bande d'Aozou

La bande d'Aozou est un territoire tchadien, de 114 000 km2 et 100 km de large (comprenant la ville d'Aozou), revendiquée par la Libye, qui l'a envahie en 1973 et annexée en 1976, avant sa reconquête par le Tchad en 1987, pendant le conflit tchado-libyen.

En 1994, un accord-cadre est trouvé par la cour internationale de justice de La Haye [1] qui valide la souveraineté tchadienne et l'armée libyenne évacue la bande d'Aozou.

L'origine du différend remonte à la signature en 1935 entre Pierre Laval et Benito Mussolini d'un traité prévoyant la cession par la France à l'Italie de cette bande au sud de la frontière tchado-libyenne, telle qu'elle avait été fixée antérieurement par un accord de 1919. L'Italie s'étant alliée à l'Allemagne nazie, le traité n'a pas été ratifié, mais a servi de prétexte au colonel Kadhafi pour intervenir au Tchad. La Libye faisait aussi valoir un prétendu traité secret signé par François Tombalbaye qui aurait reconnu les prétentions libyennes sur la bande d'Aozou en échange d'une aide financière substantielle.

On peut noter que c'est ce même accord Laval-Mussolini, qui prévoyait aussi la cession vers Douméra d'une partie du littoral de la Côte française des Somalis à l'Italie, qui est invoqué par l'Érythrée pour justifier ses revendications frontalières.

La zone renferme des ressources inexploitées en uranium et manganèse, et la possibilité de réserves pétrolières a attisé les conflits dans les années 1980 (voir Opération Manta).

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