Banc (siège)
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Un banc est une pièce de mobilier (soit mobile par définition et on le distinguera donc des bancs fixes en pierre), un siège allongé permettant à plusieurs personnes de s'assoir côte à côte. Il peut être avec ou sans dossier (banquette). On le trouvait dans l'habitat individuel, l'église, l'école, lieux où il a souvent fait place aux sièges individuels.
Par extension le mot banc désigne le lieu du rassemblement (banc des accusés, banc des avocats, etc.).
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Histoire [modifier]
Au Moyen Âge, le banc est le seul siège avec le tabouret. Il est mobile (sens de « meuble ») et suit ses propriétaires dans leurs voyages d'une habitation à l'autre. Simple plateau pourvu de pieds il sert autant de siège que de table et est souvent recouvert de tapis[1].
Au XIe siècle des appuis apparaissent, dans le prolongement des pieds, et une barre pour dossier[2]. Il se complète ensuite d'un coffre dans sa base : muni d'un coffre, d'un dossier et d'accotoirs, il est appelé alors archebanc[3] et banc-coffre plus tardivement.
Meuble d'intérieur en bois, il a longtemps été un des seuls sièges avec le tabouret, car la chaise et le fauteuil sont apparus seulement à la Renaissance qui verra naître la chaire à dais puis le fauteuil et la chaise.
Bibliographie [modifier]
- Eugène Viollet-le-Duc, Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque carlovingienne à la Renaissance, Bance, 1858, p. 31-37
- Guillaume Janneau, Brigitte Dagron, Le meuble populaire français, Volume 2, Serg, 1978, p. 105-138.
- Paul Delsalle, Le cadre de vie en France aux XVIe, XVIIe, XVIIIe siècles, Editions Ophrys, 1995.
Notes et références [modifier]
- Viollet-le-Duc cité en bibliographie, p. 31-32
- Viollet-le-Duc cité en bibliographie, p. 33
- En Franche-Comté, il est complété d'une écritoire sur l'accoudoir unique, Paul Delsalle, p. 56