Bambusicole de Chine

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La Bambusicole de Chine (Bambusicola thoracicus) est une espèce d'oiseaux de la famille des Phasianidae.

Distribution[modifier | modifier le code]

Sud de la Chine : est du Seutchouan, Hounan, Foukien, Kiangsi, sud du Tchekiang. Taiwan. Cette espèce a également été introduite au Japon.

Sous-espèces[modifier | modifier le code]

  • B. t. thoracicus (Temminck, 1815), forme nominale, se rencontre dans le sud de la Chine. Cette sous-espèce a été introduite au Japon avec succès.
  • B. t. sonorivox Gould, 1863 vit à Taïwan. Elle est plus foncée, les taches des flancs sont de couleur noisette et non noire. La bande pectorale grise est plus étendue.

Habitat[modifier | modifier le code]

Cette perdrix fréquente les étendues enherbées pas trop accidentées, entrecoupées de fourrés épais et de touffes de bambous, jusqu’à 1 000 m d’altitude surtout, parfois un peu plus haut (2 000 m)[1]. À Taïwan, D. Fischer la dit commune dans les endroits plus ou moins perturbés, dans les cultures, les plantations de thé, le long des routes et même dans des touffes de bambous situées près de son hôtel[2].

Alimentation[modifier | modifier le code]

Son régime alimentaire comprend des graines, des pousses, des feuilles et des invertébrés collectés dans les cultures et les jachères, parfois en compagnie de volailles domestiques[1].

Mœurs[modifier | modifier le code]

La bambusicole de Chine vit en compagnie de deux à vingt oiseaux assez territoriaux et est plus active tôt le matin[2]. Elle se laisse approcher facilement et se lève difficilement, au dernier moment, les oiseaux se dispersant alors dans toutes les directions[3].

Voix[modifier | modifier le code]

Le cri territorial est puissant, gi-gi-gi-gi-gi-gigeeroi-gigeeroii, les oiseaux se répondant en duo. En dehors de la saison de reproduction, le chant est plus harmonieux et pourrait être décrit comme un sih-mo-kuai, si-mo-kuai d’après Steve Madge et Phil McGowan[4].

Nidification[modifier | modifier le code]

Il est probable que cette espèce soit monogame, mais aucune étude n’a été menée à ce sujet. Les groupes se dispersent au printemps, les mâles devenant alors agressifs. Le nid est placé dans un taillis, une touffe de bambous ou au pied d’une arbre, parfois simplement dans une touffe d’herbes[1].

Statut, conservation[modifier | modifier le code]

Cette espèce est commune et a une vaste aire de répartition qui la met à l’abri d’une menace directe. Cependant des diminutions de populations, parfois importantes, ont été constatées localement, en raison de la destruction de l’habitat et d’une chasse intensive. La population serait stable à Taïwan[1].

Références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Robert-Daniel Etchécopar et François Hüe (ill. Patrick Lazare Suiro et Gilbert C. Armani), Les Oiseaux de Chine, (Papeete) Paris, (éditions du Pacifique) Boubée,‎ 1983, 704 p. (ISBN 2-85004-037-1, notice BnF no FRBNF34743645).
  • (en) D. Fischer, « Pheasants and Partridges in the mountains of Taiwan », WPA News, no 74,‎ 2005, p. 16.
  • Alain Hennache et Michel Ottaviani, Cailles, Perdrix et Francolins de l’Ancien Monde, Clères, France, W.P.A. France,‎ 2011, 400 p. (ISBN 978-2-9512467-3-7).
  • (en) Steve Madge, Phil J. K. McGowan, Guy M. Kirwan et al., Pheasants, Partridges & Grouse : a guide to the pheasants, partridges, quails, grouse, guineafowl, buttonquails and sandgrouse of the world, Londres, Christopher Helm,‎ 2002 (ISBN 0-7136-3966-0).

Annexes[modifier | modifier le code]

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Références taxinomiques[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]