Balthus de l'autre côté du miroir

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Balthus de l'autre côté du miroir

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Balthus par Damian Pettigrew (1996)

Réalisation Damian Pettigrew
Sortie 1996
Durée 72 min.

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Balthus de l'autre côté du miroir est un long métrage documentaire consacré au peintre français Balthus, réalisé par Damian Pettigrew et produit par Olivier Gal et Planète en 1996.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Le documentaire dévoile les us et coutumes de Balthus chez lui et au travail dans son atelier aidé par sa femme, Setsuko, dans leur chalet de Rossinière. Des entretiens avec l'artiste et ses fils Stanislas et Thadée, le peintre François Rouan, les critiques Jean Clair et Jean Leymarie, des photos d'Henri Cartier-Bresson et d'Irving Penn, et de nombreux documents inédits révèlent la complexité du travail du peintre. Le film a été tourné en Super 16 pendant quatre saisons en Suisse (Grand Chalet à Rossinière), en Italie (la villa Médicis à Rome et le château de Balthus à Montecalvello), en France (la Cour de Rohan, rue Bourbon-le-Château, les quais de la Seine, le Passage du Commerce Saint-André à Paris et à Larchant), et dans les landes de Yorkshire en Angleterre.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

BalthusChaletbackview.jpg

Intervenants[modifier | modifier le code]

BalthusinGarden.jpg

Distinctions[modifier | modifier le code]

Citations[modifier | modifier le code]

« La question centrale de la peinture, et singulièrement dans une peinture comme celle de Balthus, c'est la dimension sexuelle. Si Balthus était là, il allumerait d'abord une cigarette, encore une, et puis il prendrait son petit air très humoristique, il me laisserait évidemment parler, puis il terminerait en me disant que ce qu'il peint, ce sont des anges. » - François Rouan
« Les anges, comme le dit Rilke, sont terribles… La beauté aussi est terrible. » - Jean Leymarie
« Là où il est le plus grand, c'est peut-être quand éclate sa cruauté. Il y a chez Balthus une composante sadienne. » - Jean Clair
« La seule façon d'être connu aussi vite que possible dans les années 1930, c'était le scandale. » - Balthus

Extraits critiques[modifier | modifier le code]

BalthusCalvellohills.jpg
  • Télérama : « Nous avons vraiment beaucoup aimé. Un beau portrait, vivant, varié et, au-delà des images, tendre, respectueux et admiratif. »[1]
  • Muséart : « Filmé avec minutie et magie, de Paris à Rome en passant par le château de Balthus, en Italie. La géométrie des compositions et la subtilité de la palette de l'artiste transparaissent dans chaque prise de vue. »[2]
  • Libération : « Les us et coutumes de Balthus à travers lesquels la lenteur du maître est admirablement rendue. »[3]
  • Le Journal des arts : « C’est la première fois que la chaîne Planète engage autant de moyens dans la coproduction d’un film sur l’art… Le cinéaste a choisi de se laisser guider par les œuvres elles-mêmes et d’en retirer les éléments autobiographiques. Cette approche par petites touches subtiles, jamais didactique ni pédagogique, dresse le portrait intime d’un des grands peintres de ce siècle encore vivant. »[4]
  • TéléCable : « Un portrait approfondi du peintre, nourri de témoignages de ses intimes. Le documentaire en devient, par son degré d’intimité, une œuvre exceptionnelle. »[5]
  • Le Figaro : « Ce beau film transforme une visite indiscrète en parcours biographique et en itinéraire analytique… Le portrait tente de cerner la cruauté et l’isolement de Balthus sous l’éclairage de son amitié pour Artaud, le double qui prit la porte de la folie pour s’évader avant lui. En contrepoint, Philippe Noiret voit en lui un autre père qui lui dispensa une rassurante affection. »[6]
  • Le Nouvel Observateur : « Un portrait réussie et émouvant. »[7]
  • Dvdrama : « Le documentaire, tourné en 1996, que lui consacre le cinéaste de Fellini, je suis un grand menteur (2002), est le fruit d'un tournage échelonné sur quatre saisons et qui nous dévoile le peintre dans l'intimité de son atelier et de son travail, aidé par sa femme Setsuko. Réputé pour ne pas s'étendre sur son travail ou ses œuvres, Balthus se livre, commente ses toiles, ses inspirations, ses thématiques… Les différents entretiens, en particulier ceux de ses enfants, sont passionnants et fourmillent d'anecdotes. On prend un réel plaisir à la vision du film, l'auteur sachant marier l'érudition et l'émotion, nous faisant pénétrer l'intérieur d'une personnalité complexe, dévouée entièrement a son art. »[8]
  • Festival international de Munich : « Une qualité documentaire et une direction artistique exceptionnelles. »

Références[modifier | modifier le code]

  1. Céna, Olivier, Télérama, no 2448, 14-20 décembre 1996, p. 34.
  2. Couturiau, Florence, Muséart, no 78, janvier 1998, p. 26.
  3. Gaumont, Hervé, Libération, 16 décembre 1996, p. 22.
  4. Tauss, Céline, ‘Balthus intime’, Le Journal des Arts, décembre 1996, p. 37.
  5. Parmentier, Michel, TéléCable Satellite, 14-20 décembre 1996, p. 31.
  6. Borde, Dominique, Le Figaro, lundi 24 février 1997, p. 30.
  7. Le Nouvel Observateur, 12-18 janvier 1997, p. 33.
  8. Chestier, Nicolas, Dvdrama, décembre 2008.

Liens externes[modifier | modifier le code]