Balsa
| Ochroma pyramidale | ||
|---|---|---|
| Classification classique | ||
| Règne | Plantae | |
| Sous-règne | Tracheobionta | |
| Division | Magnoliophyta | |
| Classe | Magnoliopsida | |
| Sous-classe | Dilleniidae | |
| Ordre | Malvales | |
| Famille | Bombacaceae | |
| Genre | Ochroma | |
| Nom binominal | ||
| Ochroma pyramidale (Cav. ex Lam.) Urb., 1920 |
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| Classification phylogénétique | ||
| Ordre | Malvales | |
| Famille | Malvaceae | |
Le balsa (Ochroma pyramidale) est une espèce d'arbre de la famille des Bombacaceae, ou des Malvaceae, sous-famille des Bombacoideae, selon la classification phylogénétique. C'est un grand arbre pouvant atteindre 40 m de haut, originaire des forêts équatoriales d'Amérique du Sud et d'Amérique centrale. Le terme désigne aussi le bois de cet arbre, extrêmement léger et cassant, utilisé notamment pour la réalisation de maquettes d'aéronefs, et dans le cinéma, pour créer des objets pouvant être facilement brisés (pour des scènes nécessitant des effets spéciaux).
Le terme « balsa » (mot féminin : una balsa) vient de l'espagnol où signifie radeau.
Sommaire |
[modifier] Description
Son feuillage est normalement persistant, sauf en cas de saison sèche prolongée. Les grandes feuilles de 30 à 50 cm sont palmées avec 3 à 5 nervures saillantes et possèdent des lobes peu marqués.
[modifier] Aire et répartition
Mexique et Amérique centrale, Antilles, Amérique du Sud. Cultivé en Afrique et en Asie.
[modifier] Production
Sa production est difficile, car c'est un arbre complexe qui ne pousse que dans des conditions climatiques particulières et à une certaine altitude. Le balsa pousse en touffe et il n'est pas possible de planter les arbres en alignement comme les bananiers et les hévéas.
C'est un arbre à croissance très rapide. Dès la première année, il croît de six mètres, et son bois peut être exploité dès l'âge de six ou sept ans, lorsqu'il mesure de trente-cinq à quarante mètres. Cependant, il vieillit vite et il est sujet, vers 15 ans, au pourrissement qui lui enlève toute valeur commerciale.
Le bois, une fois les arbres abattus, est sursaturé d'humidité, de 200 à 400 % (de la masse anhydre). Il doit être séché très rapidement et traité à l'aide de produits hydrofuges. Il est sensible aux attaques des insectes.
La multinationale Alcan, numéro un mondial de l'aluminium est aussi le premier producteur de bois de balsa avec 1 600 hectares en Équateur. Cette activité a été héritée en l'an 2000, lorsque le géant canadien a fusionné avec la société Alu Suisse. Cette dernière avait développé cette activité pour répondre à une demande croissante de matériaux légers et présentant de bonnes performances mécaniques. Ainsi, le balsa est capable de rivaliser avec les matériaux composites à base de mousses plastiques, de plus il a l'avantage d'être une solution naturelle et renouvelable, dont l'exploitation contribue à la lutte contre la déforestation. Aujourd'hui, le bois de balsa intègre d'autres matériaux composites fabriqués par Alcan.
Alcan emploie, selon les saisons, de cinq cents à huit cents personnes dans ses plantations de balsa. La société expédie son bois dans le monde entier et réalise, pour cette activité, un chiffre d'affaires d'à peu près 100 millions de US dollars, soit 0,4% de son CA global. Une grande partie des opérations de transformations — séchage, découpage et préparation — est réalisé en Équateur qui conserve ainsi une part de la valeur ajoutée de la transformation du balsa.
[modifier] Utilisation
Les Indiens d'Amazonie l'utilisaient pour fabriquer des radeaux à l'aide de troncs assemblés, ou des canots creuses dans des troncs d'arbres.
Son bois est très léger — deux fois plus léger que le liège — et sa densité typique est de 0,14 (à 12 % d'humidité) soit 140 kg/m³ — un tiers de la densité d'un bois ordinaire. Il vient souvent en complément d'autres matériaux composites, et peut donc être utilisé pour fabriquer de véritables sandwichs, composés de plusieurs couches de matériaux dont l'aluminium. Cette technique optimise les qualités intrinsèques de chacun des composants employés.
Il est très recherché pour le modélisme (modélisme naval et aérien notamment) et pour diverses applications : isolation thermique et phonique, construction aéronautique, flotteurs, ceintures de sauvetage… Il servit notamment dans la fabrication du De Havilland DH.98 Mosquito, ainsi que le fameux Kon-Tiki.
Les Américains l'utilisent surtout dans la construction navale et plus particulièrement pour les yachts de luxe.
Les Européens l'emploient beaucoup dans la fabrication des pales des éoliennes.
[modifier] Synonymes
- Bombax pyramidale Cav. ex Lam.
- Ochroma bicolor Rowlee
- Ochroma concolor Rowlee
- Ochroma lagopus Sw.
- Ochroma obtusum Rowlee
[modifier] Liens externes
- Référence Catalogue of Life : Ochroma pyramidale (Cav. ex Lam.) Urban (en)
- Référence Tela Botanica (Antilles) : Ochroma pyramidale (fr)
- Référence ITIS : Ochroma pyramidale (Cav. ex Lam.) Urban (fr) ( (en))
- Référence NCBI : Ochroma pyramidale (en)
- Référence GRIN : espèce Ochroma pyramidale (Cav. ex Lam.) Urb. (en)