Ballon Generali

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48° 50′ 29″ N 2° 16′ 27″ E / 48.84139, 2.27417 ()

Ballon Generali
Image illustrative de l'article Ballon Generali
Le Ballon Generali

Type Ballon captif à hélium
Constructeur Drapeau : France Aerophile SAS
Date de retrait « Toujours en service »
Motorisation
Dimensions
Hauteur 32 m
Diamètre 22 m
Volume 6 000 m3
Masses et capacité d'emport
Passagers 30
Performances
Altitude de croisière 150 m

Le Ballon Generali est un ballon à gaz captif, servant d'attraction touristique et de support publicitaire, installé à Paris depuis 1999 dans le parc André-Citroën. Conçu et développé par la société Aerophile SAS dans le cadre des festivités de l'an 2000, il a accueilli selon celle-ci un demi-million de visiteurs en dix ans[1].

Fonctionnement[modifier | modifier le code]

Le ballon, rempli de 6 000 m3 d'hélium, est relié au sol par un câble, commandé par un treuil hydroélectrique. Cette attraction touristique embarque dans les années 2000 jusqu'à trente passagers (environ 2 5 tonnes) à 150 mètres au-dessus de Paris. Il mesure 32 mètres de haut, l'équivalent d'un immeuble de douze étages, pour un diamètre de 22 mètres[2].

Il a servi de support publicitaire à Fortis, puis à partir de 2002 à Eutelsat. En 2008, il a noué un partenariat avec la Banque populaire et Airparif : rebaptisé « ballon Air de Paris », son système d'éclairage le fait désormais changer de couleur en temps réel en fonction de la qualité de l'air ambiant dans Paris, mesurée par Airparif : de vert (bon) à rouge (mauvais) en passant par orange (médiocre).

Le Ballon Generali en vol, la Tour Eiffel en arrière-plan.

Ce système est complété par un éclairage indépendant (panneaux de LED, visibles surtout de nuit sur la partie basse de l'enveloppe) indiquant avec le même code couleur la qualité de l’air à proximité du trafic.

Le 18 avril 2013 est inauguré un nouveau ballon de Paris, rebaptisé l’« Observatoire Atmosphérique Generali » (la compagnie d'assurances italienne Generali ayant noué un partenariat de plus de 14 ans avec la Mairie de Paris) qui embarquera chaque année 50 000 visteurs pour un spectacle d’environ 10 minutes, le ballon pouvant les matins de beau temps s’envoler à 300 mètres d’altitude, ce qui en fait le deuxième plus haut point de Paris après la tour Eiffel. 6 400 ampoules LED, alimentées par un système de panneaux solaires flexibles installés au sommet du ballon, indiquent essentiellement la nuit (de jour elles sont moins visibles), grâce à leur couleur et aux données fournies par Airparif, le niveau de pollution, respectivement à hauteur du trafic et dans l’air ambiant selon l’indice européen Citeair : l'échelle a cinq niveaux allant du vert foncé (très faible niveau de pollution), au vert clair (faible), jaune (moyen), orange (élevé) et rouge (très élevé)[3]. Quatre laboratoires du CNRS utilisent cet aéronef pour mener des études sur les basses couches de l’atmosphère, notamment le LPC2E (Laboratoire de Physique et de Chimie de l'Environnement) de Jean-Baptiste Renard qui équipe le ballon avec le LOAC (Light Optimal Aerosol Counter)[4], appareil de mesure qui compte et identifie les particules ultrafines, inférieures à 1 micromètre (PM1,0)[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. « Ballon Air de Paris : Pour la première fois, la qualité de l'air est visible », sur le site officiel.
  2. [PDF] Ballon de Paris, dossier de presse 15 mai 2008
  3. Le Ballon de Paris devient l’Observatoire Atmosphérique Generali
  4. Appareil destiné initialement à mesurer les particules fines à 40 kilomètres d'altitude dans la stratosphère.
  5. « Un nouveau ballon au parc André Citroën », sur paris.fr,‎ 25 avril 2013

Lien externe[modifier | modifier le code]