Ballet de l'Opéra national de Paris

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Les danseurs du Ballet de l'Opéra national de Paris durant le salut à la fin du ballet Rain d'Anne Teresa De Keersmaeker (2011)
Ovation à Manuel Legris, danseur étoile du Ballet de l'Opéra de Paris, lors de ses « adieux » après sa dernière représentation dans le ballet Onéguine de John Cranko, le 15 mai 2009. Manuel Legris a été nommé le 11 juillet 1986, à la suite de son interprétation du rôle de Jean De Brienne dans le ballet Raymonda, chorégraphié par Rudolf Noureev lorsque ce dernier était directeur de la Danse à l'Opéra de Paris.
À gauche sur la photo au 2e plan : Clairemarie Osta (danseuse étoile dans le rôle de Tatiana), à droite au 2e plan : Myriam Ould-Braham (première danseuse dans le rôle d'Olga, soeur de Tatiana), tout à gauche, le chef d'orchestre : James Tuggle, à l'arrière, les danseurs du corps de ballet.
La Danse de Jean-Baptiste Carpeaux, créé pour la façade sud de l'Opéra Garnier (Musée d'Orsay).
Costume pour Le Sacre du Printemps, reprise à l'Opéra de Paris en 1991, Marie-Claude Pietragalla est L'Élue.

Le Ballet de l’Opéra national de Paris, fondé en 1661 sous la tutelle du roi Louis XIV sous la forme d'une Académie royale de Danse, avec pour mission de former des artistes de la danse et de codifier l’art chorégraphique, est la plus ancienne compagnie de danse académique classique. En 1669 le corps de ballet est intégré, à l'instigation de Jean-Baptiste Colbert, à l’Académie d'Opéra, aujourd’hui l’Opéra de Paris. Les deux siècles suivant sa création voient le Ballet de l’Opéra changer onze fois de lieu, il est basé au Palais Garnier depuis 1875. L'École de l’Académie royale de Danse, aujourd’hui École de Danse de l’Opéra national de Paris, fondée en 1713, est la plus ancienne école de danse du monde occidental mais aussi le berceau de la danse académique classique mondiale.

Sommaire

[modifier] Historique

Au départ, une troupe nombreuse, exclusivement masculine jusqu'en 1681, danse dans les divertissements et les intermèdes d'opéras. En 1776, Jean-Georges Noverre, puis les frères Maximilien et Pierre Gardel, y imposent le ballet d'action qui fleurissait déjà sur d'autres scènes françaises.

Peu à peu le ballet s'affranchit de l'opéra et au début du XIXe siècle se constitue un répertoire d'œuvres chorégraphiques pures, jusqu'à l'apothéose du ballet romantique. C'est là que sont créées les plus grandes œuvres classiques, comme La Sylphide (1832), Giselle (1841), Paquita (1846), Le Corsaire (1865) ou Coppélia (1870).

À la fin du XIXe siècle, le centre européen de la danse n'est plus Paris mais il s'est déplacé à Saint-Pétersbourg, sous la houlette de Marius Petipa. La plupart des grandes danseuses de l'Opéra de Paris ont gagné la Russie et le Ballet de l'Opéra fait essentiellement appel à des danseuses italiennes formées à l'école de Carlo Blasis et d'Enrico Cecchetti, comme Aïda Boni, Pierina Legnani, Rita Sangalli ou Carlotta Zambelli.

Au XXe siècle, le renouveau est amorcé par les Ballets russes de Serge de Diaghilev qui présentent six de leurs saisons à l'Opéra de Paris. Serge Lifar amplifie le mouvement de rénovation, auquel contribuent George Balanchine et George Skibine.

À partir des années 1970, le Ballet se donne une double vocation : maintien de la tradition et ouverture à la modernité. C'est ainsi que, à côté de reconstitutions d'œuvres du XVIIIe siècle (par Ivo Cramer ou Francine Lancelot) et de pièces du répertoire romantique (Petipa et Nijinski revisités par Noureev), le Ballet aborde le répertoire contemporain en invitant des chorégraphes comme Carolyn Carlson, Merce Cunningham, Maguy Marin, Angelin Preljocaj, Dominique Bagouet ou Pina Bausch.

Tout au long des années 1980, l'histoire de la troupe est marquée par la figure de Rudolf Noureev, qui occupe de 1983 à 1989 le poste de directeur de la danse. Au départ mal accepté par les danseurs qui lui reprochent notamment de se servir de la troupe pour ses intérêts personnels et de monopoliser les rôles solistes, Noureev a pu constituer un répertoire de ballets classiques qui forme encore aujourd'hui le cœur du répertoire de la troupe, assurant à la fois une part importante des représentations et ses plus grands succès populaires. Sa version du Lac des cygnes, créée en 1984, a ainsi subi une fronde des danseurs qui ont obtenu le maintien au répertoire de l'ancienne version du ballet, celle de Vladimir Bourmeister. Cette dernière version sera d'ailleurs reprise une dernière fois sous son successeur Patrick Dupond, soucieux d'effacer les traces de son prédécesseur ; la version de Noureev s'imposera par la suite sans concurrence.

C'est un autre danseur vedette qui succède à Noureev en 1990 : Patrick Dupond, contrairement au danseur russe, est issu de la troupe et n'a pas de prétention à la chorégraphie. Son mandat s'achève précocément en 1994 : l'entente avec le nouveau directeur de l'Opéra de Paris, Hugues Gall, s'avère impossible. Il s'ensuit un procès au titre du licenciement concomitant de Dupond en tant que danseur étoile.

En septembre 2004, Gerard Mortier assure la succession d'Hugues Gall à la direction de l'Opéra de Paris et ce, jusqu'en 2010 (date à laquelle il rejoint le Teatro Real de Madrid. Sous son impulsion, neuf danseurs étoiles sont nommés, dont certains relativement âgés pour le métier (Wilfried Romoli, Delphine Moussin et plus récemment Isabelle Ciaravola ; ce chiffre plutôt important annule ainsi la limite de douze étoiles qu'imposait Hugues Gall à son époque.

[modifier] Composition

Le ballet compte aujourd'hui cent cinquante quatre danseurs, dont dix-sept étoiles et quatorze premiers danseurs, presque tous issus de l'École de danse de l'Opéra. Ils entrent par concours annuel vers seize ans et terminent leur carrière à quarante-deux ans maximum.

[modifier] Hiérarchie des danseurs

De l'entrée dans le corps de ballet à la consécration, le Ballet de l'Opéra a fixé une hiérarchie immuable parmi les danseurs et danseuses :

Les échelons 3 à 5 forment ensemble le « corps de ballet ». La promotion au grade supérieur se fait par un concours interne, au jury duquel appartiennent membres de la direction de l'Opéra, danseurs et personnalités extérieures du monde de la danse. Ce concours a lieu chaque année; le nombre de postes mis au concours est fonction du nombre de places disponibles.

Seules les étoiles échappent à ce système : la nomination d'un premier danseur (plus rarement d'un sujet) au titre d'étoile est décidée par le directeur de l'Opéra National de Paris sur proposition du directeur de la danse à la suite d'une représentation. La procédure de nomination a varié avec le temps; depuis 2004, elle se fait devant le public, rideau levé.

[modifier] Maîtres de ballet et directeurs de la danse

[modifier] Danseurs

Étoiles


Anciens danseurs

[modifier] Iconographie

[modifier] Edgar Degas et les danseuses du Ballet de l'Opéra de Paris

Edgar Degas a consacré nombre de toiles, de pastels et de sculptures, dont la plus célèbre est La Petite Danseuse de quatorze ans, aux danseuses du ballet et de l'école de danse de l'Opéra de Paris, l'un de ses thèmes de prédilection. La précision des détails et la justesse du sujet est le résultat des fréquentes séances du peintre à la salle Le Peletier puis au palais Garnier.

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[modifier] Les interprètes du répertoire du XIXe siècle en images

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[modifier] Liens externes

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