Baldenheim

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Baldenheim
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Blason de Baldenheim
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Bas-Rhin (Strasbourg)
Arrondissement Sélestat-Erstein
Canton Marckolsheim
Intercommunalité C.C. de Sélestat
Maire
Mandat
Willy Schwander
2014-2020
Code postal 67600
Code commune 67019
Démographie
Gentilé Baldenheimois, Baldenheimoises
Population
municipale
1 147 hab. (2011)
Densité 122 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 14′ 19″ N 7° 32′ 21″ E / 48.238611, 7.539167 ()48° 14′ 19″ Nord 7° 32′ 21″ Est / 48.238611, 7.539167 ()  
Altitude Min. 165 m – Max. 172 m
Superficie 9,44 km2
Localisation

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Baldenheim est une commune française située dans le département du Bas-Rhin, en région Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

Milieu du village et ses maisons à colombages.
Ancienne ferme en pan de bois (XVIIIe siècle).
Le village et quelques maisons à colombages.
Maison à colombages magnifiquement fleurie.

Village du canton de Marckolsheim et de l'arrondissement de Sélestat-Erstein situé sur la route entre Hessenheim et Muttersholtz, au centre de l'Alsace, dans la plaine alluviale du Rhin, à 45 km au sud de l'agglomération de Strasbourg, à 8 km à l'est de la commune de Sélestat et à 10 km au nord-ouest de Marckolsheim, chef-lieu du canton, qui compte aujourd'hui plus de 1 000 habitants ; le territoire communal avoisine les 1 000 hectares. Baldenheim fait partie de la communauté de communes de Sélestat, créée le 28 décembre 1995, composée de 12 communes, et qui intervient dans quatre directions : l'activité économique, l'environnement, les services à la population et le tourisme, la culture et les loisirs.

Milieu naturel[modifier | modifier le code]

Le territoire communal ne présente pas de relief et se trouve au centre de la plaine alluviale. La vie dans le Ried est conditionnée par l'eau. La nappe phréatique est située à plus ou moins grande profondeur, soit 1,50 mètre en moyenne. Elle perce la couche d'argile et donne naissance à des cours d'eau qui sont d'origine phréatique. Par ailleurs, l'Ill présente un aspect de rivière de plaine relativement calme. Comme toutes les rivières vosgiennes, elle est soumise à un régime océanique caractérisé par de hautes eaux hivernales et de basses eaux estivales, à l'inverse du Rhin. La dernière grande crue prit des allures de catastrophe en survenant au mois de mai 1983. Le climat est de type semi-continental. On y recueille environ 600 mm de pluie par an. Les écarts de température sont particulièrement importants : les étés peuvent être très chauds et les hivers rigoureux.

Le paysage[modifier | modifier le code]

Le ban communal se singularise en dehors de la partie agglomérée, par 5 types de paysages :

  • l'espace péri-villageois : des vergers et des jardins,
  • l'espace ouvert des grandes cultures : les champs et les bois,
  • les espaces boisés.

Environ 80% de la surface agricole utilisée sont cultivés. Les près représentant 16% de la surface agricole utilisée.

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

  • l'Ill, la Blind et de nombreux ruisseaux arrosent le territoire communal, avec une orientation de leur lit sud-ouest, nord-est.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Bandenheim, 1182

Histoire[modifier | modifier le code]

L'occupation du site est attestée par l'existence d'un cimetière mérovingien et carolingien d'une centaine de tombes, dont le riche mobilier livre notamment le célèbre casque de Baldenheim conservé au musée archéologique de Strasbourg, localisé au nord du village, au lieu-dit Lange Gasse, et découverte par hasard vers 1902 La plupart des tombes, peu profondes (entre 0,50 et 0,60 mètre sous le sol arable) ne contenaient pas de mobilier, et les squelettes bouleversés témoignaient d'un pillage ancien. Un autre groupe de sépultures, plus profondes (entre 1,20 et 1,50 mètre) contenait un mobilier relativement riche (fibules en bronze et en argent cloisonnées de grenat, perles de verre, collier en pâte de verre, collier d'ambre, ainsi que d'autres objets datant de la seconde moitié du VIe siècle et du second tiers du VIIe siècle. L'ensemble du mobilier recueilli à Baldenheim se place dans une période chronologique comprise entre 550 et 650.

Baldenheim apparaît déjà dans un document de la seconde moitié du VIIe siècle sous la forme de Baldenheim Villa. Le nom de ce village, raconte la légende, vient du fait que le diable y perdit un jour son chapeau. Il refusa qu'on le lui rende en disant B'haltene (gardez-le). Le village n'ayant pas encore de nom à cette époque adopta cette onomatopée. Mais le nom de Baldenheim apparaît vraiment au IXe siècle.

La Réforme fut introduite en 1576. Un château fut construit en 1740 et détruit en 1821. le Simultaneau provoqua en 1843 un violent conflit entre les deux communautés religieuses (protestante et catholique). Au XIXe siècle, le tissage connut un développement important, et on compta jusqu'à 150 tisserands. Dans le dernier tiers du XIXe siècle, le mouvement coopératif se développa dans la commune. Une caisse d'épargne fut créée en 1890 ainsi qu'une coopérative laitière qui fonctionna jusqu'en 1981.

Le village a appartenu vers 1324 au duché de Wurtemberg. Celui-ci l'avait ensuite donné en fief à la famille Rathsamhausen zum Stein. À l'extinction de cette noble famille, Louis XIV le donna à l'ingénieur de Chamlay, à charge pour lui de prêter hommage au duc de Wurtemberg, qui lors de la mort du commandeur de Chamlay, concéda le fief à la famille de Sondersleben-Coligny. Jusqu'à la Révolution, il était possédé par la famille de Waldner Freundstein dont le château fut démoli en 1820. À partir du XIXe siècle, le tissage à domicile tient une très grande place dans l'économie locale.

Baldenheim est connu pour sa fête du « Pfingstpflitteri » dont la dixième édition a eu lieu en 1999.

Casque mérovingien[modifier | modifier le code]

En juillet 1902, Oscar Pfiffer découvre des objets dans son champ. Une fouille plus complète mettra au jour un casque d'apparat et divers objets mérovingiens. Une étude publiée en 1907 par R. Henning, fait de Baldenheim le site éponyme de ce type de casque, dont une trentaine d'exemplaires sont recensés à l'heure actuelle.

Le casque est aujourd'hui exposé au musée d'archéologie de Strasbourg[1].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Baldenheim

Les armes de Baldenheim se blasonnent ainsi :
« De gueules au coutre d'argent. »[2].

Économie[modifier | modifier le code]

Le ratio population active/population totale de la commune a augmenté. Le village se situe au-dessus de la moyenne cantonale. On constate aussi que le chômage diminue.

On y produit des fruits et légumes, des fleurs et plantes, et une douzaine d'éleveurs de porcs sont dans la commune.

Le nombre des exploitations agricoles a diminué. Mais les vergers occupent une place importante, et Baldenheim est connu pour sa « pomme blanche de Baldenheim ».

C'est un village bénéficiant d'une activité économique relativement importante et en expansion. 440 emplois sont offerts par l'ensemble des acteurs économiques pour 1000 habitants environ.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église médiévale protestante
La nef de l'église protestante avec ses fresques du XIVe et XVe siècle
Fresque murale du XVe siècle dans la nef de l'église protestante
Église catholique Saint-Louis
Mairie de Baldenheim (XVIIe siècle)

Église protestante (fin du XIe début du XIIe siècle)[modifier | modifier le code]

Au VIIe siècle Baldenheim possède une chapelle ou une église faisant partie des biens de l'abbaye d'Ebersmunster. L'église paroissiale est attestée dès 1371. La nef est agrandie à l'époque romane ou au début de l'époque gothique, le chœur du XVe siècle. Le clocher n'était autrefois accessible que de l'intérieur du chœur. Les fentes de lumière, véritables meurtrières, et la présence de pierres à bosses dans le chaînage d'angle, réservées en général à l'architecture militaire, suggèrent un espace fortifié avec une fonction de surveillance.
La Réforme protestante est introduite en 1576 entrainant des modifications de l'édifice, notamment de la nef. Le simultaneum est établi au milieu du XVIIIe siècle. En 1749, les catholiques reprirent possession du chœur et ce jusqu'à la construction d'une nouvelle église catholique en 1938. Les seigneurs de Baldenheim, propriétaire du village, assistaient à l'office depuis leur loge accrochée tel un balcon à l'intérieur du chœur. La porte d'accès de cette loge est encore visible aujourd'hui.Les monuments funéraires, à l'intérieur de l'église, réalisés entre le XVe et le XVIIIe siècle, témoignent de l'histoire nobiliaire alsacienne. À l'intérieur de l'église on aperçoit deux dalles funéraires de la famille des Rathsamhausen. En 1939, le retour au culte protestant exclusif donne lieu à un projet de nouveau travaux dans la nef, qui seront stoppés en raison de la Seconde Guerre mondiale. Les peintures murales mise à jour lors des travaux de restauration en 1992-1993 datent du XIVe et XVe siècles .Celles du chœur ont été réalisées d'après les dessins de Martin Schongauer, célèbre graveur et peintre alsacien. Ce décor peint médiéval est par son importance unique en Alsace.

Cette église fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis 1970[3].

Église catholique Saint-Louis[modifier | modifier le code]

En 1576, l'église paroissiale placée sous le patronage de saint Blaise, devient protestante[4] . Vers 1758, le simultaneum est instauré, avec pour patron saint Louis, en hommage à Louis XIV roi de France. Au XIXe siècle, l'exercice simultané des deux cultes rencontre des difficultés.

Les deux cultes se pratiquaient alors simultanément et en alternance dans les églises, tant bien que mal, en fonction des événements et des personnes en place. Pour interdire l'accès au chœur aux luthériens, celui-ci fut fermé d'une grille. De même, un grand rideau vert dissimulait le tabernacle à leurs regards, et pour ne pas gêner la vue sur l'autel catholique, les luthériens durent équiper le leur de roulettes pour pouvoir le ranger. Le simultaneum dura jusqu'en 1938, où la nouvelle église catholique fut inaugurée.

Des affrontements assez violents ont lieu en 1843. La construction d'une église réservée au culte catholique est alors envisagée. La pose de la première pierre n'est établie qu'en 1937. C'est Monseigneur Ruch, évêque de Strasbourg qui se déplacera personnellement pour consacrer l'église Saint-Louis qui est achevée en 1939 juste avant le début de la Seconde Guerre mondiale[5] .

Peintures murales de l'église protestante[modifier | modifier le code]

L'église protestante conserve des peintures murales du XIVe au XVIe siècle probablement réalisées d'après les dessins du célèbre graveur alsacien Martin Schongauer qui ont été découvertes lors de la restauration de l'église en 1904. D'autres fresques sont révélées lors des travaux effectués dans la nef en 1939. Des relevés sont alors faits et les peintures sont recouvertes d'un badigeon protecteur.

Monuments funéraires des nobles de la localité[modifier | modifier le code]

Des sépultures dans le sol de l'église, celles situées côté nef, devant l'arc triomphal, ont été conservées visibles. Un dallage à l'ancienne, de tomettes cuites spécialement au feu de bois, recouvre le sol. Les sépultures gardées visibles sont à ranger en deux catégories : celles (d'adultes et d'enfants) dont les pierres tombales étaient polies par le passage des gens ont reçu de nouvelles dalles de grès rose respectant leur taille d'origine, et les deux sépultures extrêmes qui ont été décapées et recouvertes d'une dalle de verre afin de maintenir visibles leurs sculptures et épitaphes. Celle de gauche, avec les armoiries sculptées des Rathsamhausen, et l'épitaphe du pasteur Schmutz sont remarquables. Quant aux monuments funéraires incrustés dans les murs, abîmés en grande partie par les déprédations dues à la Révolution, ils sont restés en l'état, en attendant leur restauration fin 1996[6].

Mairie (XVIIe siècle)[modifier | modifier le code]

Maison Koenig (XVIIIe siècle)[modifier | modifier le code]

Ancien restaurant (XVIIIe siècle)[modifier | modifier le code]

Maison de style prussien (XIXe siècle)[modifier | modifier le code]

Abris de la ligne Maginot (1930)[modifier | modifier le code]

Abris du 242eme R.I. construit en 1930, PC du colonel Bouchon.

Cet abri fait partie intégrante d'une propriété individuelle.

Mairie[modifier | modifier le code]

La maison actuelle se trouve à l'ancien emplacement de l'école communale occupée dès 1600 qui dispensait pendant longtemps les cours séparés pour les enfants des confessions catholique et protestante. Le bâtiment ne comporte aucune date de construction. Il est composé d'un rez-de-chaussée en dur et d'un étage au colombage parfaitement ordonnancé. Le toit à quatre pans rappelle le style des presbytères de la région ou de certaines maisons de maître. Seul le clocheton traditionnel signale la fonction administrative de l'édifice.

Les services de la commune[modifier | modifier le code]

Le village compte des équipements scolaires, socio-éducatifs et culturels, des équipements sportifs et touristiques, des équipements culturels, des liaisons de transport, et une vie associative riche.

Les équipements d'infrastructures[modifier | modifier le code]

Le ban communal est traversé par des routes départementales, communales, par un réseau fluvial, des réseaux divers (eau potable, assainissement, éclairage, câble, gaz...). Un ramassage sélectif des déchets ordinaires et encombrants est assuré par le SMICTOM.

L'habitat[modifier | modifier le code]

Le nombre de logements augmente plus vite que la population. Les résidences principales ainsi que les résidences secondaires sont également en hausse, par contre les logements vacants restent stables. Les constructions en habitations individuelles sont en progression suite à la politique active de l'habitat. Les habitations et les annexes sont d'architecture alsacienne traditionnelle à colombages.

Les objectifs de la commune sont de maintenir une situation démographique favorable, d'éviter le mitage et de diminuer la consommation de terrain et de favoriser l'emploi. À long terme, il y a lieu de protéger la commune des nuisances, de préserver le paysage et le caractère rural de la commune et de renforcer le tourisme.

Personnalités[modifier | modifier le code]

  • Victor Ernst Nessler (1841 — 1890), compositeur, est né à Baldenheim. En 1968, pour l'honorer, la commune fit sceller une plaque sur sa maison natale.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Willy Schwander[7]    
2001 2008 Willy Schwander    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 147 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
826 758 872 1 019 1 004 1 040 1 071 1 079 1 040
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
1 032 1 045 1 083 1 074 1 042 1 062 1 049 1 075 1 079
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 078 1 105 1 134 989 943 910 846 841 863
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
789 800 863 915 875 924 1 060 1 099 1 147
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Registres paroissiaux protestants et état civil de Baldenheim - Mariages de 1684 à 1935 - P. HIRTZ - 2013

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]