Bal Tabarin

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Émile Bernard: Le Tabarin ou Cabaret à Paris, 1889

Le Bal Tabarin était un cabaret parisien situé au 36, rue Victor-Massé dans le IXe arrondissement au pied de Montmartre.

le cabaret Bal Tabarin en 1904

Historique[modifier | modifier le code]

Fondé en 1904 par le compositeur et chef d'orchestre Auguste Bosc, il est construit sur l'emplacement de baraques de fortune près du cabaret de chansonniers Les Tréteaux de Tabarin. Le succès est immédiat et le « tout Paris » s'y précipite pour danser au rythme des partitions agrémentées de bruits divers : trompe d'auto, coups de revolver, et participer à des bals costumés, à des batailles de fleurs. En 1915 le Moulin Rouge est ravagé par un incendie et Bosc accueille son French cancan. En 1921, le Moulin Rouge est reconstruit et la clientèle est en baisse. En 1923, sur ordre du Président du Conseil Raymond Poincaré, l'établissement est fermé temporairement pour discrimination[1]. En 1928 Bosc cède l'établissement à Pierre Sandrini, directeur artistique du Moulin Rouge et son associé Pierre Dubout. Ils transforment la salle de fond en comble, détruisent la décoration Art nouveau et installent une machinerie permettant de faire monter, depuis les sous-sols, les décors pour les revues à grand spectacle. Durant l'Occupation de la France de 1940 à 1944 l'établissement est très fréquenté par les officiers allemands. En 1949 l'établissement est racheté par les frères Clerico, propriétaires du Moulin Rouge qui s'en désintéressent. Il est fermé en 1953 et en 1966 remplacé par un immeuble et un supermarché.

Django Reinhardt, entre autres, s'y produisit.

Le Tabarin est cité dans la chanson de Jean Dréjac, Jean Delettre et Charles Borel-Clerc Le p'tit bal du samedi soir[2].

Est aussi évoquée sa destruction définitive en 1966 dans la chanson de Michel Delpech Inventaire 66 : "un Tabarin en moins" Enfin, ce lieu est cité dans le poème de Paul Eluard "Au Bal Tabarin", in Les Mains libres (1937)

Source[modifier | modifier le code]

  • Jean-Paul Caracalla, Montmartre, éditions Pierre Bordas et Fils, 1995.

Liens[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dominique Chathuant, « Français de couleur contre métèques : les députés coloniaux contre le préjugé racial (1919-1939) », Outre-mers, revue d’histoire, T. 98, no 366-367, 1er sem. 2010, p. 253
  2. D'ailleurs des beaux yeux,
    Y'en a tant qu'on veut,
    Y vont par deux.
    Et v'là qu'dans les coins,
    On est aussi bien qu'au " Tabarin ".