Kota (peuple)

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Kota

Populations significatives par région
Drapeau du Gabon Gabon 37 000
Drapeau de la République du Congo République du Congo 11 000
Population totale 48 000
Autres
Langues

Langues bantoues

Ethnies liées

Fangs

Les Kota forment un peuple bantou d'Afrique centrale, établi principalement au Gabon (région du fleuve d'Ogooué), mais également en République du Congo.

Ethnonymie[modifier | modifier le code]

Selon les sources on observe plusieurs variantes : Akota, Bakota, Bakotas, Bakuta, Bisi Kota, Ikota, Ikuta, Kora, Kotas, Koto, Kotu, Kuta, Okota[1].

Kota ne veut rien dire dans la langue ikota. c'est un nom qui a été attribué aux Ikota par leur voisins (et transféré aux colons). En l'occurrence les Badouma à Lastoursville (Ogooué-lolo) et les Mahongwé et Békwil dans l'ogooué-ivindo, car kota – que ce soit en mahongwé ou en adouma veut dire attaché, empaqueté, noué. Or les locuteurs de la langue ikota se réclament ikota. Car ce mot vient de ikotaka qui veut dire selon les contexte « attaché, empaqueté, noué » et compte tenu de l'obstacle (le fleuve) qu'ils ont rencontré lors de leur migration et étant donné qu'ils s'étaient regroupés sur un rive comme si c'était un paquet, c'est ainsi qu'ils ont dit : bèh'ikota, « nous sommes ikota ».[réf. nécessaire]

Histoire[modifier | modifier le code]

Les Kota, arrivés à l'occasion des migrations Bantous, sont installés au Gabon depuis plus d'un siècle.

Habitués à vivre de chasse et de pêche, ils se sont installés dans la forêt équatoriale au Nord-Est du Gabon. Ils existe un groupe principal, qui regroupe plusieurs sous-groupes répartis sur l'ensemble du territoire. Lorsque les colons sont arrivés, une guerre s'est déclarée car ils ne voulaient pas se laisser coloniser. Le premier grand rassemblement de villages Bakotas, Kemboma (du français « campement ») se trouvait non loin de l'actuel Mékambo. Considérés comme de très bon chasseurs et très habiles dans la poterie, ils excellent aussi dans le travail du fer (il existait des clans de forgerons) par exemple au travers de la fabrication des armes utilisées lors des guerres interclaniques.

[réf. nécessaire]

Relique au National Museum of African Art à Washington, D.C

Population[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Le style de l'art Kota (type losange) a inspiré Picasso qui a peint une série en 1907. Les matériaux employé sont le bois, l'ivoire, le fer, le cuivre...

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Source RAMEAU, BnF [1]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Efraim Anderson, Contribution à l'ethnographie des Kuta l, IL Studia Ethnographica UpsaIiensia - Vol. VI &. XXXVIll, Almqvist & Wiksell, Uppsala, 1953 & 1914.
  • Efraim Anderson, Contribution à l'ethnographie des Kuta III, Occasional Papers XV, S. Lagercrantz and A. lôôv, 1991.
  • Alain et Françoise Chaffin, L'art kota : les figures de reliquaire, Chaffin, 1979, 348 p.
  • Marie-Claude Dupré, « L'art kota est-il vraiment kota ? », L’Ethnographie, 1980, vol. 76, n° 83, pp. 343-355 (critique des travaux Chaffin)
  • Louis Perrois, Chronique du pays kota (Gabon), Cahiers de l'ORSTOM, Vol. VII, 1970
  • Louis Perrois, « L'art kota-mahongwé », Arts d'Afrique noire, n°20, 1976, p. 15-37.
  • Louis Perrois, La circoncision bakota, Cahiers de l'ORSTOM, vol. V, 1968.
  • Louis Perrois, Le bwété des Kota-Mahongwé du Gabon : note sur les figures funéraires du bassin de l'Ivindo, Orstom, Libreville, 1969.
  • Louis Perrois, Note sur quelques aspects de la circoncision bakota, Gabon, Office de la recherche scientifique et technique outre-mer, Libreville, 1967, 154 p.
  • Jacques Germain, « De la figure de reliquaire concave-convexe dite à front bombé des Kota », Arts d'Afrique noire, n°117, 2001, p. 12-22.
  • Valérie Nam, Une image de l'invisible - Les figures de reliquaire Kota, Université de Tours, 1999 (Mémoire de maîtrise)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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