Bailleul-le-Soc

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Bailleul-le-Soc
Tour carrée de la ferme d'Éraine.
Tour carrée de la ferme d'Éraine.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Oise
Arrondissement Clermont
Canton Clermont
Intercommunalité Communauté de communes de la Plaine d'Estrées
Maire
Mandat
Jean-Louis Lucas
2014-2020
Code postal 60190
Code commune 60040
Démographie
Population
municipale
657 hab. (2011)
Densité 46 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 25′ 04″ N 2° 34′ 43″ E / 49.4177777778, 2.5786111111149° 25′ 04″ Nord 2° 34′ 43″ Est / 49.4177777778, 2.57861111111  
Altitude Min. 84 m – Max. 145 m
Superficie 14,14 km2
Localisation

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Bailleul-le-Soc est une commune française située dans le département de l'Oise en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes

La commune de Bailleul-le-Soc se situe à 57 kilomètres au sud d'Amiens, à 36 kilomètres à l'est de Beauvais, à 18 kilomètres à l'ouest de Compiègne et à 64 kilomètres au nord de Paris[Note 1].

Communes limitrophes de Bailleul-le-Soc
Cernoy Cressonsacq Rouvillers
Fouilleuse Bailleul-le-Soc Estrées-Saint-Denis
Épineuse Avrigny Choisy-la-Victoire

Topographie et géologie[modifier | modifier le code]

La commune s'étend entre 84 mètres et 145 mètres au-dessus du niveau de la mer. La mairie du village se situe à 121 mètres d'altitude. Le point le plus élevé se situe au lieu-dit « Derrière Eloge », à limite nord-ouest du territoire avec Fouilleuse. Le point le plus bas se trouve à la limite nord-est du territoire, au niveau de la rencontre des limites communales de Estrées-Saint-Denis et de Rouvillers. Le chef-lieu Bailleul-le-Soc se situe entre 130 et 118 mètres d'altitude, le hameau d'Éraine entre 113 et 101 mètres, le hameau d'Éloges-les-bois à 138 mètres, la ferme d'Ereuse à 121 mètres et la ferme de Saint-Julien-le-Pauvre à 118 mètres au-dessus du niveau de la mer. Le terroir se trouve sur une vaste plaine ponctuée de quelques vallons tel la Tranchée de Saint-Julien et le Fond de la Motte au sud et la Fosse des Essarts à l'ouest[1]. Il s'agit d'une grande commune dont le territoire est découvert et dépourvu d'eau[2]. La craie occupe le pays de Bailleul-le-Soc[3], formant la limite avec le plateau de Picardie[4]. Les terres sont recouvertes d'un diluvium argileux, roux ou brunâtre, compacte, ayant ordinairement plusieurs mètres d'épaisseur. Les cailloux sont accumulés au fond de cette couche dans le voisinage de la roche crayeuse. Cette espèce de sol constitue la plaine de Bailleul-le-Soc, on la voit à Saint-Julien-le-Pauvre et Éreuse[3]. La commune se trouve en zone de sismicité 1[5].

Hydrographie et eau potable[modifier | modifier le code]

Aucun cours d'eau ne traverse la commune. Plusieurs mares se trouvent sur le territoire : au bord de la D101 à l'est du village, près d'Éloges-les-Bois, au hameau d'Éraine, près de la ferme d'Ereuse et au sud de la ferme de Saint-Julien-le-Pauvre. Deux châteaux d'eau, l'un à Éloges-les-Bois et l'autre au nord du chef-lieu, contribuent au service en eau potable de la commune. Une station de pompage se trouve également au nord du village[1]. Une partie du fond des Essarts se situe au-dessus d'une nappe phréatique sous-affleurante[6].

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par 4 routes départementales : la D75, la D101, la D152 et la D161 : la route départementale 75, reliant Rieux à Rouvillers, arrive sur le territoire par le sud et pénètre dans le village par la rue Marquenelle. Elle quitte le village par la Grande rue puis traverse le hameau d'Éraine par l'allée des Acacias. La route départementale 101, débutant à Bulles et se terminant à Estrées-Saint-Denis, arrive depuis l'ouest en passant à Éloges-les-Bois, puis entre dans le village par la rue du Chat. Elle croise ensuite la D75 puis quitte le chef-lieu par la rue des Charrons avant de rejoindre Estrées-Saint-Denis. La route départementale 152, reliant Montgérain à Blincourt, passe à Éraine où elle croise la D75 puis aux fermes d'Ereuse et de Saint-Julien-le-Pauvre où son itinéraire croise la D101 entre ces deux sites. La route départementale 161, débutant à Catenoy, rejoint la D75 au sud de Bailleul-le-Soc. Plusieurs routes communales traversent le territoire communal : entre Éraine et Estrées-Saint-Denis, entre Ereuse et Bailleul-le-Soc[1]. La gare la plus proche de la commune est celle d'Estrées-Saint-Denis à 4,8 kilomètres à l'est sur la ligne d'Ormoy-Villers à Boves reliant en partie Compiègne à Amiens[7]. Située sur la ligne de Creil à Jeumont, la gare de Pont-Sainte-Maxence se trouve à 12,7 kilomètres au sud[8]. La commune est desservie par le réseau Atriom du Compiègnois du conseil général de l'Oise par la LR33C d'Estrées-Saint-Denis à Compiègne ainsi que par une ligne de transports scolaires vers le collège d'Estrées-Saint-Denis et trois lignes de transports scolaires vers les établissements secondaires de l'agglomération de Clermont par deux arrêts à la mairie du village ainsi qu'au hameau d'Éraine (ce dernier est n'est pas desservit par les lignes vers Clermont)[9]. Bailleul-le-Soc est relié par deux navettes de regroupement pédagogique intercommunal aux communes de Cressonsacq, Beaupuits, Grandvillers-aux-Bois et Rouvillers par le hameau d'Éraine[10],[11]. L'aéroport de Beauvais-Tillé se trouve à 34 km à l'ouest de la commune[12] et l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle se trouve à 46 km au sud[13]. Il n'existe aucune liaisons entre la commune et ces aéroports par des transports en commun. Le circuit n°6 de cyclotourisme de l'Oise passe à Éraine[14].

Milieux naturels[modifier | modifier le code]

Hormis les espaces bâtis, qui représentent 51 hectares de la superficie (3.5%), la commune se compose à 90.6% de cultures sur 1306 hectares. L'ensemble des espaces boisés que sont les bois d'Eraine et d'Eloge ainsi que les quelques parcelles au nord-ouest et près de la ferme de Saint-Julien-le-Pauvre totalisent 71 hectares, soit 5% du territoire. Les vergers et prairies totalisent 14 hectares[15],[1].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

La commune est composée de 5 hameaux[1] :

  • Bailleul-le-Soc, chef-lieu au centre du territoire
  • Éraine, au nord-est
  • Eloge-les-Bois, au nord-ouest
  • Ereuse, à l'est
  • La ferme de Saint-Julien-le-Pauvre, au sud-est

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Le village de Bailleul, situé au milieu d'une grande plaine, comprenait en 1890 150 maisons aux habitations regroupées en plusieurs rues partant d'une place appelée place de la ville : les principales rues étaient la rue d'En-Bas, la Grande-Rue, la rue Neuve, la rue du Chat et la rue de la Marquenelle[a 1]. Éraine est un hameau placé au nord de Bailleul-le-Soc, (qui comprenait 32 maisons en 1890) aux habitations disposées en une large rue[a 2]. Aujourd'hui, le village se compose des rues suivantes : la rue du Chat, la rue Lambine, la rue Neuve, la rue de la Chapelle Lorette, la route d'Ereuse, la Grande-rue, la rue des Ongres, la rue des Charrons et de la rue Marquenelle[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune porta différents noms au cours de son histoire : « Ballol » au XIIe siècle, « Bailluel » en 1187, « Baillol » en 1199, « Baillol-le-Chotte » en 1357, « Bailleul-le-Sot » en 1373 puis « Bailleul-le-Socq » au XVIIe siècle venant du latin « Baillolium siccum ». Le village aurait pris son nom, d'après certains étymologistes, du celtique « bali », avenue d'arbres, d'où le diminutif « baliolum », petite avenue. D'autre part, on pourrait voir dans Bailleul la racine « baille », « baillum », lieu fermé de palissades[a 1].

Le hameau d'Éraine s'appelait « Airaines » en 1285, puis « Érenne » et « Éreines ». La ferme d'Éreuse se nommait « Errosia » en 1145, « Arrosie » et « Errosie » vers 1150,« Arreuses » en 1206 et « Erreuses » en 1228. Si on voulait écrire correctement le nom d'Éloges-les-Bois, il faudrait l'appeler les « Loges-du-Bois », ou les « Loges-d'Éreuse » : ce sont les deux noms sous lesquels ce hameau a été désigné du XIIIe au XVIe siècle. On avait l'habitude de dire « la Grange-des-Loges », si bien qu'on ne tarda pas à perdre de vue l'origine de l'appellation et à écrire : « la Grande-d'Éloges », orthographe qui a persisté. Les loges étaient, à l'origine, des cabanes construites de planches et de branchages dans les bois défrichés[a 3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge et Renaissance[modifier | modifier le code]

À côté de l'abbaye de Saint-Denis, qui, au XIIe siècle, était la propriétaire du bois appelé la forêt de Saint-Denis, d'autres religieux vinrent défricher la contrée, qui resta entièrement boisée jusqu'en 1150. Les plus anciens possesseurs de l'autre partie de ces bois furent les moines de l'abbaye de Saint-Wandrille, près de Rouen ou plutôt les religieux d'un de leurs prieurés, fondé en 693 à Rivecourt par le roi Childebert en l'honneur de Saint-Wandrille : ce fut sans doute ce roi ou l'un de ces successeurs qui donna à ce prieuré le bois qui prit depuis le nom de forêt de Saint-Wandrille. Vers le milieu du XIIe siècle, les religieux de Saint-Wandrille cédèrent leurs droits sur ces bois à l'abbaye d'Ourscamp, qui y construisit presque aussitôt les fermes d'Éreuse et d'Éloges. La seconde moitié du XIIe siècle fut employée par les moines d'Ourscamp à défricher leur nouvelle acquisition. Quand tout le bois fut converti en terre labourable, ils s'agrandirent par donations ou des ventes que passèrent à leur profit les seigneurs voisins et particulièrement les seigneurs de Cressonsacq, si bien qu'en 1384 les religieux d'Ourscamp, dans leurs trois granges d'Éreuse, d'Éloges et de Saint-Julien, cultivaient 234 muids de terre, ou plutôt 174 muids, puisque 60 muids étaient demeurés en friche depuis 50 ans. Le bois d'Éraine est le seul vestige de cette antique forêt qui ait échappée à la charrue des moines[a 2]. La ferme d'Éreuse fut fondée en 1140 par les religieux d'Ourscamp, qui défrichaient les bois dont ils étaient devenus depuis peu les possesseurs : cette ferme ou grange, avec les 120 muids de terre qui en dépendaient, demeura aux mains des moines de cette abbaye jusqu'à la Révolution[a 3]. La seigneurie de Bailleul appartenait à l'abbaye de Saint-Denis : les biens et la seigneurie qu'elle possédait dans ces contrées lui avaient été données par le roi Dagobert Ier. Les comtes de Clermont conservèrent jusqu'au XIIIe siècle à Bailleul et aux environs des serfs, des droits de justice et de rouage, indivis avec l'abbaye de Saint-Denis, à laquelle ils cédèrent leurs droits à cette époque. Une enquête, en 1313, établit que l'abbaye avait eu de tout temps toute justice à Bailleul, Éreuse et Éloges, et un arrêt du Parlement la maintenait dans ce droit. L'église paroissiale, sous l'invocation de Saint-Denis. Le curé était à la nomination de l'évêque de Beauvais, les grosses dîmes appartenaient à l'abbaye de Saint-Denis[a 1]. Les terres qui avoisinaient la ferme d'Éloges-les-Bois furent défrichées, près d'un siècle après celles qui entouraient Éreuse, également par les moines d'Ourscamps, qui les conservèrent jusqu'en 1599. À cette époque, l'abbaye dut mettre en vente un certain nombre de ces propriétés : la ferme d'Éloges en fut alors aliénée. La ferme ou cens de Saint-Julien-le-Pauvre, au sud-est de Bailleul, appartint aussi longtemps à l'abbaye d'Ourscamp, qui la vendit en 1599[a 4].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Bailleul-le-Soc, carte de Cassini.

La seigneurie de la Tour-d'Éraine, ainsi nommée d'une tour carré qui flanquait le château, appartenait au XVIIe siècle à la famille de la Mothe-Houdancourt, propriétaire de la terre du Fayel : elle fut acquise vers 1690 par Antoine de Belleval, qui la transmit à ses descendants. En face de la ferme d'Éraine s'élève une chapelle, dédiée à Saint Antoine de Padoue : en 1664 et 1663, le curé de Bailleul dut s'y transporter plusieurs fois pour dire la messe de la paroisse, qu'il avait été impossible de célébrer dans l'église de Bailleul, à cause des discussions et rixes qui avaient eu lieu entre les receveurs du seigneur d'Éraine et de l'abbaye de Saint-Denis, au sujet de la préséance dans les processions et de l'occupation du premier banc dans l'église[a 2]. La ferme d'Éloges-les-Bois était, au milieu du XVIIe siècle, entre les mains de Roger du Plessis, duc de La Roche-Guyon, seigneur de Liancourt, qui en fit don à l'hospice de Liancourt qu'il venait de fonder. Au XVIIe siècle, elle était aux mains du duc de Liancourt, et, en 1789, de la duchesse d'Estissac, représentant l'une des branches de la famille de La Rochefoucauld. À l'intérieur de la cour de la ferme se trouvait une chapelle fondée en 1357 par Jeanne de Trie, dame de Livry et d'Hodenc-en-Bray. Les trois fermes d'Éreuse, Éloges et Saint-Julien dépendaient, pour le spirituel, de la paroisse de Bailleul. En 1738, on les sépara pour les impositions, et on fit pour elles un rôle particulier qu'elles conservèrent en jusqu'en 1789[a 4]. Cette localité fut particulièrement éprouvée au XVIIIe siècle par les épidémies : en 1748, la fièvre muqueuse y sévit avec une telle violence que la population entière fut atteinte et qu'il en périt un tiers. La contagion, devenue générale, inspirait une telle frayeur, qu'on ne put pendant quelque temps trouver un prêtre pour administrer les mourants. En 1779, une nouvelle épidémie de fièvre muqueuse : la maladie commença dans les maisons voisines des mares et s'étendit ensuite vers l'ouest. Elle emporta, en 2 mois, 19 adultes et 28 enfants, presque tous de la classe indigente[16]. Un rapport sur les épidémies, rédigé en 1788, attribue particulièrement l'insalubrité de Bailleul aux fossés où l'on faisait rouir les chanvres, et déclare qu'on peut rapporter à cette cause la plupart des maladies qui règnent en ce lieu. Il faut ajouter les trois mares d'eau stagnante qui servent à abreuver les bestiaux, le cimetière qui entoure l'église paroissiale, située au milieu du village, peut aussi donner naissance à différentes épidémies, dans une paroisse où les inhumations sont fréquentes[a 1].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1789, la seigneurie d'Éraine était à Jean-François-Anselme Pasquier, comte de Franclieu, qui s'intitulait seigneur d'Éraine, Fouilleuse et Bailleul, mais qui, en réalité, ne possédait à Bailleul-le-Soc que les fiefs de la Salle et du Metz, la seigneurie de la paroisse étant toujours à l'abbaye de Saint-Denis. Le comte de Franclieu ayant émigré au mois de mai 1791, ses biens furent confisqués et vendus. La ferme d'Éraine fut divisée en 61 lots, qui furent acquis par 40 particuliers. La ferme de Bailleul, qui lui appartenait aussi, fut répartie en 70 fois, que se partagèrent les laboureurs du pays[a 2]. Le 5 janvier 1791, l'exploitation d'Éreuse fut adjugée au duc de La Rochefoucauld-Liancourt, député à l'assemblée nationale, pour 465400 livres : mais l'acquéreur ne tarda pas à émigrer, si bien que, le 25 juin 1793, il fut procécé à une nouvelle vente sur folle-enchère, à la suite de laquelle la ferme d'Éreuse fut adjugée moyennant 802500 livres. Il y avait au XIXe siècle à Éreuse deux fermes qui se partageaient les terres des moines d'Ourscamp[a 4]. Bailleul fut le chef-lieu d'un canton comprenant 33 communes, du 23 vendémiaire an X au 26 ventôse an XI. Le village fut pillé pendant l'invasion de 1815[a 1]. Il y avait encore, au milieu du XIXe siècle, trois moulins à vent sur le territoire de Bailleul, mais ils avaient depuis perdu leurs ailes et étaient devenus des habitations. En 1890, l'agriculture était la principale occupation des habitants. Il fallait cependant mentionner la couture des gants, à laquelle étaient encore employées 52 femmes en 1886[a 4]. La population de la commune était répartie de la manière suivante : 495 habitants à Bailleul-le-Soc, 116 habitants à Éraine, 25 à la ferme de Saint-Julien-le-Pauvre, 19 à Éreuse, 3 à Éloges et 12 habitants aux différents moulins à vent[a 5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1840 1846 Nicolas Comes Gabriel Hallot    
1847 1870 Charles Florent Dupressoir    
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2008 Pierre Lagache DVD  
mars 2008 2014 Yvon Dhamy UMP  
4 avril 2014[17] en cours
(au 9 avril 2014)
Jean-Louis Lucas DVG  

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 657 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
728 660 762 695 709 704 686 688 696
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
657 705 669 691 688 665 755 647 700
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
649 672 638 576 562 565 579 546 503
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
504 463 414 431 571 648 657 661 657
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2004[19].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (14,1 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,4 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,6 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,8 %, 15 à 29 ans = 18,9 %, 30 à 44 ans = 24,7 %, 45 à 59 ans = 22,3 %, plus de 60 ans = 14,4 %) ;
  • 50,4 % de femmes (0 à 14 ans = 22,2 %, 15 à 29 ans = 17,7 %, 30 à 44 ans = 25,5 %, 45 à 59 ans = 20,7 %, plus de 60 ans = 13,8 %).
Pyramide des âges à Bailleul-le-Soc en 2007 en pourcentage[20]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
0,9 
4,9 
75 à 89 ans
6,0 
9,5 
60 à 74 ans
6,9 
22,3 
45 à 59 ans
20,7 
24,7 
30 à 44 ans
25,5 
18,9 
15 à 29 ans
17,7 
19,8 
0 à 14 ans
22,2 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[21]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

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La commune compte trois monuments historiques sur son territoire.

  • La Ferme d'Éraine : la grange, la tour carrée, le puits, les parties du mur d'enceinte et le portail sont inscrits monument historique depuis le 30 mai 1988[22].
  • La Ferme d'Éreuse : grange inscrite monument historique depuis le 6 janvier 1989[23].
  • La Ferme de Saint-Julien-le-Pauvre : le portail, la grange, les façades et toitures des écuries et de la chapelle sont inscrits monument historique depuis le 16 juillet 1987[24].

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Denis : c'est une construction de deux époques : le chœur, avec ses 7 longues fenêtres gothiques et ses larges contreforts, date du XVIe siècle. Le portail, la nef et le clocher furent rebâtis en 1753. Les voûtes ont été remplacées en 1829 par un plafond. L'église de Bailleul-le-Soc possède une parcelle de la vraie croix, qui lui a été donnée par MMe de Franclieu[a 1]. Elle contient plusieurs groupes sculptés du XVe siècle classés monument historiques tel une Vierge de Pitié, un cavalier et son soldat, la Vierge, Saint-Jean et Sainte-Madeleine ainsi que de la prophétesse Anne et du grand prêtre Siméon[25].
  • Chapelle Saint-Antoine de Padoue : chapelle au hameau d'Éraine
  • Chapelle Notre-Dame des Sept-Douleurs (ou de Lorette) : Petite chapelle à l'entrée du village sur la route d'Ereuse.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « orthodromie : distance à vol d'oiseau », sur le site lion1906.com, site personnel de Lionel Delvarre (consulté le 18 juin 2013)
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • A. Debauve et E. Roussel, Clermont et ses environs, Res Universalis,‎ 1890, 160 p.
  1. a, b, c, d, e et f p. 31
  2. a, b, c et d p. 32
  3. a et b p. 32 et 33
  4. a, b, c et d p. 33
  5. p. 34

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f Carte 1/15 000e sur Géoportail.
  2. Louis Graves, Précis statistique sur le canton de Clermont, arrondissement de Clermont (Oise), 1838, 211 pages, page 56
  3. a et b Louis Graves, Précis statistique sur le canton de Clermont, arrondissement de Clermont (Oise), 1838, 211 pages, page 12 et 13
  4. Histoire de Clermont-en-Beauvaisis, des origines à nos jours, Claude Teillet, 1995, page 13, Office d'édition du livre d'histoire
  5. « Risques naturels majeurs : Bailleul-le-Soc », sur macommune.prim.net (consulté le 2 octobre 2013)
  6. « Carte de remontée des nappes », sur www.innondationsnappes.fr (consulté le 2 octobre 2013)
  7. « orthodromie : distance à vol d'oiseau de Bailleul-le-Soc à Estrées-Saint-Denis », sur le site lion1906.com, site personnel de Lionel Delvarre (consulté le 2 octobre 2013)
  8. « orthodromie : distance à vol d'oiseau de Bailleul-le-Soc à Pont-Sainte-Maxence », sur le site lion1906.com, site personnel de Lionel Delvarre (consulté le 2 octobre 2013)
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