Baie-Verte (Nouveau-Brunswick)

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Baie-Verte
Le fort Gaspereaux
Le fort Gaspereaux
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Nouveau-Brunswick Nouveau-Brunswick
Comté ou équivalent Westmorland
Statut municipal District de services locaux
Maire
Mandat
aucun
aucun
Démographie
Population 374 hab. (2011 en diminution)
Densité 10 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 00′ 53″ N 64° 06′ 11″ O / 46.014847, -64.103165 ()46° 00′ 53″ Nord 64° 06′ 11″ Ouest / 46.014847, -64.103165 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 65 m
Superficie 3 578 ha = 35,78 km2
Divers
Site(s) touristique(s) Fort Gaspareaux
Langue(s) Anglais
Fuseau horaire UTC-4
Indicatif +1-506
Code géographique 130007
Localisation

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Baie-Verte

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Baie-Verte

Baie-Verte, ou Baie-Verte Extérieur, est un village du comté de Westmorland, au sud-est de la province canadienne du Nouveau-Brunswick. Le village a le statut de DSL. Il comprend l'autorité taxatrice de Baie-Verte Intérieur.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Article connexe : Toponymie néo-brunswickoise.

Baie-Verte est nommé d'après sa position sur la baie éponyme, qui tire son nom des herbes poussant dans l'eau salée, donnant l'impression d'une vaste prairie durant l'été[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Baie-Verte est situé au fond de la baie éponyme, au nord de l'isthme de Chignectou et à la frontière avec la Nouvelle-Écosse.

Les principaux cours d'eau sont la rivière Tidnish, qui forme la frontière, et la rivière Gaspareaux, au nord.

Le relief possède quelques collines aux pentes douces. La colline Uniacke mesure environ 65 mètres de haut.

Le principal hameau est Baie-Verte. À l'ouest se trouve Coburg et au sud Baie Verte Road (Chemin-de-Baie-Verte). À l'extrémité sud du village se trouve Halls Hill, sur la colline du même nom. À l'extrémité est du village, au bord de la Tidnish, se trouve Tidnish Bridge (Pont-de-Tidnish), qui est un village partagé en deux entre la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick. Il y a également un hameau au sommet de la colline Uniacke.

Géologie[modifier | modifier le code]

Le sous-sol de Baie-Verte est composé principalement de roches sédimentaires du groupe de Pictou datant du Pennsylvanien (entre 300 et 311 millions d'années)[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Article connexe : Histoire du Nouveau-Brunswick.

Baie-Verte est situé dans le territoire historique des Micmacs, plus précisément dans le district de Pigtogeoag ag Epegoitnag, aussi appelé Pictou, qui comprend une bonne partie du littoral du détroit de Northumberland, y compris l'Île-du-Prince-Édouard[3]. Ce district, tout comme celui d'Esgigeoag, était sous l'autorité d'Onamag, autrement dit de l'île du Cap-Breton, et n'avait même parfois aucun chef[3]. La carte de Franquet de 1752 note la présence d'un village micmac[4]. Un village micmac important existe vraisemblablement à la fin du XVIIIe siècle du côté néo-écossais, à Tidnish[4].

Le fort Gaspareaux est construit en 1751[5].

Après les Micmacs, les Acadiens fondent un village à Baie-Verte, près du fort Gaspareaux[6]. Le village possède alors l'une des seules routes de ce qui allait devenir le Nouveau-Brunswick. Le village compte également quelques moulins, d'où le nom du ruisseau Mill[6]. Un port permet l'expédition de la production agricole de l'isthme à destination de Québec et plus tard aussi la forteresse de Louisbourg[7].

En 1755, durant la bataille de Fort Beauséjour, le fort Gaspareaux est également pris. La population acadienne fut déportée la même année, lors du raid du Capitaine Gilbert. Des colons en provenance de Sackville et du comté de Cumberland viennent ensuite s'établir à partir de 1761[7]. Ces gens fondent ensuite les autres villages des environs, dont Port Elgin[7]. Les Anglais tentent de reconstruire le fort mais il est finalement abandonné.

Le chemin de fer de l'embranchement du Cap-Tourmentin, renommé chemin de fer du Nouveau-Brunswick et de l'Île-du-Prince-Édouard, est construit en 1883 de Sackville à Baie-Verte, puis allongé jusqu'à Cap-Tourmentin en décembre 1886, le tout afin de transporter les passagers et les marchandises en provenance ou à destination de l'Île-du-Prince-Édouard[8].

Le chemin de fer du Nouveau-Brunswick et de l'Île-du-Prince-Édouard est abandonné en 1989[8].

Démographie[modifier | modifier le code]

D'après le recensement de Statistique Canada, il y avait 387 habitants en 2006, comparativement à 413 en 2001, soit une baisse de 6,3 %. Le village compte 307 logements privés dont 161 occupés par des résidents habituels. Baie-Verte a une superficie de 35,78 km2 et une densité de population de 10,8 habitants au km² [9].

Évolution démographique de Baie-Verte depuis 2001
2001 2006 2011
413 387 374


Économie[modifier | modifier le code]

Article connexe : Économie du Nouveau-Brunswick.

Entreprise Sud-Est, membre du Réseau Entreprise, a la responsabilité du développement économique[10].

Administration[modifier | modifier le code]

Comité consultatif[modifier | modifier le code]

En tant que district de services locaux, Baie-Verte est administré directement par le Ministère des Gouvernements locaux du Nouveau-Brunswick, secondé par un comité consultatif élu composé de cinq membres dont un président.

Budget et fiscalité[modifier | modifier le code]

Commission de services régionaux[modifier | modifier le code]

Baie-Verte fait partie de la Région 7[11], une commission de services régionaux (CSR) devant commencer officiellement ses activités le 1er janvier 2013[12]. Contrairement aux municipalités, les DSL sont représentés au conseil par un nombre de représentants proportionnel à leur population et leur assiette fiscale[13]. Ces représentants sont élus par les présidents des DSL mais sont nommés par le gouvernement s'il n'y a pas assez de présidents en fonction[13]. Les services obligatoirement offerts par les CSR sont l'aménagement régional, l'aménagement local dans le cas des DSL, la gestion des déchets solides, la planification des mesures d'urgence ainsi que la collaboration en matière de services de police, la planification et le partage des coûts des infrastructures régionales de sport, de loisirs et de culture; d'autres services pourraient s'ajouter à cette liste[14].

Représentation et tendances politiques[modifier | modifier le code]

Drapeau : Nouveau-Brunswick Nouveau-Brunswick: Baie-Verte fait partie de la circonscription provinciale de Tantramar, qui est représentée à l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick par Mike Olscamp, du Parti progressiste-conservateur. Il fut élu en 2006 et réélu en 2010.

Drapeau du Canada Canada: Baie-Verte fait partie de la circonscription fédérale de Beauséjour. Cette circonscription est représentée à la Chambre des communes du Canada par Dominic LeBlanc, du Parti libéral.

Vivre à Baie-Verte[modifier | modifier le code]

L'église St. Luke's de Baie-Verte est une église anglicane. Le bureau de poste et le détachement de la Gendarmerie royale du Canada les plus proches sont situés à Port Elgin.

Les anglophones bénéficient des quotidiens Telegraph-Journal, publié à Saint-Jean et Times & Transcript, de Moncton. Ils ont aussi accès à l'hebdomadaire Sackville Tribune-Post, de Sackville. Les francophones bénéficient quant à eux du quotidien L'Acadie nouvelle, publié à Caraquet, ainsi que l'hebdomadaire L'Étoile, de Dieppe.

Culture[modifier | modifier le code]

Personnalités[modifier | modifier le code]

  • Elizabeth Carey (1835-1920), née à Baie-Verte ;
  • Marilyn Trenholme Counsell (1933 - ), sénatrice, ancien lieutenant-gouverneur du Nouveau-Brunswick, née à Baie-Verte ;
  • Alexander Monro (1813-1896), arpenteur, fonctionnaire, juge de paix, auteur, journaliste et éditeur, mort à Baie-Verte.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Le vignoble Winegarden Estate est ouvert au public. Le festival Winegarden y est organisé le deuxième dimanche d'août.

Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Paroisse de Westmorland Port Elgin Botsford
baie Verte
Rose des vents
Paroisse de Westmorland N baie Verte
O    Baie-Verte    E
S
Pont-à-Buot Drapeau : Nouvelle-Écosse Nouvelle-Écosse rivière Tidnish
Drapeau : Nouvelle-Écosse Nouvelle-Écosse

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) William Baillie Hamilton, Place Names of Atlantic Canada, Toronto, University of Toronto Press,‎ 1996, 502 p., p. 45
  2. (en) [PDF] Ministère des Ressources naturelles et de l'énergie du Nouveau-Brunswick, « Bedrock Geology of New Brunswick »,‎ 2000 (consulté le 19 juin 2009)
  3. a et b (en) Philip K. Bock et William C. Sturtevant (dir.), Handbook of North American Indians, vol. 13, t. 1, Government Printing Office,‎ 1978, 777 p., p. 109-110
  4. a et b (en) William Gagnong, A Monograph of historic sites in the province of New Brunswick, Ottawa, J. Hope,‎ 1899 (lire en ligne), p. 230
  5. (en) William Gagnong, A Monograph of the Origins of the Settlements in New Brunswick, Ottawa, J. Hope,‎ 1904, 185 p., p. 133
  6. a et b (en) William Gagnong, A Monograph of historic sites in the province of New Brunswick, Ottawa, J. Hope,‎ 1899 (lire en ligne), p. 281
  7. a, b et c (en) William Gagnong, A Monograph of the Origins of the Settlements in New Brunswick, Ottawa, J. Hope,‎ 1904, 185 p., p. 113.
  8. a et b (en)« Heath Steele, Bathurst Mines, Brunswick Mines », sur Riding the Rails, New Brunswick Railway Museum (consulté le 2 septembre 2012).
  9. Statistique Canada, « Chiffres de population et des logements, Canada, provinces et territoires, et localités désignées, recensements de 2006 et 2001 - Données intégrales »,‎ 2006
  10. « Paroisses et districts de services locaux », sur Entreprise Sud-Est (consulté le 7 novembre 2012).
  11. « Les communautés dans chacune des 12 Commissions de services régionaux (CSR) », sur Gouvernement du Nouveau-Brunswick (consulté le 9 novembre 2012).
  12. « Conseils d'administration des commissions de services régionaux annoncés », sur Gouvernement du Nouveau-Brunswick (consulté le 1 novembre 2012).
  13. a et b « Gouvernance des nouvelles commissions de services régionaux », sur Gouvernement du Nouveau-Brunswick (consulté le 9 novembre 2012).
  14. « Services obligatoires », sur Gouvernement du Nouveau-Brunswick (consulté le 9 novembre 2012).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) William F. Ganong, A Monograph of the Origins of the Settlements in New Brunswick, Ottawa, J. Hope,‎ 1904, 185 p.
  • (en) Alan Rayburn, Geographical Names of New Brunswick, Ottawa, Énergie, Mines et Ressources Canada,‎ 1975