Bachir Chehab II

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Bachir Chehab II

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Prince Bachir Chehab II "Le grand", l'émir du Mont-Liban de 1788 jusqu'en 1840.

Naissance 1767
Ghazir (Drapeau du Liban Liban)
Décès 1850
Constantinople (Drapeau de l'Empire ottoman Empire ottoman)
Pays de résidence Liban
Profession Émir
Activité principale Émir du Mont-Liban de 1788 jusqu'en 1840.
Autres activités
En 1788 est élu wali (gouverneur) du Mont-Liban, de la vallée de la Bekaa et du Jabal Amil, territoire représentant environ les deux tiers du Liban moderne.
Ascendants
Fils de l'émir Qasim ibn Umar Chehab de la famille princière "Les Chéhab".
Conjoint
Épousa une riche cousine.

Compléments

Fait partie de la deuxième dynastie ayant régné sous domination ottomane sur le Liban.
En 1799, lors du siège de Saint-Jean d'Acre, Bashir adopte une attitude de stricte neutralité entre Bonaparte et le défenseur al-Jazzar .

Bachir Chéhab II (né en 1767 à Ghazir – mort en 1850 à Constantinople) est un émir libanais qui a gouverné l'émirat du Mont-Liban dans la première moitié du XIXe siècle. Il fait partie de la deuxième dynastie ayant régné sous domination ottomane sur la région qui deviendra le Liban, la première étant celle des Maan de laquelle est issu l'émir Fakhr-al-Din II au XVIIe siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Bachir est le fils de l'émir Qasim ibn Umar Chehab de la famille princière "Les Chéhab" qui avait pris le pouvoir en 1697 après la mort de Ahmad Maan, dernier membre de la famille de Maan. En dépit de ses racines nobles, sa famille était pauvre, mais il épousa une riche cousine.

En 1788, après l'abdication de l'Emir Youssef Chehab, il est élu émir sous la suzeraineté ottomane, et wali (gouverneur) du Mont-Liban, de la vallée de la Bekaa et du Jabal Amil, territoire représentant environ les deux tiers du Liban moderne. Il réforme la fiscalité et de tente de briser le système féodal, afin d'amoindrir ses rivaux, dont le plus dangereux est Béchir Joumblatt, dont la puissance et la richesse égalent ou dépassent celles de Bachir et qui dispose de l'appui de la communauté Druze

En 1799, lors du siège de Saint-Jean d'Acre, Bashir adopte une attitude de stricte neutralité entre Bonaparte et le défenseur al-Jazzar

En 1822, le wali ottoman de Damas entre en guerre contre Saint-Jean-d'Ancre, alliée au Pacha d'Égypte Méhémet Ali. Bachir II prend le parti de Méhémet Ali. Le conflit entre Béchir II et Joumblat prend un tour communautaire, le premier étant chrétien maronite, le second druze. En 1825, Bachir II vainc son rival qui est tué à la bataille d'al Simqaniya. Il gouverne alors le Liban sous la suzeraineté officielle de Méhémet Ali à partir de 1832. Au cours des huit années suivantes, les dérives sectaires et féodales du conflit 1821-1825 sont exacerbées par l'isolement économique croissant de la communauté druze, alors que les maronites détiennent le pouvoir politique et économique.

En 1840, les principales puissances européennes (Grande-Bretagne, l'Autriche, la Prusse et la Russie), opposés à la politique française pro-égyptienne interviennent en faveur de l'Empire ottoman. Le Traité de Londres du 15 juillet, 1840 met fin au conflit Turco-égyptien et Méhémet Ali doit se retirer de la Syrie. Bashir est capturé, envoyé en exil à Malte puis à Constantinople, où il meurt en 1850.

Pendant une courte période l'Empire ottoman exerce une domination directe sur le Liban jusqu'à la nomination comme Émir de Bachir Chehab III, un autre membre de la famille Chéhab.

Source[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]