Bacan

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0° 37′ 00″ S 127° 31′ 00″ E / -0.61666667, 127.51666667

L'île de Bacan dans l'est indonésien (en rouge)

Bacan (prononciation batchane) est une île de la province indonésienne des Moluques du Nord. Elle est séparée de la péninsule sud-ouest de l'île de Halmahera par le détroit de Patinti. Au nord se trouvent les îles de Kayoa, Makian, Ternate et Tidore.

Sa superficie est d'environ 1 800 km2 et sa population d'environ 13 000 habitants. La principale ville de Bacan est Labuha sur la côte ouest de l'île. Non loin se trouve la ville d'Amasing.

Le sud de l'île est montagneux et culmine à 2 111 m.

Bacan forme, avec les îles de Kasiruta au nord-ouest, Mandioli à l'ouest et quelque 80 autres, l'archipel qui porte son nom.

Carte topographique de Bacan et des îles voisines

Langue et population[modifier | modifier le code]

L'intérieur de Bacan est peu peuplé. Les habitants des côtes ne sont pas indigènes. Ils sont Sirani (de nasrani, « chrétien » en malais, se disant descendants de Portugais), Malais, Papous et immigrants d'autres îles.

La langue des habitants de Bacan est une forme de malais qui comptait 2 500 locuteurs en 1991. Il n'y aurait pas de trace d'une langue indigène antérieure. La rupture des liens avec Bornéo, d'où le malais avait été introduit, résulterait de l'intervention portugaise à Bacan en 1515.

Histoire[modifier | modifier le code]

Bacan était autrefois un sultanat allié à ceux de Ternate et Tidore.

L'intérêt des Européens pour Bacan tenait à sa position stratégique permettant le contrôle du commerce des épices, qui fleurissait à Ternate, Tidore et Halmahera. L'île n'avait pas de ressources intéressantes par elle-même.

Le roi de Bacan se convertit au catholicisme en 1557. Il se reconvertit à l'islam quelques années plus tard[1]. En 1558, les Portugais construisent un fort dans l'île.

En 1609, la Compagnie néerlandaise des Indes orientales prend le fort. En 1882, les Hollandais entreprennent d'exploiter l'île, sans succès, en raison de la pauvreté des sols et du manque de main d'œuvre. En 1889, ils remplacent la monarchie par un conseil de chefs traditionnels sous leur contrôle.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Christian Huetz de Lemps, Olivier Sevin, L'Asie-Pacifique des crises et des violences, 2008, p. 304