Babolat

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Babolat

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Logo de l'entreprise depuis 2013.

Création 1875
Fondateurs Pierre Babolat
Personnages clés Eric, Albert, Paul et Pierre Babolat, Marc Rubellin
Forme juridique SA à conseil d'administration
Slogan Le tennis coule dans nos veines
Siège social Drapeau de France Lyon (France)
Direction Éric Babolat
Actionnaires Famille Babolat
Activité Fabrication d'articles de sport
Produits cordage, raquette, chaussures, vêtements
Effectif 188
Site web www.babolat.com
Chiffre d’affaires 123 736 985 € en 2012[1]
en hausse depuis 2008
Résultat net 2 702 143 €[2]

Babolat est une entreprise française basée à Lyon, spécialisée dans la fabrication d'articles de sport de raquette (tennis, badminton, padel et fronton).

La marque s'est fait connaître grâce à son savoir-faire en matière de cordage en boyau naturel pour raquette de tennis.

L'entreprise Babolat est détenue en totalité par la famille du même nom.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le siège social et le pôle recherche et développement de l'entreprise sont situés rue André Bollier dans le septième arrondissement de Lyon ; la principale plateforme logistique est installée à Corbas dans le Rhône[3] et une seconde plate-forme de livraison est installée dans le Colorado aux États-Unis[4].

Par ailleurs, Babolat dispose de trois sites de production situés à : Corbas pour les cordages synthétiques, Ploërmel pour les cordages en boyau naturel et Besançon pour les machines à corder[4].

La fabrication des chaussures et raquettes est sous-traitée en Asie[5].

Les balles sont fabriquées par Sumitomo en Thaïlande[4].

Six filiales de commercialisation sont implantées à l'étranger : aux États-Unis, en Allemagne, en Autriche, en Espagne, en Italie et au Royaume-Uni[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1875, un an après l'invention officielle du tennis, Pierre Babolat crée les premiers cordages de tennis, en boyaux naturels à la demande de l'anglais Bussey. Jusque là, l'entreprise de la famille Babolat était spécialisée dans la transformation de boyaux de moutons pour la charcuterie, les cordes à instruments musicaux et les ligatures chirurgicales[6].

Le cordage VS est créé en 1925[7].

Babolat s'internationalise en 1950[7].

En 1955, la marque fabrique un premier cordage en nylon grâce à une collaboration avec les entreprises des familles Maillot et Witt[6].

En 1958, elle lance le Babol, enduit destiné à protéger les cordages en boyau[7].

Au début des années 1980, le consortium créé avec les familles Maillots et Witt est rompu, Babolat conserve les activités liées au tennis et à la chirurgie et abandonne la charcuterie et les cordes pour instruments de musique[6].

En 1980, une double ligne apposée en bas du tamis des raquettes signale un cordage Babolat[7].

Logo de l'entreprise de 1981 à 2005.

Un outil destiné à repositionner les cordes, l'elastocross, est inventé en 1982[7].

Pierre Babolat prend la direction de l'entreprise en 1985[8].

Les années 1990 marque le début de la diversification avec les premières gammes de raquette de tennis en 1994 et de badminton en 1995[7].

Pierre Babolat meurt à 51 ans au large du Canada dans la catastrophe aérienne du vol 111 Swissair le [8]. L'intérim à la tête de l'entreprise est assuré par Marc Rubellin[9]

Éric Babolat est nommé président en 2001[10].

La fabrication de balles de tennis est lancée en 2001 dans le cadre d'un partenariat avec une filiale du groupe japonais Sumitomo[11], puis celle de chaussures de tennis, en partenariat avec Michelin via sa filiale Michelin Lifestyle Limited, en 2003[12].

En 2003, BABOLAT lance également une gamme textile.

Logo de l'entreprise de 2006 à 2012.

En 2005, l'entreprise adopte un nouveau logotype.

En 2008, Babolat collabore avec Emporio Armani pour la confection d'une raquette[13].

Le lancement d'une gamme de chaussures de badminton, toujours en partenariat avec Michelin, intervient en 2009[14].

En 2012, annonce de la raquette du futur, Babolat Play & Connect

En 2013, l'entreprise adopte un nouveau logotype.

Produits[modifier | modifier le code]

Système antivibratoire Cortex sur une raquette Babolat Aeropro drive

Babolat commercialise des cordages, des raquettes et des chaussures de tennis et de badminton, des grips et surgrips, des antivibratoires, des balles de tennis, des volants, des vêtements, des sacs de sport, des machines à corder et des fils chirurgicaux.

Les raquettes Babolat sont commercialisées par gammes. Voici les plus connues en 2012 :

Compétition 
  • Pure Storm (contrôle et précision)
  • Pure Drive (puissance et tolérance), raquette de Roddick
  • AeroPro (maniable et prise d’effets), raquette de Nadal et Tsonga
  • Drive Max (tolérance et confort)
Intermédiaire 
  • C-Drive
  • Drive Z

Partenariat[modifier | modifier le code]

Rafael Nadal

La marque a équipé ou équipe de célèbres joueurs de tennis parmi lesquels on peut citer, Jean Borotra, Jacques Brugnon, Henri Cochet, René Lacoste, Suzanne Lenglen, Arthur Ashe, Björn Borg, Yannick Noah, Pete Sampras, Carlos Moyà, Andy Roddick, Rafael Nadal, Fernando González, Julien Benneteau ou Jo-Wilfried Tsonga[15] ; chez les femmes, Babolat équipe la chinoise Na LI, la Belge Kim Clijsters, les Russes Dinara Safina et Nadia Petrova et la française, Aravane Rezaï.

Le contrat de Rafael Nadal est un record pour un jeune sportif ; en effet il s'élève à 800 000 $ par an depuis que celui-ci a l'âge de 14 ans.[réf. nécessaire]

Parmi les joueurs de badminton, on peut citer, Kenneth Jonassen.

En 2011 Babolat devient partenaire officiel du tournoi du Grand Chelem de Roland-Garros aux dépens de Tecnifibre. Babolat est aussi le raccordeur officiel de Roland-Garros. Ce contrat, qui prévoit que Babolat fournira les balles et le cordage, dure jusqu'en 2015 inclus[16].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.verif.com/societe/BABOLAT-VS-552131401/
  2. « Babolat VS - Bilan », sur bilans.lesechos.fr, Les Échos,‎ 2009 (consulté le 22 décembre 2009)
  3. Michel Quéruel, « Le lyonnais Babolat va renforcer sa logistique », sur www.usinenouvelle.com, L'Usine Nouvelle,‎ 15 juin 2009 (consulté le 22 décembre 2009)
  4. a, b, c et d Claire Pourprix, « Babolat. Éternel rebond d'une PME internationale », sur www.lejournaldesentreprises.com, Le Journal des Entreprises,‎ 1er mai 2009 (consulté le 22 décembre 2009)
  5. Le Journal du Net, « Babolat, tête de série numéro un », sur www.journaldunet.com, Benchmark group,‎ 21 septembre 2005 (consulté le 22 décembre 2009)
  6. a, b et c Marianne Payot, « Les Babolat : premiers de cordée », sur www.lexpress.fr, L'Express,‎ 22 novembre 2004 (consulté le 22 décembre 2009)
  7. a, b, c, d, e et f « Légende », sur www.babolat.com, Babolat,‎ 2009 (consulté le 22 décembre 2009)
  8. a et b Pierre Babolat, Le Monde du 8 septembre 1998.
  9. « Chez Babolat, Eric Babolat a débuté en conduite accompagnée », sur search.lesechos.fr, Les Échos no 19622, page 9,‎ 9 mars 2006 (consulté le 22 décembre 2009)
  10. Marie-Annick Depagneux, « Babolat : du luth à la raquette de tennis », sur search.lesechos.fr, Les Échos no 18700, page 15,‎ 19 juillet 2002 (consulté le 22 décembre 2009)
  11. Marie-Annick Depagneux, « Babolat se lance dans les balles de tennis », sur search.lesechos.fr, Les Échos no 18440, page 22,‎ 9 juillet 2001 (consulté le 22 décembre 2009)
  12. La semelle Michelin version Tennis. Le Monde du 20 juin 2003 ; Frédéric Pons, « Michelin se mêle de semelles », sur www.liberation.fr, Libération,‎ 2 juin 2003 (consulté le 22 décembre 2009)
  13. Ariane Dhelens, « Raquette de tennis EA7 Emporio Armani par Babolat », sur www.toutsurletennis.com, Ray of Art,‎ 20 février 2008 (consulté le 22 décembre 2009)
  14. Boursier.com, « Michelin lance sa 1ère chaussure pour le badminton avec Babolat », sur www.boursier.com, Groupe Lagardère,‎ 2 novembre 2009 (consulté le 22 décembre 2009)
  15. « Tsonga rejoint Babolat », sur www.lefigaro.fr, Le Figaro,‎ 22 décembre 2009 (consulté le 22 décembre 2009)
  16. FFT / Roland-Garros, « Du neuf Porte d'Auteuil », sur www.rolandgarros.com, FFT,‎ Jeudi 28 avril 2011 (consulté le Jeudi 28 avril 2011)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]