Babiroussa

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Les babiroussas ou babyrousas forment un genre de suidé. Le nom provient du malais, babi (« porc ») et rusa (« cerf »).

Description[modifier | modifier le code]

Le babiroussa dispose de deux paires de défenses situées sur le museau. Chez le mâle, la paire supérieure est plus développée (jusqu'à 30 cm) et recourbée vers l'arrière jusqu'à pénétrer dans la peau, pouvant provoquer des infections, alors que chez la femelle elle est atrophiée voire inexistante[1].

Comportement[modifier | modifier le code]

Les mâles sont assez solitaires tandis que les femelles vivent en petits troupeaux dans la forêt. Il est surtout actif en matinée et reste à proximité des points d'eau[2]. Très bon nageur, il peut passer d'île en île.

En petits groupes familiaux, ils parcourent les marécages des quelques îles où ils vivent à la recherche de fruits, de jeunes pousses ou de feuilles. Ils n'hésitent pas à nager lorsqu'un bras de mer se présente.

Les babiroussas sont des animaux discrets et timides. En permanence sur le qui-vive, ils se dissimulent à la moindre alerte sous la végétation.

Il occupe un terrier composé de boue et de paille[1].

Son alimentation est composée de fruits, de feuilles, de champignons et de larves d'insectes.

Reproduction[modifier | modifier le code]

Les mâles s'affrontent pour obtenir les faveurs des femelles.

Après une gestation de 153 jours, naissent un ou deux petits qui seront sevrés de 6 à 8 mois plus tard et pourront se reproduire à un an[1].

Le babiroussa peut vivre 24 ans en captivité.

Les femelles mettent bas après cinq mois de gestation environ. Elles ne donnent naissance qu'à un, voire exceptionnellement deux petits. Chose étrange, dans ce cas, les jumeaux sont toujours de même sexe.

Habitat[modifier | modifier le code]

Le babiroussa vit en Indonésie et se répartit entre les îles de Sulawesi, de Buru, de Togian et de Sula[2].

Espèces ou sous-espèces[modifier | modifier le code]

La population totale est estimée à 4000 individus, disséminés sur plusieurs îles. Cette espèce endémique est en voie de disparition, et il est assez rare d'en trouver dans des zoos en France[3]. Il est parfois chassé pour être domestiqué mais surtout pour sa chair.

En fonction des auteurs, il existe une seule espèce avec plusieurs sous-espèces :


Selon MSW et ADW :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Terra Nova
  2. a et b Encyclopédie Microsoft Encarta® 1999
  3. Il est présent au Parc zoologique de Champrepus

Galerie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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