Babio

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Babio
Genre comédie
Version originale
Titre original Comedia Babionis
Langue originale latin
Date de parution originale XIIe siècle
Version française
Traducteur Henri Laye
Éditeur Les Belles Lettres
Date de parution 1931

Babio, ou Comedia Babionis, est un texte en latin de 484 vers du XIIe siècle.

L'origine et l'auteur du texte sont inconnus. Le fait que plusieurs des manuscrits soient anglais et que John Gower en parle dans sa Confessio Amantis atteste qu'il était bien connu en Angleterre[1]. Il s'agit cependant vraisemblablement d'une œuvre gallo-latine selon H. Laye[2].

Le texte allie un style précieux et érudit à une inspiration des plus triviales. Babio, marié à Petula, est amoureux de sa belle-fille Viola. Mais cette dernière lui est ravie par une jeune noble, Croceus. Revenant alors auprès de son épouse, il apprend que celle-ci le trompe avec son valet Fodius. Échouant à châtier les amants, il décide de se faire moine, laissant sa femme à son valet.

Le texte est un dialogue ininterrompu entre cinq personnages, avec toutes les caractéristiques d'une œuvre dramatique, bien qu'il n'ait pas nécessairement été destiné à être représenté. Il est à ce titre sans doute un document de valeur sur la genèse du théâtre comique en France au Moyen Âge[3].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Confessio Amantis, vv. 4808-4862.
  2. notice, p. 3-9, dans La « Comédie » latine en France au XIIe siècle, tome II, 1931
  3. notice, p. 14, dans La « Comédie » latine en France au XIIe siècle, tome II, 1931

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Babio, traduction de Henri Laye, dans Gustave Cohen (éd.), La « Comédie » latine en France au XIIe siècle, tome II, Les Belles Lettres, « Collection latine du Moyen Âge », 1931.