Baba Amr
|
|
Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.
|
|
|
Cet article concerne un événement en cours.
Ces informations peuvent manquer de recul et changer à mesure que l’événement progresse. Le titre lui-même peut être provisoire.
N’hésitez pas à l’améliorer en veillant à citer vos sources. |
Baba Amr est un quartier situé dans le sud-ouest de la ville de Homs, en Syrie, regroupant trente mille habitants. Il est connu pour être un endroit de répression du régime de Bachar el-Assad lors de la révolte populaire de 2011-2012 dans le pays. Il est peuplé de musulmans de confession sunnite et est l’un des quartiers les plus pauvres de la ville.
Sommaire |
Histoire [modifier]
Soulèvement syrien de 2011-2012 [modifier]
Siège de Baba Amr [modifier]
Le régime du président Bachar el-Assad exerce un massacre sur la population sans précédent depuis mars 2011, soit depuis le début de la contestation. Deux tiers de la population ont quitté Baba Amr, encerclés par l’armée qui compte au moins douze points de contrôle aux entrées du quartier[1].
Les habitants restés dans le quartier sont en général des opposants au régime, mais aussi les plus pauvres, n’ayant nulle part ailleurs où aller. Ceux-ci ne peuvent plus quitter leur quartier, ni même emprunter certaines rues, car les soldats sont présents sur les toits de certains immeubles. L’avenue principale est désormais baptisée la « route des snipers » et est impraticable en voiture et à pied.
Baba Amr n’est plus qu’un champ de ruines, où s’entassent les habitants, qui n’ont plus d’eau, d’électricité, et de gaz, coupés par l’armée, et ayant le plus grand mal à trouver des produits de première nécessité[2].
Baba Amr est la cible de bombardements quotidiens continus depuis le 4 février 2012[3].
Le 1er mars 2012, l’armée syrienne a pris le contrôle de tout le quartier rebelle de Baba Amr, pilonné sans interruption depuis 26 jours par l’artillerie de campagne et les chars.
Les équipes de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge syrien ne pouvaient toujours pas pénétrer dans le quartier de Baba Amr le 4 mars, malgré le feu vert des autorités au Comité international de la Croix-Rouge (CICR)[4].
Ce quartier s'était déclaré Emirati sous le contrôle de l'Armée Syrienne Libre (ASL). Les chrétiens avaient été expulsés depuis quelque temps déjà vers le Liban.
Mort de deux journalistes [modifier]
Le 22 février 2012, Rémi Ochlik un photojournaliste français de l’agence IP3 Press, entré clandestinement dans le pays, est tué aux côtés de la journaliste américaine Marie Colvin, 56 ans, du Sunday Times dans le bombardement d’une maison du quartier transformée en centre de presse où il se trouvaient[5].
Édith Bouvier, une journaliste indépendante travaillant pour Le Figaro et Radio France internationale et Paul Conroy, photojournaliste indépendant ont été blessés au cours de la même attaque. Avec William Daniels, photographe pour le Figaro Magazine et Time Magazine, et Javier Espinosa d’El Mundo, ils restent bloqués à Homs[6]. Après six jours de difficiles négociations menées pas le CICR et le Croissant Rouge syrien, et dans une grande confusion quant au sort d’Édith Bouvier, seul Paul Conroy a pu être été évacué vers le Liban le 28 février 2012[7]. Selon l’ONG Avaaz, au moins treize militants syriens sont morts dans cette opération d’exfiltration. Le 29 février, Javier Espinosa est évacué vers le Liban. Édith Bouvier et William Daniels ont été exfiltrés vers le Liban le 1er mars 2012[8].Ils sont arrivés en France le 2 mars.
Les corps de Rémi Ochlik et de Marie Colvin sont rapatriés en France le 4 mars 2012[9].
Notes et références [modifier]
- « Une journée ordinaire de répression dans toute la Syrie : 60 morts » sur le site du Monde, 23 février 2012.
- Delphine Minoui, « La longue agonie de Homs sous les bombes d’el-Assad » sur le site du Figaro, 21 février 2012.
- Dépêche AFP du 25 février 2012, sur le site du Figaro.
- Pierre Prier, « Syrie: Baba Amr coupé du monde », Le Figaro, 5 mars 2012.
- « Syrie : deux journalistes, dont un Français, tués à Homs », L’Express, 22 février 2012.
- Delphine Minoui, « Dans le piège de Homs » Le Figaro, 24 février 2012.
- Adrien Jaulmes « Les blindés d’Assad à l’assaut de Homs » Le Figaro, 28 février 2012.
- « La journaliste Édith Bouvier, blessée en Syrie, est au Liban » Le Figaro, 1er mars 2012.
- Pauline Froisart, « Les corps de Rémi Ochlik et Marie Colvin tués en Syrie, ramenés en France » Agence France-Presse 4 mars 2012.