BMW Z8

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BMW Z8
BMW Z8

Marque Drapeau : Allemagne BMW
Années de production 2000 - 2003
Production 5703 exemplaires
Classe Grand Tourisme
Moteur et transmission
Énergie Essence
Moteur(s) V8, 32 soupapes
Cylindrée 4941 cm3
Puissance maximale à 6 600 tr/min : 400 ch
Couple maximal à 3 800 tr/min : 500 Nm
Transmission Propulsion
Boîte de vitesses Mécanique, 6 rapports
Poids et performances
Poids à vide 1585 kg
Vitesse maximale limitée à 250 km/h
Accélération 0 à 100 km/h en 4,7 s
Émission de CO2 358 g/km
Châssis - Carrosserie
Carrosserie(s) Roadster
Direction Crémaillère à assistance variable
Freins Disques ventilés
Dimensions
Longueur 4 400 mm
Largeur 1 830 mm
Hauteur 1 320 mm
Chronologie des modèles
Précédent BMW Z1

La BMW Z8 est une automobile de grand tourisme du constructeur allemand BMW. Présentée en 1999, elle a été commercialisée de 2000 à 2003. Roadster au look neo-rétro inspiré de la légendaire BMW 507 de 1956, la Z8 est un modèle très exclusif, prévu pour devenir le nouveau sommet de gamme BMW de l'époque.

Produite en série limitée — 5 703 exemplaires construits de 2000 à 2003 — et pourvue d'une motorisation prestigieuse, la Z8 est encore de nos jours un modèle très recherché. Elle est en outre apparue au cinéma dans le 19e film de la série des James Bond, Le monde ne suffit pas.

Genèse[modifier | modifier le code]

Le roadster 507 de 1956, inspirateur de la Z8.

Après dix années de présence au sein de la gamme BMW, la Série 8 voit la fin de sa production prévue pour 1999, et se pose donc la question de son éventuel remplacement. Plutôt que de lancer un nouveau modèle de coupé haut-de-gamme dans le prolongement de la 8, décision est prise chez BMW de donner une héritière à l'une des plus mythiques automobiles à avoir alors jamais été produites par la firme bavaroise : le roadster 507. Présenté en 1956 et produit jusqu'en 1959, celui-ci constituait à l'époque la riposte de BMW au succès de la Mercedes 300 SL[1].

Construite à seulement 252 exemplaires, la 507 est devenue une des BMW les plus remarquées malgré un échec commercial cuisant ; un modèle historique de la marque, qui décide de lui rendre hommage au travers de la Z8. La filiation esthétique entre les deux modèles est ainsi très prononcée : mêmes proportions générales, avec un habitacle reculé derrière un immense capot moteur, ouïes latérales similaires, face avant quasiment identique bien que remise au goût du jour, etc. Le concepteur de la ligne neo-retro de la Z8, le designer Chris Bangle, en parle en évoquant « à la fois des formes sexy et la musculature d'un animal en mouvement[2] ».

Moteur et transmission[modifier | modifier le code]

Article connexe : BMW M5 (E39)#Motorisation.

Pour animer son nouveau sommet de gamme, BMW décide de s'en remettre à son moteur le plus reconnu du moment et considéré par certains journalistes comme « l'une des meilleures mécaniques sur le plan mondial[3] » : le V8 spécifiquement revu et modifié par sa branche Motorsport équipant la M5 E39.

Aucune modification notable n'est apportée au groupe motopropulseur de la M5 en vue de sa greffe dans la Z8 ; les caractéristiques mécaniques des deux modèles sont donc très proches. Le V8 de 4,9 litres de cylindrée développe toujours une puissance de 400 chevaux à 6 600 tr/min pour 51 mkg de couple à 3 800 tr/min[4]. Inchangé, il conserve logiquement son caractère plein et extrêmement vigoureux, avec son punch dès les bas régimes qui donne des sensations à la limite de la brutalité, en apparence du moins, la poussée demeurant pourtant très linéaire[5].

En ce qui concerne la transmission, là aussi, les organes mécaniques de la M5 sont repris pour la Z8. On retrouve donc la boîte de vitesses à six rapports issue de la 540i, avec les mêmes rapports de boîte et toujours associée à une commande manuelle ; la seule différence notable la concernant tient dans le rapport de pont, plus court que celui de la M5, un choix destiné à favoriser la vigueur des accélérations, et ce au détriment de la vitesse de pointe. En revanche, la Z8 ne dispose plus d'un pont arrière à différentiel autobloquant, comme c'était le cas pour son aînée, au profit d'un système électronique DSC de contrôle de traction et de trajectoire[4].

Châssis[modifier | modifier le code]

Le tableau de bord de la BMW Z8.
La Z8 vue de trois-quarts arrière.

Contrairement à la M5, qui est la dérivée sportive d'une berline de grande série, la Z8 est une création originale et bénéficie donc d'un châssis plus moderne, entièrement créé pour l'occasion. Celui-ci se compose d'un treillis en aluminium, habillé de tôles, également en aluminium, qui y sont vissées[6]. Cette technique dite Space Frame permet au squelette de la Z8 de ne peser que 230 kg[7].

En ce qui concerne ses liaisons au sol, la Z8 dispose à l'avant de suspensions à jambe et triangle oblique, entièrement nouvelles bien qu'inspirées de celle équipant déjà les Série 5[7]. Pour le train arrière, le roadster récupère en revanche l'essieu multibras en provenance de la 750i de la génération E38, ainsi que son système de freinage[8], pourtant moins bien dimensionné que celui de la M5 qui ne donnait d'ores-et-déjà pas entière satisfaction sur la berline[9].

Notamment grâce à sa structure entièrement en aluminium, la Z8 est plus légère de 150 kg que la M5, une différence qui se ressent nettement une fois au volant[10]. Stable à grande vitesse, elle dispose d'une adhérence élevée qui permet à son conducteur de hausser le rythme sans risquer de partir à la faute, à condition toutefois de se montrer prudent à la remise des gaz – le contrôle de trajectoire pouvant toutefois rattraper un éventuel décrochage du train arrière[9].

La Z8 aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Commercialisée en 2000 au tarif de 820 000 francs français, soit environ 130 000 €, la Z8 devait être pour BMW un modèle aussi prestigieux et exclusif que peuvent l'être une Aston Martin ou une Ferrari ; sa production a donc été ainsi limitée volontairement à 5 000 exemplaires par le constructeur, un quota finalement porté à 5 700 unités[2].

Cette politique d'exclusivité aura porté ses fruits. Ainsi, malgré une inévitable décote due au temps, la Z8 est de nos jours toujours très demandée alors que très peu d'exemplaires circulent ; au total, seuls 49 exemplaires auront été livrés sur le territoire français, par exemple. Résultat, la cote de la Z8 est soutenue : il faut prévoir aux alentours de 120 000 € pour en acquérir un modèle en bon état et prévoir un budget conséquent pour son entretien[10].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) Jean-François Destin, Motorlegend, « BMW Z8 : Présentation »,‎ 01/05/2000
  2. a et b (fr) Denis Riflade, premier contact avec la BMW Z8 dans Sport Auto, numéro 458, mars 2000, page 38
  3. (fr) Alain Bernardet, Laurent Chevalier & David Lamboley, dossier « guide essais : 100 % sport » dans Sport Auto, numéro 485, juin 2002, page 82
  4. a et b (fr) Denis Riflade, premier contact avec la BMW Z8 dans Sport Auto, numéro 458, mars 2000, page 43
  5. (fr) Denis Riflade, premier contact avec la BMW Z8 dans Sport Auto, numéro 458, mars 2000, page 44
  6. (fr) Jean-François Destin, Motorlegend, « BMW Z8 : Châssis »,‎ 01/05/2000
  7. a et b (fr) Denis Riflade, premier contact avec la BMW Z8 dans Sport Auto, numéro 458, mars 2000, page 41
  8. (fr) Antoine Arnoux, Sport Prestige, « BMW Z8 : Guide d’achat occasion ». Date de mise en ligne inconnue
  9. a et b (fr) Denis Riflade, premier contact avec la BMW Z8 dans Sport Auto, numéro 458, mars 2000, page 46
  10. a et b (fr) Sébastien Dupuis, L'automobile sportive, « BMW Z8 : FABULEU-Z-E BMW ! »,‎ 12/03/2009

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]