Block automatique à permissivité restreinte
Le Block Automatique à Permissivité Restreinte, ou BAPR, est un système de sécurité ferroviaire utilisé sur les lignes à trafic moyen. Pour mémoire, les systèmes de type block ont pour objectif d'empêcher le rattrapage de deux convois.
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[modifier] Histoire
Le BAPR a été créé pour permettre d'automatiser le cantonnement sur les lignes à trafic moyen, où le block automatique lumineux (BAL) aurait été trop coûteux. Il a été mis en service pour la première fois en 1968, avec des cantons de 8 km de long, sur la section de ligne de Pontoise à Gisors, puis sur le tronçon de Frasnes à Arcs-et-Senans en 1971[1].
[modifier] Principe
Il est dérivé du block automatique lumineux (BAL) dont il reprend le principe général : découpage de la voie en cantons, signaux de voie libre, avertissement et sémaphore, circuits de voie. Cependant, afin de diminuer le coût des installations et leur complexité, la longueur des cantons peut varier entre 4,5 et 15 km au lieu de 3 km maximum en BAL.
Contrairement au BAL, où le sémaphore et l'avertissement sont couplés sur le même signal, en BAPR ces deux signaux sont découplés, le signal d'avertissement est reporté à environ 1500 m en amont du sémaphore.
Matériellement, le signal d'entrée en canton se présente sous la forme d'un panneau oblong comportant un feu rouge (sémaphore) ou un feu vert (voie libre). Le franchissement du sémaphore fermé est interdit, pour éviter une trop longue marche à vue. Cependant, en double voie, le franchissement peut être autorisé par le Régulateur ou l'Agent-Circulation ou après avoir attendu un délai de 15 minutes, s'il n'y a pas de risque pour la sécurité. Le signal d'avertissement est constitué d'un panneau circulaire comportant un feu jaune (avertissement) ou un vert.
La détection des convois est faite par circuits de voie ou par comptage d'essieux.
[modifier] Notes et références
- Alain Gernigon, Histoire de la signalisation ferroviaire française, éditions La Vie du Rail, Paris 1998, p. 228-229