B'nai B'rith

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis B'nai Brith)
Aller à : navigation, rechercher
Certificat de membre du B'nai B'rith, 1876

L’Ordre indépendant du B'nai B'rith (בני ברית, de l'hébreu : « Les fils de l'Alliance ») est la plus vieille organisation juive toujours en activité dans le monde. Calquée sur les organisations maçonniques, elle a été fondée à New York, le 13 octobre 1843, par douze personnes, dont Henry Jones et deux frères, juifs émigrés d'Allemagne, qui avaient appartenu à la Société des Frères (Brüder Bund) qui joua un certain rôle dans l'élaboration de la Première Internationale (Association internationale des travailleurs). Ils voulaient fonder un système d'entraide pour les juifs arrivants aux États-Unis et devant faire face à des conditions de vie difficiles.

La première action concrète, fut la création d'une police d'assurance attribué aux membres (la mortalité des hommes au travail étant importante à cette époque). Ainsi les veuves recevaient une somme pour les frais funéraires, et une allocation de un dollar par semaine pour le reste de leur vie. Chaque enfant recevant également une bourse et, pour les enfants mâles, l'assurance d'apprendre un métier.

C'est à partir de cette base, de l'aide humanitaire et les services qu'un système de loges et chapitres fraternels grandit aux États-Unis, puis dans le monde entier (voir les "liens externes").

Description et buts[modifier | modifier le code]

L'organisation, qui a affirmé très tôt l'unité du peuple juif, est engagée dans une grande variété de services communautaires et d'activités de soutien, incluant la promotion des droits pour les communautés juives, l'assistance aux hôpitaux et aux victimes de catastrophes naturelles, la remise de bourses d'études aux étudiants juifs et la lutte contre l'antisémitisme à travers sa Ligue anti-diffamation (Anti-Defamation League). Le BB agit aussi en tant qu’organisation non gouvernementale et intervient à l’ONU, à l’Unesco, au Mercosur et au Conseil de l’Europe. L'organisation est exclusivement réservée aux israélites et comprend plus de 500 000 frères et sœurs dans une cinquantaine de pays[1]. En effet, à cette époque, les loges maçonniques n'étaient pas ouvertes aux Juifs en Allemagne[2].

Actions[modifier | modifier le code]

En plus de ses activités caritatives, le B'nai B'rith soutient la politique et la pérennité de l'État d'Israël et le mouvement sioniste.

En 2002, il a créé avec le AIPAC une initiative nommée BBYO 4 Israel.

Le B’nai B’rith a activement apporté de l’aide aux victimes de l’ouragan Mitch, des tremblements de terre en Turquie, au Salvador et en Inde, à la population civile au Kosovo et en Asie suite au Tsunami. Il travaille aussi sur de nombreux projets caritatifs concernant des hôpitaux pour enfants là où son aide est acceptée.

Chaque fin d'année la loge Ben Gourion, organise le Salon des Ecrivains où des auteurs viennent dédicacer leurs ouvrages à la mairie du 16e arrondissement de Paris.

Dans le monde[modifier | modifier le code]

Canada[modifier | modifier le code]

La section canadienne de B'nai Brith (l'orthographe utilisée par cette section ne comporte pas d'apostrophe dans le mot Brith) a été fondée en 1875 et est la plus vieille organisation juive du pays.

Médaille de la Constitution Grand Lodge LOBB
Médaille de la Grand Lodge no 4

France[modifier | modifier le code]

Le B'nai B'rith France existe depuis 1932 et constitue la section la plus importante du District européen, forte d'une soixantaine de cellules réparties dans cinq régions: Île-de-France - Provence Midi Pyrénées - Côte d'Azur - Est - Rhône-Alpes. Elle a son siège à Paris.

Le B'nai B'rith est membre du Conseil représentatif des institutions juives de France. Le B'nai B'rith France participe activement aux principaux événements qui concernent la vie juive en France. L'ancien président de la LICRA (1968-1993) Jean Pierre-Bloch en a été le président de 1974 à 1981. Ce dernier a remis la médaille d'or du B'nai B'rith au président du Sénat et candidat malheureux à la présidence de la République Alain Poher en 1979.

  • Ses combats : lutte contre l’antisémitisme, défense du sionisme, défense des Droits de l'homme et fraternité, lutte contre l’enseignement de la haine, veiller à entretenir la mémoire de l'holocauste par tout moyen adéquat, articles, livres, conférences et films.
  • Ses actions : Printemps des Droits de l’Homme et de la Fraternité, Fête des Lumières contre l’Obscurantisme, Collectif Agir Ensemble (avec Ni putes ni soumises, SOS Racisme, Berbères de France, UEJF, Conseil représentatif des associations noires de France, Amitiés judéo-noires, Amitités Judéo-musulmanes, Amitiés Judéo-chrétiennes…), Universités d’été, Salon des écrivains, Journée Européenne de la Culture Juive (Portes ouvertes sur le Patrimoine juif), Remise du Prix des Droits de l’Homme.

Le 22 janvier 1986, lors des forums en marge de l'assemblée générale de l'Union française des associations B'naï B'rith, l'association organisa des réunions avec des politiciens français (représentant le Parti républicain, le Parti socialiste, le Mouvement des radicaux de gauche et le Rassemblement pour la République) où ceux-ci s'engagèrent à ne passer aucune alliance avec le Front national[3],[4],[5]. Le journal de tendance nationaliste Présent[6] déplora l'engagement des partis de droite, considérant qu'il s'agissait d'un diktat qui leur était imposé.

À la fin des années 1980, le B'nai B'rith milita pour l'adoption d'une loi visant la « condamnation de toute publication et de tout discours discriminatoire de caractère racial ou antisémite » ainsi qu'« une condamnation sévère de toute négation de l'extermination du peuple Juif »[7]. Une loi reprenant ces points fut adoptée le 13 juillet 1990 (loi Gayssot).

En France, le B'nai B'rith, composé de 63 loges, n'est pas considéré comme loge maçonnique par les trois plus grandes obédiences françaises (GODF, GLDF, et l'ex-GLNF).

Israël[modifier | modifier le code]

La loge francophone du B'nai B'rith à Jerusalem porte le nom de Robert Gamzon, fondateur du mouvement des Éclaireurs israélites de France (EIF) en 1923.

Présidents successifs[modifier | modifier le code]

Membres célèbres[modifier | modifier le code]

Médailles d’or du B'nai B'rith[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Encyclopaedia Judaica, 1970
  2. Juifs et franc-maçonnerie au XIXe siècle. Un état de la question Juifs et franc-maçonnerie au XIXe siècle. Un état de la question
  3. Inquiétude dans la communauté juive, Le Monde, 26 mars 1986
  4. Mystères et secrets du B'nai B'rith, Emmanuel Ratier, p. 301 et 303.
  5. « Ethique et politique » : Un débat avec les partis organisé par le B'nai B'rith, Bulletin de l'Agence Télégraphique juive, 30 janvier 1986.
  6. Ce que l'on vous cache, Brochure du journal Présent (quotidien), sous-titré : Qui a imposé ce diktat : ne s'allier en aucun cas au Front national, première édition 1986, par Jean Madiran
  7. S.H. Hoffenberg, Déclaration, Union Française des associations B'nai B'rith (U.F.A.B.B.), 16 septembre 1987.
  8. http://www.bnaibrith.org/past-presidents.html

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Mystères et secrets du B'naï B'rith : la plus importante organisation juive internationale (publié par Emmanuel Ratier), Facta, Paris, 1993, 416 p. [pas d'ISBN]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Lien externe[modifier | modifier le code]