Bœrsch

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Bœrsch
La tour arrière ou Aftertor (nord de la ville), année 1340
La tour arrière ou Aftertor (nord de la ville), année 1340
Blason de Bœrsch
Blason
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Alsace
Département Bas-Rhin
Arrondissement Molsheim
Canton Rosheim
Intercommunalité CC du canton de Rosheim
Maire
Mandat
Philippe Meyer
2008-2014
Code postal 67530
Code commune 67052
Démographie
Gentilé Boerschois, Boerschoises
Population
municipale
2 437 hab. (2010)
Densité 104 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 28′ 40″ N 7° 26′ 30″ E / 48.477778, 7.44166748° 28′ 40″ Nord
       7° 26′ 30″ Est
/ 48.477778, 7.441667
  
Altitude Min. 211 m — Max. 787 m
Superficie 23,35 km2
Localisation

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Bœrsch est une commune française, située dans le département du Bas-Rhin et la région Alsace.

Le nom allemand-alsacien, qui n'est pas officiel, est Börsch. Ses habitants sont appelés les Bœrschois.

Sommaire

Géographie [modifier]

Entrée du village de Boersch
La Tour-Haute (1340) au sud de la ville
La tour basse, ou tour des remparts, à l'entrée ouest de la ville
Ruelle avec ses maisons à colombages
La place centrale du village
Porche de l'ancien couvent bénédictin de Saint-Léonard (Boersch)

Bœrsch est située dans le vignoble alsacien, dans une dépression d'un affluent de la rive gauche de l'Ehn, à environ 3 km au sud-ouest de Rosheim, comprenant Klingenthal et le hameau de Saint-Léonard. Le village fait partie du canton de Rosheim et de l'arrondissement de Molsheim. Boersch est également situé à 30 km au sud-ouest de Strasbourg. Le village se trouve entre les villes de Rosheim et d'Obernai, non loin de Molsheim. Les villageois sont appelés les Boerschois.

Lieux-dits et écarts [modifier]

Cours d'eau [modifier]

  • le Weidash
  • Canal de l'Ehn

Communes limitrophes [modifier]

Toponymie [modifier]

  • Birsa, 1109
  • Bersa, 1187

Histoire [modifier]

Le village est mentionné pour la première fois en 1109 lors de la fondation de l'abbaye de Saint-Léonard. Très tôt, les chanoines de la cathédrale de Strasbourg y possède une cour dimière. Vers 1340, l'évêque de Strasbourg, Berthold de Bucheck, accorde le statut de ville à la localité et érige les fortifications de la cité.En 1385, Boersch est prise de nuit par le comte Henri III de Saarwerden, pillée, détruite et l'église brûlée. Par la suite, Guillaume de Diest, évêque de Strasbourg(1394-1439, la gage plusieurs fois pour payer ses nombreuses dettes. En 1405 et 1406, il l’hypothèque à trois créanciers : au comte Philippe de Nassau - Saarwerden, à la Ville de Strasbourg et au Grand Chapitre. Finalement en 1423, l'évêque Guillaume, l'engage à la ville de Strasbourg, qui la garde jusqu'en 1464. En 1439 les époux Rumeler-Lawel et Anelin fondent à Boersch un hospice pour héberger les pèlerins et voyageurs « pauvres et honnêtes ». Au Moyen Âge la cité est ravagée et pillée à plusieurs reprises. La seigneurie passe définitivement en 1466 à l'évêché du Grand Chapitre de la cathédrale de Strasbourg pour 1 000 florins, et ce jusqu'à la Révolution. Boersch connaît ensuite une période de prospérité, jusqu'à la guerre de Trente Ans(1618-1648). Boersch est pillée puis occupée par les troupes Suédoises de Ernst von Mansfeld en 1622. Sa population augmente ensuite régulièrement jusque vers 1830, puis régresse ensuite avec la fermeture de la manufacture d'armes blanches de Klingenthal et l'exode rural. La situation s'inverse vers 1960.

Klingenthal (vallée des lames) [modifier]

Klingenthal est un hameau faisant partie de Boersch. Il doit son nom à la grande manufacture royale d'armes blanches fondée en 1730. Louis XV fit venir à cette époque des ouvriers allemands de Solingen (Ruhr) près de Düsseldorf. Cette manufacture a été supprimée et remplacée ensuite par une fabrique d'armes blanches dites du commerce, ainsi que de faux et faucilles; ces dernières égalaient en qualité celles de Styrie et leur étaient même supérieures pour ce qui concerne la fabrication. La localité de Klingenthal se développe autour de cette industrie. Jusqu'en 1736, Henri d'Anthès dirige l'entreprise qui cesse de fonctionner en 1751 par manque de commande de l'État.Durant les guerres de la Révolution et de l'Empire, la manufacture renaît à nouveau, mais victime de la révolution industrielle, la manufacture ferme en 1836. Par la suite, les entrepreneurs Coulaux font des bâtiments une fabrique d'aiguiserie de baïonnettes pour le service de la manufacture de Mutzig, une raffinerie de cuivre avec martinet et une fabrique de garance. L'entreprise ferme définitivement en 1962. La maison de la manufacture est aujourd'hui un musée qui tente de perpétuer le souvenir de cette florissante industrie. Dans les montagnes, derrière le Klingenthal, on trouve cachées au milieu des sapins qui les entourent de toutes parts, les ruines du château de Kagenfels ou Kagenbourg.

Couvent bénédictins de Saint-Léonard [modifier]

En 1109, un couvent de Bénédictins est construit à Saint-Léonard, un hameau à 2 km de Boersch. D'après la légende l'endroit était occupé par un ermite. La charte de fondation du couvent mentionne l'endroit sous le nom de Berse ou Bersa. À peine un siècle après sa fondation le couvent périclite. Il est remplacé vers 1215 par une collégiale de chanoines en provenance du chapitre de la cathédrale de Strasbourg. Pendant la guerre des paysans, le 19 avril 1525, la collégiale est attaquée par des paysans venant d'Altorf et de Dorlisheim auxquels se joignent quelques habitants de Boersch, mais aussi d'Obernai, de Bernardswiller, et d'Ottrott. Pendant la guerre de Trente Ans, ce sont les troupes suédoises d'Ernst von Mansfeld qui se livrent par deux fois aux pillages et aux profanations du couvent, la première fois en 1622 et la seconde fois en 1632. Lors de la première expédition suédoise, des chanoines sont même brûlés vifs. La peste sévit pendant six mois en 1633 dans la région décimant une partie importante de la population. Au XVIIIe siècle, malgré les diverses spoliations, les chanoines possèdent encore de nombreux biens à Innenheim, Bischoffsheim, Blaesheim, Entzheim, Duppigheim, Kintzheim, Auenheim (près de Kehl). À la Révolution, la collégiale, les maisons capitulaires, ainsi que les biens qui en dépendaient furent vendus aux enchères. L'orgue Silbermann est transféré à Ottrott-le-Haut et occupe maintenant l'église de cette ville. L'église du couvent est démolie et les pierres réutilisées pour la reconstruction de l'église de Benfeld qui se trouvait en mauvais état. Le clocher en forme de bulbe est installé sur l'église d'Ergersheim. Avant la première guerre mondiale, Saint-Léonard devient un important centre culturel régional. Dans l'ancienne cour du chapitre se trouve un tableau de Charles Spindler, montrant la collégiale au XVIIIe siècle, d'après une estampe d'époque.

Héraldique [modifier]

Blason de Bœrsch

Les armes de Bœrsch se blasonnent ainsi :
« D'azur aux deux perches adossées d'argent. »[1].
Blason modèle fr Armes parlantes.svg Armes parlantes (Barsch signifie « perche » en allemand).

Administration [modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1919 1940 Gustave Schmutz   Sénateur
 ???   Gérard Lehmann UMP  
2001 2008 Philippe Meyer UMP  
mars 2008 en cours Philippe Meyer[2] UMP Conseiller général
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Démographie [modifier]

Évolution démographique
(Source : INSEE[3])
1882 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006
1644 1136 1154 1407 1663 1892 2107 2457 2499
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

Jumelage [modifier]

Personnalités liées à la commune [modifier]

Patrimoine [modifier]

Église de Boersch
Chapelle Notre-Dame-des-Neiges-au-Chêne de Saint-Léonard (1862)
Intérieur de la chapelle Notre-Dame-des-Neiges-au-Chêne
Chapelle du cimetière (1862)
Intérieur de la chapelle du cimetière
Hôtel de ville (XVIe siècle)
Le Ratstube, maison en pan de bois de 1626

Église [modifier]

Flanquée d'une tour de chœur en partie romane (premier étage du XIIe siècle). L'étage inférieur du clocher est du XIVe siècle. À l'intérieur du clocher il y a des restes d'une belle fresque du XIVe siècle, représentant le Christ en croix entre la Vierge et saint Jean. L'intérieur de la tour correspond au chœur de l'ancienne église, détruite et brûlée en 1385. L'édifice actuel date du XVIIIe siècle. Derrière le maître-autel, on trouve un tableau peint par Heimlich en 1773 représentant saint Brice bénissant la cité, entouré de remparts, tels qu'on pouvait les voir au XVIIIe siècle. Les autels latéraux sont consacrés à la Vierge et à saint Sébastien.

Chapelle Notre-Dame des Neiges au Chêne de Saint-Léonard [modifier]

Cette chapelle fut restaurée en 1933, faisant suite à l'édifice construit en 1862 qui était délabré. Sur le même emplacement existait une ancienne chapelle datée de 1694 construite par le chanoine Willaume, et qui a sans doute été rasée au cours de la Révolution.

Chapelle du cimetière (1862) [modifier]

Mairie (XVIe siècle) [modifier]

Édifice typiquement de la Renaissance construit au XVIe siècle, en deux étapes. C'est d'abord la partie nord qui est achevée, puis séparée de la seconde partie par une tour qui abrite un escalier hélicoïdal en pierre. Le rez-de-chaussée comporte alors une halle ouverte pour le marché. Au début du XVIIe siècle, un oriel à deux étages est ajouté par l'architecte Jakob Zumsteg. Il est ensuite recouvert d'un toit un peu bizarre en forme de bulbe en 1872. Au XVIIIe siècle le bâtiment est la résidence du bailli. La tourelle porte la date de 1572 et l'oriel de 1615.

Ratstube (1626) [modifier]

Située 2, place de l'hôtel de ville, cette maison est bâtie en 1509. Détruite par les troupes de Ernst von Mansfeld en 1622, elle est reconstruite quatre ans plus tard par le Heimburger Médard Rein. Cette demeure sert d'abord de mairie puis de poêle pour la corporation des vignerons. Au XVIIIe siècle, elle abrite un restaurant.

Anciennes portes d'entrées de Boersch [modifier]

Quatre tours ou portes d'entrée munies d'un pont-levis contrôlaient l'accès de la ville. Les restes d'un chemin de ronde couvert d'une largeur de 90 centimètres environ sont encore visibles près de l'actuel cimetière. Trois tours subsistent encore aujourd'hui : la Tour-Haute, la Tour-Basse et la Tour-Arrière. La quatrième appelée « Pfaffentor » a été rasée en 1758 pour cause de vétusté et le mur d'enceinte a été rebouché à cet endroit.

Tour Haute [modifier]

La Tour-Haute, ou Obertor est située au sud de la ville. Elle a été amputée de sa partie supérieure en 1826,et n'a retrouvé son aspect original qu'à partir de 1907-1908. Elle a été décorée à la même époque d'une peinture de Dietrich représentant saint Médard, le patron de la paroisse.

Tour-arrière [modifier]

La Tour-Arrière ou Aftertor est située au nord de l'agglomération. Un puits se trouve à proximité près de l'escalier qui mène au chemin de ronde. Daté de 1564, il est peint par le célèbre illustrateur alsacien Hansi.

Tour-Basse ou des remparts [modifier]

Tour contrôlant l'entrée ouest de la ville munie d'un pont-levis et protégé par un rempart enserrant le village.

Patrimoine civil [modifier]

  • Le puits à six seaux sur la place de l'Hôtel de Ville.
  • Le puits dans la cour de l'ancienne Chartreuse de 1565.
  • Cour du chapitre (porte) 1611 à Saint-Léonard
  • Cloche de 1536
  • Mont des Oliviers de 1602.
  • Ancien presbytère du curé, transformé en "Maison de la Culture et de la Jeunesse" (MJC)
  • Maison du XVIe siècle en pan de bois, située 15 rue du Rempart
  • Maison de chanoine (XVIIe siècle) en pierre enduite à Saint-Léonard

Notes et références [modifier]

Voir aussi [modifier]

Liens externes [modifier]

Galerie d'images [modifier]

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