Bérylliose

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Bérylliose
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béryllium
CIM-10 J63.2
CIM-9 503
eMedicine med/222 
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La bérylliose, est une maladie induite par l'exposition au beryllium ou à ses composants ; Sa fréquence est certainement très sous-estimée, faute d'identifier la plupart des expositions au beryllium[1] ;

Il s'agit d'une manifestation allergique (allergie au béryllium et/ou à ses composés)[1], source d'une maladie pulmonaire chronique.

types de béryllioses[modifier | modifier le code]

  • Le béryllium - sauf sous ses formes minérales naturelles - est irritant pour la peau à forte dose, même pour une brève exposition ; on parle alors de bérylliose aiguë (irritation de la peau, œdème du poumon…  ; la première réponse est une inflammation du poumon, qui dans un premier temps ne peut être distinguée d'une inflammation pouvant être due à d'autres irritants respiratoires majeurs)[1] ;
  • il est toxique et source de bérylliose chronique (« granulomatose multisystémique à tropisme pulmonaire largement prédominant ») ; Cette granulomatose immunologique, a un tableau clinique qui évoque une sarcoïdose ou un fibrose interstitielle diffuse idiopathique[1] ;

L’affection chronique et pulmonaire est incurable, mais les symptômes peuvent être pris en charge médicalement[3].

Symptômes[modifier | modifier le code]

Après une exposition unique ou prolongée par inhalation, les poumons développent une hypersensibilité au béryllium, à l'origine du développement de nodules inflammatoires, les granulomes.

Des granulomes sont retrouvés dans d'autres maladies chroniques, comme la tuberculose, la sarcoïdose. Il est pour cette raison parfois difficile de distinguer la bérylliose de ces affections.

À terme, ce processus conduit à une atteinte pulmonaire restrictive, avec une diminution de la capacité de diffusion.

Clinique[modifier | modifier le code]

Les patients présentent une toux et une dyspnée.
Parmi les autres symptômes on note :

Plus rarement, on peut observer des granulomes dans d'autres organes comme le foie.

Selon le degré de sensibilisation du patient au béryllium, le délai d'apparition des symptômes varie de quelques semaines à plusieurs dizaines d'années après l'exposition initiale.
Chez certains individus, une seule exposition peut provoquer la bérylliose, même pour de faibles doses (traces).

Histoire médicale[modifier | modifier le code]

Les premiers cas de pneumopathies (bronchites, pneumonies) induites par le Béryllium ont été signalés par des médecins allemands et russes dans les années 1930 chez des travailleurs mineurs ou raffinant ce métal.

En 1946, une série de cas ont été associés chez des travailleurs à la fabrication de lampes fluorescentes aux États-Unis, à la suite de quoi (en 1949) l'industrie de l'éclairage américaine a stoppé l’utilisation de ce métal dans la fabrication des lampes.

Une étude américaine a conclu qu'environ 1 % des gens vivant à proximité d'une usine de Béryllium (à moins de 3/4 de miles autour de l'usine) à Lorain, dans l'Ohio, étaient atteint d'une bérylliose, bien que l'air n'en contenaient que quelques traces (moins d'un milligramme par m3 d'air[1].

À la fin des années 1990, le registre américain des béryllioses avait enregistré environ 900 cas, dont les premiers étaient reliés à l'extraction du béryllium et à la fabrication des lampes en contenant, alors que les cas plus récents concernent l'industrie aérospatiale, l'industrie métallurgique et des céramiques[4],[5]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h et i Rosenberg N. (2005), Bérylliose pulmonaire (Fiche d'allergologie-pneumologie professionnelle ; RéférenceTR 36) ; et article de la revue Documents pour le médecin du travail (et présentation de la fiche sur le site de l'INRS) ; PDF, 8 pages
  2. Reconnu comme cancérigène certain par le CIRC depuis 1993 (catégorie 2R49)
  3. (en) Raed A Dweik, « Berylliosis: Treatment & Medication », sur Medscape,‎ 19 novembre 2008 (consulté le 21 août 2009)
  4. (en) David Geraint James, Alimuddin Zumla, The granulomatous disorders, Cambridge University Press, 1999, ISBN 0-521-59221-6, pages 336-337
  5. (en) Brown University Medical School, « Berylliosis » (consulté le 20 août 2012)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes en anglais[modifier | modifier le code]

Liens externes en français[modifier | modifier le code]