Azzo VI d'Este

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Azzo VI d'Este
Surnom Arco
Naissance 1170
Ferrare
Décès novembre 1212 (à 42 ans)
Vérone
Allégeance États pontificaux
Grade condottiere
Commandement chef des Guelfes de la Vénétie
Distinctions podestat, comte de Rovigo
Autres fonctions marquis d’Este et de Ferrare
Famille Azzo d'Este

Emblème
Le sarcophage contenant les restes de Azzo VI d'Este et de son épouse Alix de Châtillon sur la place à Badia Polesine.

Azzo VI d'Este ou Azzolino d'Este, sixième de ce nom, naît vers 1170, fils d’Azzo V.

Biographie[modifier | modifier le code]

Personnage important dans la politique de Ferrare et de la Marche Trévisane (Marca trevigiana) entre la fin du XII et le début du XIII siècle, poursuit la politique d’expansion de sa famille, propriétaire de plusieurs terrains, principalement dans la zone méridionale de la Marca et dans Ferrare.

Azzo entre sur la scène politique en 1195 après la mort de son grand-père, le marquis Obizzo I, et est nommé évêque d’Adria de la curie d’Ariano nel Polesine, voisine de Ferrare. Il fut podestat de Ferrare et mit fin à la longue dispute entre sa famille et le monastère de Pomposa.

En 1196 il fut nommé podestat de Padoue.

La position d'Azzo à Ferrare n’était, en ce moment, pas très claire. Obizzo I, son grand-père, avait assuré à la maison d'Este l’héritage familial de Guillaume des Adelardi, gouverneur et chef de la faction Guelfe de Ferrare, qui s’opposait aux gibelins Torelli, avec lesquels Este avait déjà eu des différends. Dans un premier temps, les rapports d’Azzo avec son futur rival à Ferrare, Salinguerra I Torelli, furent bons, vu que Salinguerra était parmi les garants du pacte nuptial à l’occasion du mariage d’Azzo VI et de Alix de Châtillon (Alisia d’Antioche) en 1204.

Première période de troubles[modifier | modifier le code]

  • Une première période d’hostilités s’ouvrit en 1205, quand Azzo (podestat de Ferrare) détruisit le Château de Salinguerra à Fratta sur le , pour des raisons encore obscures.
  • En 1206, les partisans de Bonifacio di San Bonifacio (comte de Vérone), vainquirent leurs adversaires, les Monticuli et élire Azzo comme podestat.
  • En juin 1207, Les Monticuli se vengèrent et avec Ezzelino III da Romano, en chassant Azzo de Vérone. Mais celui-ci et le comte Bonifacio conclurent une alliance contre Mantoue ; ce qui permit à Azzo de rentrer à Vérone et de faire prisonnier Ezzelino III.
  • Dans les années 1207-08 et 1210-11, quand Salinguerra passa du côté de Ezzelino III, Azzo l’expulsa de Ferrare et se nomma podestat de la cité (1208). S’alliant avec Crémone, Azzo prit les armes pour soutenir Crémone et Mantoue, mais son absence de Ferrare permit le retour de Salinguerra (1209).

L'arrivée de l’empereur Ottone IV, cousin d’Azzo, mit fin à cette première période d’hostilité et confirma la possession à Azzo de la Marche d'Ancône, concédée par le pape Innocent III en 1208.

Deuxième période de troubles[modifier | modifier le code]

  • En 1211, les hostilités entre Azzo et Salinguerra reprirent suite à l’excommunication de Othon IV par le pape Innocent III, obligeant Azzo à passer de son côté en lui promettant la concession du fief de la Marca d'Ancône. Avec l’aide de Crémone et en qualité de podestat de Ferrare et de Mantoue, Azzo expulsa Salinguerra et le vicaire d’Othon IV de Ferrare. Le pape autorisa Azzo à y construire un château pour renforcer sa position et suggéra à l’archevêché de Ravenne de lui consigner le château d’Argenta.
  • En février 1212, Othon IV libèra Bonifacio d’Este, jeune oncle d’Azzo, de la tutelle de celui-ci, qui dut lui rendre sa part d’héritage.
  • En avril 1212, en riposte, Azzo rencontra Frédéric II du Saint-Empire (le rival d’Othon IV) et lui assura, avec l’aide de Crémone, le passage en Italie septentrionale durant le voyage de retour vers l’Allemagne, contre l’avis contraire de Milan et de Plaisance.

Descendance et fin d’Azzolino[modifier | modifier le code]

Il avait eu trois épouses :

  • Une fille de la famille Aldobrandini, avec laquelle ils eurent un fils, Aldobrandino I (1210-1215), mort empoisonné par un serviteur en 1215;
  • La seconde, Sophie ou Sofia Eleonora di Savoia (1165-1202), fille du comte Humbert III de Savoie, et mère d’une fille, Beatrice (1191-1226);
  • La troisième, Alix de Châtillon ou Alisia ou Alausia d’Antiocha ( ? – 1235), fille de Renaud de Châtillon (prince d’Antioche), mère d’Azzo VII (Azzolino Novello) et de Costanza ( probable en 1205 – 1215).
  • En novembre 1212, Azzo meurt subitement et par testament, avait accordée une confortable somme d’argent à ses deux filles Beatrice et Costanza, et nommés comme héritiers ses deux fils Aldobrandino I et Azzo VII.

Azzo VI fut enterré dans le monastère de la Vangadizza (Badia Polesine).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • G. Falletti. Genealogia dei principi Estensi. 1581, Francoforte;
  • Facchini Guido Angelo. La storia di Ferrara illustrata nei fatti e nei documenti. Istituto di Cultura Fascista, 1933, Ferrara
  • A. Antolini. Il dominio estense in Ferrara. L'acquisto. 1896, Ferrara.

Sources[modifier | modifier le code]

liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]