Azealia Banks

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Azealia Banks

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Azealia Banks en 2012 lors des NME Awards

Informations générales
Nom de naissance Azealia Amanda Banks
Naissance 31 mai 1991 (23 ans)
Harlem, New York
Activité principale Auteur-compositrice-interprète
Genre musical Hip-hop, house music, electro
Instruments Voix
Années actives 2007-actuellement
Labels XL, Interscope, Polydor
Site officiel azealiabanks.com

Azealia Amanda Banks (née le 31 mai 1991) est une auteure-compositrice-interprète américaine. Née et élevée à New York, elle étudie à la LaGuardia High School of Music & Art and Performing Arts avant de quitter le milieu académique pour se concentrer sur sa carrière musicale. Elle obtient un bref contrat avec la maison de disque XL, qui est promptement rompu. Entre temps, elle publie quelques démos sur le web et est remarquée par les dirigeants d'Interscope, qui la signent subséquemment sur leur label. En 2012, elle publie un premier maxi, 1991, suivi par une mixtape intitulée Fantasea. Les deux sont bien accueillis par la critique, tandis que 1991 se classe dans le « top 40 » du Billboard 200. Le premier album de Banks, Broke with Expensive Taste est attendu pour l'automne 2014.

Souvent comparée à des artistes telles que M.I.A. et Nicki Minaj, elle offre une musique jumelant hip-hop et house. Banks est principalement inspirée par la rappeuse américaine Missy Elliot, avec qui elle collabore plus tard, et Jay-Z. En 2012, la chanteuse remporte le prix du Phill Hall Radar, remis par NME, et celui du nouvel icône mode, décerné par Billboard, en plus d’atteindre la troisième position lors de l'édition 2012 de la compétition BBC Sound.

Vie et carrière[modifier | modifier le code]

Enfance (1991-2006)[modifier | modifier le code]

Azealia grandit dans le quartier d'Harlem à Manhattan, duquel sa mère préfère l'éloigner au cours de sa jeunesse.

Banks naît en 1991. Son père meurt d'un cancer du pancréas deux ans plus tard, forçant sa mère, vendeuse dans une boutique d'arts, à l’élever elle et ses deux sœurs aînées seule[1]. Elle grandit dans le quartier d’Harlem, duquel elle ne s’associe réellement jamais, vu la barrière érigée par sa mère entre elle et la culture du quartier[2]. Très jeune, elle développe un intérêt pour la comédie musicale, l’interprétation théâtrale et le chant. Âgée de dix ans, elle entre dans différentes productions musicales hors-Broadway avec la troupe de théâtre Tada!, qui se représente dans les salles du Lower Manhattan[3]. Elle obtient un rôle principal dans trois pièces – Rabbit Sense, Sleepover et Heroes – en plus d’y chanter en tant que soliste[3]. Elle suit par après une formation à l’école Fiorello H. LaGuardia High School of Music & Art and Performing Arts, à Manhattan[4]. Jusqu’à l’âge de 13 ans, elle se concentre exclusivement sur sa carrière d’actrice, mais, éprouvant certaines difficultés à obtenir des rôles vu son bas âge, elle remet en question ses ambitions[2].

Quelques années plus tard, alors qu’elle souffle les bougies de son seizième anniversaire, elle joue dans la pièce d’humour noir City of Angels, une des dernières productions dans laquelle elle figure[5]. Se questionnant toujours à propos de son avenir, elle décide finalement de se reconvertir en chanteuse. « J’étais face à un dilemme, me disant ‘Qu’est-ce arrivera si je ne veux plus être actrice désormais ?’. J’avais l’impression de ne pas le vouloir. (…) Je devais trouver ce que je souhaitais faire artistiquement parlant. Vais-je chanter ou vais-je jouer ? Qu’est-ce que je vais faire ? Je ne progressais pas aussi rapidement que je le souhaitais. », déclare-t'elle en justifiant son choix[2]. Elle abandonne ultérieurement son parcours scolaire afin de se concentrer sur sa carrière musicale, avouant n’avoir jamais désiré fréquenter l’université[6].

Débuts dans la musique (2007-2010)[modifier | modifier le code]

« Richard Russel était sympathique, mais à partir du moment où je ne voulais pas utiliser ses pistes, la situation devenait vraiment gênante. Il me criait que j'étais « amatrice » et les internes de XL commençaient à dire toutes sortes de faussetés à mon propos. C'en était drôle. Je me disais, 'Je ne suis pas venue ici pour un rendez-vous galant. Je suis ici pour faire un album.' J'ai été boudée par l'industrie musicale et ai disparue pour un moment en plus de traverser une courte période de dépression. »

Banks parlant de son départ de XL Recordings[7].

En 2007, âgée de 16 ans, Banks entame l’écriture de chansons R&B, dans l’intention d’offrir ses services d’auteure-compositrice à d’autres artistes, et simultanément de se bâtir une carrière[2]. Avec le temps, elle développe ses habiletés de rap et est remarquée sur MySpace par le DJ Diplo alors qu’elle est âgée de 17 ans[2].  

Every magazine’s like, “Diplo produced her first track “Seventeen.” No he didn’t, I produced it. I just sent it to him. Everyone just thinks that Diplo found me, but he didn’t.

(http://www.mtvhive.com/2012/06/07/azealia-banks-interview/)

Les deux se rencontrent à New York, et entament une collaboration[8]. La chanteuse publie ultérieurement le fruit de son travail avec le DJ: une piste intitulée Seventeen, accompagnée d’une autre nommée Gimme A Chance[8]. Elle obtient alors un contrat chez XL Recordings[9]. Travaillant entre autres avec Richard Russell afin de préparer différents titres pour un possible album, elle voit ses contacts avec XL promptement coupés pour plus tard apprendre que son contrat est annulé[7]. À propos de cet événement, la chanteuse déclare « J’étais très déprimée. J’avais abandonné mon manager ainsi que ma carrière d’actrice pour commencer à rapper et finalement apprendre que je venais tout juste d’être jetée par mon label. (…) J’avais l’impression d’être si bien partie, puis j’ai tout perdu »[2].

Banks entame un nouveau mode de vie. Ayant abandonné sa carrière musicale, elle se débrouille tant bien que mal à New York, consommant de la drogue[7]. Trois années s’écoulent jusqu’au moment où, dans un ultime effort pour se reprendre en mains, elle prend la décision d’aller séjourner à Montréal en 2011, où certains de ses amis vivaient[7]. Là-bas, elle met une parenthèse sur ses problèmes et revient quelques mois plus tard à New York afin de se forger une place sur la scène underground[2]. À ce sujet, elle déclare « Quand je suis revenue à New York, je travaillais dans des cafés, encore. Faisant du mieux que je pouvais pour m’occuper. Mais, j’étais préparée à quelque chose de mieux »[2]. Elle publie finalement quelques démos sur YouTube – incluant L8R et une reprise de Slow Hands par Interpol – sous le nom de Miss Bank$[10],[11].

Fantasea et Broke with Expensive Taste (2011-2014)[modifier | modifier le code]

Banks effectue une tournée des festivals afin de promouvoir 1991.

En septembre 2011, Banks dévoile son premier single, 212 sur le web. Celui-ci ne paraît officiellement que le 6 décembre 2011[12]. La chanson est agréablement accueillie par le public, se classant dans plusieurs palmarès européens, notamment ceux des Pays-Bas[13], du Royaume-Uni[14] ,de l'Irlande[15] et en France. Le succès du single permet à la rappeuse d'obtenir une certaine popularité ; en 2012, on lui remet la troisième position de la prestigieuse compétition britannique Sound of the Year organisée par la BBC[16].

Ultérieurement, son premier EP, 1991 sort le 28 mai 2012. Un clip est réalisé pour chacune des quatre pistes du mini-album. La mixtape Fantasea est mise en ligne au cours de la même période. Le 27 septembre 2012, la vidéo pour Luxury issue de cette mixtape est mise en ligne. Elle sera suivie par celle de Atlantis et le jour suivant, Fierce, en collaboration avec le site ASOS. Azealia révèle également qu'elle a tourné une vidéo pour Neptune et Esta Noche. Azealia devait sortir la vidéo du titre Esta Noche le 25 septembre 2012, mais l'a ensuite repoussée à une date inconnue en raison de différends entre elle et le producteur Munchi. Banks a également révélé qu'elle avait collaboré avec Kanye West sur ​la compilation de son label ​GOOD Music, Cruel Summer, mais a précisé qu'en fin de compte, sa contribution n'apparaissait pas sur l'album. On ne sait pas si cette collaboration sera publiée. Le 31 décembre 2012, Azealia met en ligne sur son compte Soundcloud le titre BBD (Bad Bitches Do It) produit par Apple Juice Kid et le 4 janvier 2013, No Problems, produit par Machinedrum est mis en ligne à son tour. Le 16 février, une vidéo du remix Harlem Shake d'Azealia est mis en ligne sur Vimeo, par le réalisateur du clip: Rony Alwin. Le 28 février Banks met en téléchargement gratuit sur son compte Souncloud, sa reprise de Barely Legal du groupe de rock américain, The Strokes, il est aussi confirmé à la même occasion qu'elle a travaillé avec Ariel Pink[17]. Le premier single de l'album Broke With Expensive Taste s'intitule Yung Rapunxel et sort le 11 mars 2013[18], le titre est produit pas Lil Internet[19]. Cette chanson est présentée comme la sœur sombre du titre 212[17]

Début septembre 2014 elle entame une série de concerts pour but de promouvoir Broke With Expensive Taste, elle y interprète Wallace et Chasing Time deux nouvelles chansons qui figureront sur l'album. Une version de Chasing Time fuite sur internet la semaine d'après.

Le 23 septembre 2014 Chasing Time est annoncé comme nouveau single sur Twitter et sort le jour même.

L'album 'Broke with Expensive Taste' sort finalement le 6 novembre 2014, provoquant la surprise a la façon de l'album Beyoncé.

Image publique[modifier | modifier le code]

Nicki Minaj (gauche) et M.I.A. (droite) , artistes auxquelles est souvent comparée Banks, autant au niveau musical que stylistique. Nicki Minaj (gauche) et M.I.A. (droite) , artistes auxquelles est souvent comparée Banks, autant au niveau musical que stylistique.
Nicki Minaj (gauche) et M.I.A. (droite) , artistes auxquelles est souvent comparée Banks, autant au niveau musical que stylistique.

Banks se voit fréquemment comparée à la rappeuse trinidadienne Nicki Minaj[20]. Ayant toutes deux fréquenté l'école artistique new-yorkaise Fiorello H. LaGuardia, elles sont, dès les débuts de la carrière d’Azealia, assimilées[21]. Elle reste d'abord indifférente face à ces comparaisons, affirmant qu’il est normal pour tout nouvel artiste d’être rapproché de certains de ses paires[21]. Toutefois, après un certain temps, elle commente davantage la situation, déclarant qu’elle et Minaj sont toutes deux inspirées par Lil Kim et son « univers rose de barbies »[4]. Elle ajoute avoir écrit un titre intitulé Barbie Shit, et que, peu après l’avoir publié sur son compte personnel MySpace, Minaj a dévoilé du matériel similaire, dont une mixtape nommée It’s Barbie Bitch[4],[22]. Cet événement l’encourage à réorienter son genre, déclarant « Je veux dire, sans offense à Nicki Minaj, sa carrière est essentiellement un hommage à Lil Kim. (…) Quant à moi, mon but est de trouver quelque chose de complètement nouveau »[4]. Ultérieurement, Banks se voit proposer par l’interprète trinidadienne de faire la première partie des dates européennes de sa tournée Pink Friday Tour. Elle refuse toutefois, expliquant qu’elle doit terminer son premier album studio[21]. Malgré une dispute causée par ce refus, Banks affirme soutenir Minaj, encourageant la direction plus pop que cette dernière prend, commentant: « Les gens du hip-hop s’ennuient de ce confort qu’ils avaient et ils mettent un temps à s'habituer à la nouveauté, mais éventuellement ils comprendront. C’est le pouvoir de l’art : il repousse les limites de la culture et de la pensée. (…) En ce moment, Nicki fait de la bonne musique pop, exactement ce qu’elle désirait. Mais le monde du hip hop ignorait peut-être qu’il s’agissait de son but »[23],[24]. Banks se voit également comparer, de moindre façon, aux Kid Sister, à Amanda Blank, Rye Rye, M.I.A. ou encore Santigold[2].

Banks est ouvertement bisexuelle[1]. Elle déclare ne pas vouloir être associée à la communauté LGBT, ajoutant toutefois qu’elle ne se soucie pas de ce que les autres pensent d’elle[2]. Au cours d'une entrevue, elle exprime son désir de préserver son identité de rappeuse, et d'éviter que les gens soient rebutées par sa musique de par sa bisexualité[2]. « Je ne veux pas être celle qui écrit une superbe chanson, dont les autres disent néanmoins ‘Que c’est gay’. Et, cela, même dans un sens non péjoratif. (…) Je ne veux pas que mon thème soit ‘Je suis gay’. », affirme-t’elle[2]. Dans une interview avec le magazine GQ, elle avoue ne pas être féministe, précisant qu’elle croit en l’égalité des sexes et qu’elle ne s’est jamais perçue comme étant inférieure par rapport aux hommes[4].

Discographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Discographie d'Azealia Banks.

Tournées[modifier | modifier le code]

  • ShockWaves NME Awards Tour (2012)
  • Fantasea Tour (2012)
  • Broke With Expensive Taste Preview Tour (2014)

Récompenses[modifier | modifier le code]

Année Cérémonie Catégorie Œuvre Résultat
2011 BBC Sound of... Son de 2012[25] N/A Nomination (3e)
2012 Billboard Awards Nouvel icône mode[26] N/A Lauréat
NME Awards Prix Philip Hall Radar[27] N/A Lauréat
O Music Awards Meilleur artiste du web[28] N/A Nomination

Annexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) John ORTVED, « Azealia Banks, Taking Her Cues and Lyrics From the Street », The New York Times,‎ 1er février 2012 (lire en ligne)
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l (en) Insanul Ahmed, « Who is Azealia Banks ? », Complex, Noah Callahan-Bever,‎ 13 février 2012 (lire en ligne)
  3. a et b (en) Virgin Radio Staff, « Azealia Banks », Virgin Radio, Astral Media,‎ 2012 (lire en ligne)
  4. a, b, c, d et e (en) Kevin Perry, « GQ&A: Azealia Banks », GQ, Condé Nast,‎ 11 novembre 2011 (lire en ligne)
  5. (en) Ryan Dombal, « Azealia Banks: The multi-talented Harlem rapper/singer plots her 2012 takeover », Pitchfork, Pitchfork Media Inc.,‎ 22 novembre 2011 (lire en ligne)
  6. (en) Nick Levine, « Azealia Banks's debut EP bristles with promise », The National, Abu Dhabi Media,‎ 23 juin 2012 (lire en ligne)
  7. a, b, c et d (en) Arye Dworken, « The Self-Titled Interview: Azealia Banks », Self-Titled, Pop Mart Media,‎ 5 janvier 2012 (lire en ligne)
  8. a et b (en) The Fader, « Miss Banks releases 'Seventeen' and 'Gimme a Chance' from Myspace », Freeload,‎ 6 février 2009 (lire en ligne)
  9. (en) Carrie Battan, « Azealia Banks Slams Kreayshawn and XL Recordings, Confirmed to Play Coachella », Pitchfork, Pitchfork Media Inc,‎ 5 janvier 2012 (lire en ligne)
  10. (en) Q Staff, « Track of the Day : Azealia Banks - L8R », Q The Music, Bauer,‎ 14 novembre 2011 (lire en ligne)
  11. (en) Beat magazine Staff, « Azealia Banks Q&A », Beat,‎ 5 novembre 2011 (lire en ligne)
  12. (en)https://itunes.apple.com/gb/album/212-feat.-lazy-jay-single/id522653580
  13. (en)http://www.dutchcharts.nl/showitem.asp?interpret=Azealia+Banks+feat.+Lazy+Jay&titel=212&cat=s
  14. (en)http://www.officialcharts.com/archive-chart/_/1/2012-04-14
  15. (en)http://www.chart-track.co.uk/index.jsp?c=p%2Fmusicvideo%2Fmusic%2Farchive%2Findex_test.jsp&ct=240001&arch=t&lyr=2012&year=2012&week=13
  16. « Sound of 2012: Azealia Banks », BBC (consulté le 18 juin 2012)
  17. a et b (en)Listen: Azealia Banks Covers the Strokes' "Barely Legal", Plus Azealia Working With Ariel Pink, Carrie Battan and Amy Phillips, Pitchfork Media, 28 février 2013.
  18. (en)Listen: Azealia Banks: "Yung Rapunxel", Evan Minsker and Laura Snapes, Pitchfork Media, 11 mars 2013.
  19. (en)Azealia Banks Shares Terrifying "Yung Rapunxel" Artwork, Goes Off on the Stone Roses, Evan Minsker, Pitchfork Media, 9 mars 2013.
  20. (en) Jennifer Still, « Azealia Banks: 'I don't like but I understand Nicki Minaj comparisons' », Digital Spy, Digital Spy Limited,‎ 5 janvier 2012 (lire en ligne)
  21. a, b et c (en) Gerrick D. Kennedy, « Azealia Banks too busy for Nicki Minaj », Los Angeles Times, Tribune Company,‎ 30 juillet 2012 (lire en ligne)
  22. (en) « Nicki Minaj: It's Barbie Bitch », Allmusic,‎ 2010 (lire en ligne)
  23. (en) Krishnamurthy Sowmya, « Azealia Banks And Nicki Minaj Exchange Words On Twitter? », MTV, Viacom,‎ 2 août 2012 (lire en ligne)
  24. (en) Jennifer Still, « Azealia Banks: 'Nicki Minaj and I want to transcend hip-hop' », Digital Spy, Tribune Company,‎ 9 août 2012 (lire en ligne)
  25. (en) BBC Staff, « Sound of 2012: Azealia Banks », BBC,‎ 2011 (lire en ligne)
  26. (en) « The 2012 Billboard Fan Awards », Billboard,‎ 2012 (lire en ligne)
  27. (en) The Telegraph Staff, « Full list of NME award winners », The Telegraph, Telegraph Media Group,‎ 1er mars 2012 (lire en ligne)
  28. (en) MTV Staff, « Best web-born artist: Azelia Banks », MTV, Viacom,‎ 2012 (lire en ligne)