Ayuba Suleiman Diallo

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Portrait d'Ayuba portant un habit traditionnel africain (William Hoare of Bath)

Ayuba Suleiman Diallo, (également connu sous le nom de Job ben Solomon), né aux environs de 1701 au Bondou et mort probablement en 1773, était un imam Peul qui fut à la fois acteur et victime de la traite transatlantique. Esclave durant plusieurs mois au Maryland, Ayouba Suleiman Diallo est probablement le premier cas connu d'un esclave étant retourné en Afrique. Il fut membre de la Spalding Gentlemen's Society

Biographie[modifier | modifier le code]

Ayuba Souleiman Diallo n'a pas écrit lui-même le récit de sa vie, mais celle-ci nous est connue grâce notamment au livre de Thomas Bluett Some Memories of the Life of Job, the Son of the Solomon Hight Priest of Boonda in Africa; Who was a Slave about two Years in Maryland; and afterwards being brought to England, was set free, and sent to his native Land in the Year 1734.

Né en 1701 au Bondou, au nord-est du Sénégal actuel, Ayuba est issu d'une famille d'érudits musulmans. Durant son enfance, il étudia la langue arabe et le coran en compagnie du futur roi du Fouta-Toro et légendaire Samba Gueladio Diegui. A 29 ans, il fut capturé par des mandingues sur les rives de la Gambie alors qu'il venait lui-même de vendre deux captifs contre du bétail. Il fut vendu au capitaine Pike, travaillant pour le compte de négriers anglais. Ce dernier, l'autorisa à envoyer un message à son père pour qu'il le rachète contre deux esclaves, mais lorsque les messagers revinrent du Bondou, il était trop tard, le navire était déjà partit pour le nouveau monde. Ayuba fut donc amené à Annapolis dans l'État du Maryland et mis au travail dans une plantation de tabac. Après seulement quelques semaines de travail, il prit la fuite. Cependant, il fut repris et retenu dans une auberge du comté de Kent (Maryland). Là, il rencontra un avocat et pasteur anglican, Thomas Bluett, alors en voyage pour affaires, qui allait devenir son premier biographe.

Finalement, après de nombreuses péripéties, la Royal African Company le renvoya libre dans son pays en juillet 1734. Le directeur de la compagnie avait l’espoir qu’Ayuba l’aiderait à y établir un commerce de gomme arabique. En effet, le pays d’Ayuba était proche d’une forêt d’arbres à gomme, et ce produit était très prisé par les européens notamment pour l’industrie textile. Entre temps, Ayuba passa par l’Angleterre où il rencontra d’éminentes personnalités comme Hans Sloane, Le duc de Montaigu et même le roi Georges II.

Iconographie[modifier | modifier le code]

Tableau de William Hoare of Bath, peint en 1733, vendu le 8 décembre 2009 chez Christie's à Londres, n° 20 du catalogue. Ayuba porte sur lui un exemplaire du Coran.

Notes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]