Ayako Sono

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Ayako Sono vers 1950

Ayako Sono (曽野 綾子 or 曾野 綾子, Sono Ayako?, née le 17 septembre 1931 à Tokyo) est une écrivain japonaise catholique[1].

Elle fréquente l'université du Sacré-cœur (en) à Tokyo après l'école élémentaire[1]. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, elle est évacuée à Kanazawa. Après avoir écrit pour les fanzines La Mancha et Shin-Shicho (新思潮: « Nouvelle pensée »)[2], elle est recommandée par Masao Yamakawa, critique renommé de l'époque, à la revue littéraire Mita Bungaku, pour laquelle elle écrit Enrai No Kyaku Tachi (遠来の客たち : « Visiteurs du lointain »), l'une des histoires présélectionnés pour le prix Akutagawa en 1954[1]. En 1953, elle épouse Shumon Miura (三浦 朱門), un des membres du Shin-Shicho[1].

L’appellation « ère des bas bleus » (才女時代: Saijo-Jidai) par l'écrivain et critique Yoshimi Usui décrit de façon marquante l'intense productivité des écrivaines dont Sono ou Sawako Ariyoshi — l'une de ses contemporaines, auteure de nombreux livres renommés et toujours lus de nos jours.

Dans l'histoire de la littérature japonaise, Sono appartient à la catégorie de la « troisième génération » en compagnie de Shusaku Endo, Shōtarō Yasuoka, Junnosuke Yoshiyuki, Nobuo Kojima, Junzō Shōno, Kondō Keitarō, Hiroyuki Agawa, Shumon Miura, Tan Onuma et Toshio Shimao.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

Ses principaux romans sont :

  • Tamayura (たまゆら: Transience), qui met en scène la vie quotidienne nihiliste de l'homme et de la femme
  • Satō-gashi-ga-kowareru-toki (砂糖菓子が壊れるとき: When a Sweetmeat Breaks), d'après Marilyn Monroe et adapté dans un film avec Ayako Wakao (IMDb)
  • Mumeihi (無名碑: « Un monument sans nom »), représentant les chantiers de construction du barrage de Tagokura et du réseau asiatique d'autoroutes (en)
  • Kizu-tsuita-ashi (傷ついた葦: « Roseau meurtri »), qui décrit dans un style particulièrement sec la vie d'un prêtre catholique
  • Kyokō-no-ie (虚構の家: « La Maison de la fiction »), meilleure vente représentant la violence domestique
  • Tarō-Monogatari (太郎物語: « Histoire de Taro »), qui met en scène son fils comme protagoniste
  • Kami-No-Yogoreta-Te (神の汚れた手: « Les Mains souillées de Dieu », traduit en anglais par The Watcher from the Shore (ISBN 0-87011-938-9), sur le thème de l'avortement et de la dignité des problèmes de la vie, avec un gynécologue comme protagoniste
  • Tenjō-no-ao (天上の青: Heavenly Blue, traduit en anglais par No Reason for Murder (ISBN 4-925080-63-6), roman policier basé sur un véritable cas de meurtres et de viols en série par un nommé Kiyoshi Ōkubo (en). Tentative de description de l'extrême de l'amour
  • Kyō-ō-Herode (狂王ヘロデ: « Hérode le fou »), qui met en scène la moitié de la vie d'Hérode Ier le Grand, célèbre pour l'épisode biblique du massacre des Innocents, à travers l’œil d'un joueur de luth muet appelé Ana (« Trou »).
  • Aika (哀歌: Lamentations), rapport de l'expérience dramatique d'une nonne Haruna, confrontée avec le génocide Rouandais.
Sono le jour de son mariage, octobre 1953.

Nouvelles[modifier | modifier le code]

  • Nagai-kurai-fuyu (長い暗い冬: « Long et sombre hiver »), chef-d’œuvre souvent reproduit dans les anthologies
  • Rakuyō-no-koe (落葉の声: « La Voix des feuilles qui tombent »), qui rapporte la fin du père Maximilien Kolbe
  • Tadami-gawa (只見川: « La rivière Tadami »), qui chante un amour déchiré par la Seconde Guerre mondiale

Essais[modifier | modifier le code]

  • Dare-no-tame-ni-aisuruka? (誰のために愛するか), meilleure vente avec 2 millions d'exemplaires
  • Kairō-roku (戒老録: « Note d'avertissement aux anciens ») sur la façon dont nous nous comportons dans la vieillesse
  • II-hito-o-yameruto-raku-ni-naru (「いい人」をやめると楽になる: « Cessez d'être "gentil" et vous serez libéré »), collection d'épigrammes

Activités politiques et sociales[modifier | modifier le code]

  • Sono est également connue pour son engagement dans le conservatisme social.
  • En 2000, elle invite Alberto Fujimori, ex-président du Pérou, à résider à son domicile.
  • Après la mort de Ryōichi Sasakawa, un des plus importants chefs de droite, Sono le remplace à la tête de la “Nippon Foundation,”(日本財団) dont les fonds proviennent de 3 pour cent des recettes de course en hydroplane (en) dans tout le Japon. En tant que présidente, elle met l'accent sur le bien-être et l'aide aux pays sous-développés jusqu'au 30 juin 2005, date à laquelle son mandat expire finalement après neuf ans et demi. La position de président de la Fondation est reprise par Yohei Sasakawa.
  • Elle est aussi présidente d'une ONG appelée Kaigai-senkyosha-katsudo-enjo-koenkai (JOMAS :Japan Overseas Missionaries Assistance Society) dont l'objet est d'aider les missionnaires japonais qui consacrent leur vie à l'étranger.
  • Elle est désignée Personne de mérite culturel en 2003, après son mari qui a été ainsi honoré en 1999.
  • Elle est nommée directrice du conseil d'administration du Japan Post Holding Co.'s par Shizuka Kamei, ministre responsable de la réforme postale en octobre 2009.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d (en) Sachiko Shibata Schierbeck et Marlene R. Edelstein, Japanese women novelists in the 20th century: 104 biographies, 1900-1993, Museum Tusculanum Press,‎ 1994 (ISBN 87-7289-268-4, lire en ligne), p. 132
  2. (en) Chieko Irie Mulhern, Japanese women writers: a bio-critical sourcebook, Greenwood Publishing Group,‎ 1994 (ISBN 0-313-25486-9, lire en ligne), p. 369

Liens externes[modifier | modifier le code]

Source de la traduction[modifier | modifier le code]