Ayaş (Ankara)

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Ayaş
Centre ville d'Ayach en juin 2011.
Centre ville d'Ayach en juin 2011.
Administration
Pays Drapeau de la Turquie Turquie
Région Région de l'Anatolie centrale
Province Ankara
Indicatif téléphonique international +(90)
Plaque minéralogique 06
Géographie
Coordonnées 40° 01′ 02″ N 32° 20′ 54″ E / 40.017222, 32.34833340° 01′ 02″ Nord 32° 20′ 54″ Est / 40.017222, 32.348333
Localisation
Districts de la province de Ankara
Districts de la province de Ankara

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Ayaş
Sources
« Index Mundi/Turquie »

Ayaş est une ville et un district de la province d'Ankara dans la région de l'Anatolie centrale en Turquie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Le canton a connu une acmé démographique dans les quinze dernières années du XXe siècle. L'exode rural qui commence dans les années 2000 est massif et se traduit par un déclin démographique que compense partiellement la concentration urbaine.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'actuelle ville est sise au nord de l'antique Galatie, entre l'ancien territoire des Tolistoboges à l'ouest et celui des Tectosages à l'est.

Ayaş est le nom que s'est donné un regroupement en un village de fractions de clans Bayat (en), Afshars, Pétchénègues, Kiptchaks et Kargın.

En 1554, Ayaş est érigé en métropole d'un sandjak. En 1864, la ville acquiert le statut de caza au sein du vilayet d'Ankara. Au début du XXe siècle, elle compte huit écoles primaires, deux écoles secondaires et un institut de formation supérieure.

Le 1er mai 1915, tard dans la soirée, sont amenés en chariots depuis la gare de Sincan, qui est en banlieue est d'Ankara, soixante et onze des intellectuels arméniens arrêtés à Constantinople lors de la rafle du 24 avril qui inaugure le génocide arménien[1]. Ils sont enfermés dans l'étable de l'ancienne caserne, une pièce unique de sept mètres sur quatorze aux fenêtres barrées de poutres dans lequel il n'y a aucun mobilier. Il n'y a qu'un seul robinet et un seul cabinet. Durant un peu moins de trois mois, Ayaş devient le premier centre d'extermination du premier génocide du vingtième siècle.

Jusqu'au 15 juin, date de la pendaison de vingt activistes (en) arméniens à Constantinople, les détenus n'ont pas conscience du danger de mort. Shavarsh Krissian (en), promoteur de l'olympisme arménien, organise des séances de gymnastique sous l'œil perplexe des gardiens. Les exécutions se font au jour le jour, un appelé après l'autre, loin de la prison, dans un ravin des environs d'Ankara[2].

Dix détenus seront libérés. Seuls cinq des autres, six selon d'autres sources, survivront, dont Yervant Odian (en) et le père Komitas, qui est transféré à Chankiri. Parmi les victimes, le docteur Garabed Pashayan Khan (en) et le juriste Haroutioun Chahrigian (en) ont été torturés avant d'être exécutés.

Notes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (hy), Avedis Nakashian, Ayashi Pandç [La Prison d’Ayash], Alep, 193...,
réed. Yegherni hedkerov : Hay mdavoragannerou tserpagalutiunç yev Ayashi pandç [Sur les traces du génocide : l’arrestation des intellectuels arméniens et la prison d’Ayash], Donigian Press, Beyrouth, 1969 .

Sources[modifier | modifier le code]

  1. M. Shamtanchian, trad. I. Jinbashian, The Fatal Night : An Eyewitness account of the Extermination of Armenian intellectuals in 1915, collect° Bibliothèque du génocide, n° 2, H. et K. Manjikian, Studio City (Californie), 2007, 67 p. (ISBN 978-0-9791289-9-8).
  2. G. Palak'ean, Le Golgotha arménien : de Berlin à Deir ez-Zor, pp. 87–94, Le Cercle d'écrits caucasiens, La Ferté-sous-Jouarre, 2002 (ISBN 978-2-913564-08-4)

Article connexe[modifier | modifier le code]

Le camp des Milles.